06/07/2026
MAJ Lundi 16h57
Il semblerait que l'assurance-maladie soit revenue sur sa décision! Merci à ceux et celles qui ont œuvré pour faire bouger les choses!
Nous vous tiendrons informés de la suite des événements
Comme vous devez le savoir, Paul et Julien ont quitté le cabinet début juin pour poursuivre leur expérience ailleurs.
Depuis Avril, nous nous battons afin de pouvoir remplacer ces 2 partants. 2 jeunes kinés se sont engagés à nous rejoindre, afin d'assurer la continuité des soins et de maintenir notre centre en équilibre financier. En effet, une structure aussi grande que la nôtre ne peut tourner efficacement qu'avec un nombre minimum de praticiens.
C'était sans compter sur l'absurdité du système.
L'assurance-maladie nous refuse le conventionnement de nos 2 kinésithérapeutes car, selon eux, il y a trop de kinés dans le secteur...
Notre secrétariat croule sous les appels téléphoniques de patients en attente de soins. Les cabinets du secteur ne prennent plus de patients. Toute la profession est débordée.
Malgré cette constatation, rien n'y fait. Notre recours auprès de la Commission Nationale Paritaire de l'assurance-maladie n'a pas abouti. Nos syndicats, unanimes, ont soutenu notre démarche.
Rien n'y fait.
Inconsciente de la réalité du terrain, de la fatigue morale et physique des praticiens de santé, de l'errance médicale des patients et du poids écrasant des charges, l'assurance-maladie signe notre arrêt de mort.
Nous avons créé ce centre il y a 20 ans, poussés par les demandes des médecins, du CHRU, afin de proposer une prise en charge libérale large des patients opérés. Nous sommes passés par de nombreux obstacles inhérents à la taille hors norme de notre cabinet, mais nous avions trouvé notre équilibre avec 11 praticiens...avant que la législation en décide autrement.
Aujourd'hui, débordés, fatigués, écœurés, notre avenir semble plus qu'incertain.
Aussi, la responsabilité qui nous incombe d'assurer la continuité des soins, l'accès aux soins pour tous, n'est plus de notre ressort. L'assurance-maladie en porte désormais l'unique responsabilité. Et j'invite les patients en difficulté par cette décision, les très nombreux patients sur liste d'attente, à se tourner vers leurs médecins, à questionner leurs politiques et à écrire à l'assurance-maladie pour demander des comptes.
Quant à nous, nous allons tenter de garder la tête hors de l'eau, et nous battre, en justice, contre cette injustice.