26/09/2025
Regarde autour de toi. Des regards vides, des gestes mécaniques, des gens qui avancent sans se demander pourquoi. Tout le monde scrolle, tout le monde consomme, tout le monde répète les mêmes phrases comme des échos sans saveur. Tu le sens, toi aussi, cette impression d’être assiégé par une marée d’êtres sans éclat, qui veulent que tu leur ressembles.
Ce n’est pas qu’ils soient mauvais. C’est pire : ils sont éteints. Et un cœur éteint, c’est contagieux. Quand tu passes trop de temps à côté d’âmes anesthésiées, tu commences toi aussi à baisser la garde, à avaler leurs vérités toutes faites. Tu deviens comme eux, doucement, sans même t’en rendre compte. Voilà le piège : ils ne t’attaquent pas de face, ils t’endorment.
Tu crois être libre parce que tu choisis ta série, ton repas, ta playlist. Mais la vraie liberté, c’est de penser, ressentir et créer sans masque. Et ça, les zombies ne le tolèrent pas. Parce que ton feu intérieur leur rappelle leur propre absence de flamme. Alors ils te jugent, te ridiculisent, cherchent à t’étouffer sous leurs règles absurdes.
Les zombies d’aujourd’hui n’ont pas besoin de dents ensanglantées. Ils ont les écrans, les distractions, les habitudes. Ils colonisent ton esprit par saturation. Trop d’informations, trop de comparaisons, trop de normes. Et toi, si tu ne fais pas gaffe, tu te transformes en simple spectateur de ta vie, à applaudir les autres pendant que tes rêves meurent de faim.
Mais il reste des vivants. Toi, peut-être. Ceux qui refusent de baisser les yeux, qui ressentent encore fort, qui se font traiter de trop sensibles ou trop intenses. Ce sont eux les derniers résistants. Les âmes qui osent pleurer quand tout le monde fait semblant de sourire. Les âmes qui osent dire non quand tout le monde obéit. Les âmes qui osent aimer encore, malgré les cicatrices.
Résister, ce n’est pas une grande guerre spectaculaire. C’est un choix quotidien. C’est refuser de te fondre dans la masse quand elle te dit de taire ta voix. C’est protéger ton énergie comme un trésor, ne pas laisser les zombies sucer ta vitalité. C’est poser des limites, crier ta vérité, écrire ton histoire au lieu de la laisser se diluer dans la leur.
Chaque fois que tu oses rester vivant dans un monde qui veut t’endormir, tu deviens un rappel vivant qu’il y a autre chose que la survie. Tu deviens un phare. Et crois-moi, les phares dérangent les zombies, parce qu’ils éclairent ce qu’ils ne veulent pas voir. Mais tu ne dois pas éteindre ta lumière pour leur confort. Jamais.
Alors, oui, nous vivons entourés de zombies. Mais tant qu’il reste des cœurs qui battent fort, qui refusent de se laisser anesthésier, tout n’est pas perdu. Le monde a besoin de toi éveillé, pas transformé.
La question est simple : seras-tu contaminé, ou seras-tu de ceux qui rappellent que la vie, la vraie, ne se vit pas en mode zombie ?
© Francis Machabée
PS : Découvre une série d’exercices pour rester vivant dans un monde qui endort les âmes, en commentaire.