Daniel Blanc, Médecine Chinoise

Daniel Blanc, Médecine Chinoise Consultation uniquement sur Rendez-vous !

Dans mon cabinet, j’ai recours aux techniques de la MTC et mises en œuvre en fonction de la situation de chacun(e),
La finalité est de ne pas tomber malade et de vivre le plus longtemps possible en bonne santé…

La MTC, c’est prévenir plutôt que guérir !

La pensée de la semaine
10/08/2026

La pensée de la semaine

Nouvelle lettre de Jean Pélissier, Praticien en Médecine Traditionnelle Chinoise, « Éloge de la main ».Chers amis,Le moi...
04/08/2026

Nouvelle lettre de Jean Pélissier, Praticien en Médecine Traditionnelle Chinoise,
« Éloge de la main ».
Chers amis,
Le mois d'août possède une saveur particulière.
Pour beaucoup, il marque une parenthèse dans le rythme souvent effréné de notre quotidien. Les agendas se vident peu à peu, les journées semblent s'étirer, et le temps retrouve une autre densité.
C'est peut-être le moment idéal pour redécouvrir ce que nous faisons sans même y penser.
Nos mains.
Elles nous accompagnent depuis notre premier souffle.
Elles écrivent, construisent, caressent, réparent, consolent, encouragent.
Elles savent accueillir un enfant, rassurer un malade, soutenir une personne âgée ou simplement exprimer, dans le silence, ce que les mots ne parviennent plus à dire.
En médecine traditionnelle chinoise, la main n'est pas un simple outil. Elle est le prolongement du Cœur et de l'Esprit.
Les anciens taoïstes considéraient qu'elle pouvait devenir un véritable vecteur d'énergie, de présence et de compassion. Une main posée avec bienveillance peut parfois apaiser davantage qu'un long discours.
Une poignée de main sincère peut créer un lien. Une caresse peut faire disparaître une peur. Une main tendue peut changer une existence.
Au fil des années, nos mains portent aussi notre histoire.
Chaque ride, chaque cicatrice, chaque marque raconte un instant de notre vie, un travail accompli, une épreuve traversée, un être aimé.
En les regardant aujourd'hui, nous découvrons peut-être qu'elles sont devenues les témoins silencieux de notre chemin.
C'est cette réflexion que je souhaitais partager avec vous dans ce nouvel Éloge de la main.
Une invitation à porter un regard différent sur cette merveille de la nature que nous utilisons chaque jour sans toujours mesurer tout ce qu'elle nous permet d'offrir.
Peut-être, après avoir écouté cette vidéo, aurez-vous simplement envie de prendre la main d'un proche, d'écrire quelques mots à une personne chère, de créer quelque chose de beau… ou tout simplement de poser votre main sur votre cœur quelques instants.
Car parfois, un simple geste contient davantage d'amour que les plus longs discours.
➡️ Voir la vidéo ici :
https://www.youtube.com/watch?v=P6hIWWkZWTQ
Je vous souhaite un très beau mois d'août.
Qu'il vous offre le temps de ralentir, de créer, de transmettre… et de redécouvrir toute la beauté de ces mains qui nous relient les uns aux autres.
Avec toute mon amitié,
Jean Pélissier
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

ÉLOGE DE LA MAIN
Texte écrit et lu par Jean PELISSIER

Victor Hugo a dit : "La main de l'homme est une des merveilles de la nature." Mais aussi : "L'amour, c'est le soleil de l'âme ! C'est ta main dans ma main doucement oubliée."
Rendons donc éloge à la main.
La main est un des outils sacrés que le Ciel nous a donnés pour correspondre avec notre for intérieur, avec notre âme, et pour interagir avec le monde extérieur.
Elle est la continuité de l’Esprit, la plume par laquelle se couchent sur le papier les plus belles calligraphies, les poèmes inspirés, les textes chargés d’émotion.
La main est un pont entre la pensée et la matière, une force créatrice capable d’élever l’invisible au rang de tangible.
La main, dans les derniers instants d’un mourant, sait calmer l’Esprit. Posée doucement sur le front ou serrée entre deux doigts tremblants, elle apporte une paix ultime. Par son contact, elle réchauffe l'âme, apaise la peur et fait surgir un sentiment profond de présence et de connexion.
La main est d’une minutie infinie. Elle sculpte, peint, coud, ajuste des mécanismes infiniment précis. Par ses gestes délicats, elle donne naissance aux plus beaux objets d’art, fruits de patience et de dévotion.
Une main habile peut transformer le chaos en beauté. C’est la porte ouverte à des instants sublimes de méditation.
La main, qu’on a parfois voulu amputer de son rôle essentiel, reste le plus beau moyen d’entrer en contact avec l’autre. Un serrement de main n’est pas un simple geste social ; il est un langage en soi.
Dans cette pression, ni trop ferme ni trop faible, se joue une danse, un partage d’énergies, une reconnaissance mutuelle. Un serrement de main peut révéler l’âme d’un être.
La main, parfois paresseuse et molle, peut aussi se montrer tonique et vibrante d’énergie. En son centre réside un chakra mineur, une porte secrète que les taoïstes nous apprennent à « ouvrir » pour transmettre l’énergie vitale à autrui. Une main consciente peut être une extension du Cœur et de l’Esprit, un canal pour offrir chaleur et réconfort.
La main, froide et rigide sous l’emprise du blocage émotionnel, ou humide de faiblesse cardiaque et pulmonaire, raconte une histoire.
Mais elle peut aussi être une source de douce chaleur, capable de calmer les pleurs d’un bébé. La caresse d’une main apaisée et pleine de compassion peut dissiper la peur et inviter au repos.
La main, vieillissante, marquée par le temps, témoigne des batailles menées, des travaux accomplis. Une main ridée porte l’histoire d’une vie. Chaque ligne, chaque tache raconte une étape du chemin parcouru.
La main est aussi l’oracle de notre devenir. Les lignes qu’elle porte sont les chemins invisibles de notre destin. Chacun de ses plis, chaque entrecroisement contient une vérité, une direction, une énergie inscrite par les forces de l’univers.
La main peut retenir une poignée de sable, éphémère symbole du temps qui s’écoule. Ces millions de grains, insaisissables et fugaces, nous rappellent que la main n’est qu’une gardienne temporaire, une métaphore de la fragilité et de la beauté du moment présent.
La main, celle qui soigne et répare, applique des baumes et prodigue des massages. Par sa précision et son intuition, elle apaise les douleurs physiques et émotionnelles, transmettant une énergie bienfaisante.
La main, celle qui unit les êtres dans la prière ou dans un geste de paix. Lorsqu’elle se joint à une autre, elle devient le symbole de l’harmonie universelle, un lien qui transcende les mots.
La main, celle qui s’élève pour applaudir, exprimant la reconnaissance et la gratitude envers la beauté d’un geste, d’un talent ou d’un exploit. Elle est la manifestation de l’admiration.
La main, celle qui enseigne, guidant un enfant dans l’apprentissage d’écrire, de dessiner ou de toucher la vie avec confiance. Par son contact, elle transmet des savoirs et une force invisible.
La main, celle qui recueille, portant à la bouche de l’eau claire, des fruits ou des grains de vie. Elle est le symbole de l’abondance et de la subsistance, une médiatrice entre la nature et nos besoins.
La main, enfin, est le miroir de l’âme et l’extension du cœur. Par ses gestes, ses caresses, sa chaleur, elle exprime ce que les mots ne peuvent dire. Elle est un outil sacralisé par le Ciel, à la fois humilité et grandeur, symbole d’action et de contemplation.
Et lorsque vient l'heure du silence, posons la main sur le cœur. Dans ce simple geste se résument toutes les fonctions de la main : l’écoute, l’émotion, la transmission et l’amour.
Rappelons-nous ces douces et belles paroles d’Yves Duteil dans sa chanson : « Prendre un enfant par la main »

Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain,
Pour lui donner la confiance en son pas,
Prendre un enfant pour un roi…
Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour
Prendre un enfant par l'amour
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins
Vivre sa vie des années, puis soudain
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant par la main.

Nous voilà en Inter-Saison !Les Inter-Saisons sont des périodes de 18 jours qui séparent les saisons telles que nous les...
21/07/2026

Nous voilà en Inter-Saison !
Les Inter-Saisons sont des périodes de 18 jours qui séparent les saisons telles que nous les connaissons en Occident.

A titre de rappel, voici le calendrier chinois de l’année :

- HIVER : 7 novembre 2025 au 15 janvier 2026 (Eau – Rein)
*Inter-Saison : 16 janvier 2026 au 3 février 2026 (Terre - Rate)
- PRINTEMPS : 4 février 2026 au 15 avril 2026 (Bois - Foie)
*Inter-Saison : 16 avril 2026 au 4 mai 2026 (Terre - Rate)
- ETE : 5 mai 2026 au 18 juillet 2026 (Feu - Cœur)
*Inter-Saison : 19 juillet 2026 au 6 août 2026 (Terre - Rate)
- AUTOMNE : 7 août 2026 au 20 octobre 2026 (Métal - Poumon)
*Inter-Saison : 21 octobre 2026 au 6 novembre 2026 (Terre - Rate)
- HIVER : 7 novembre 2026 au 15 janvier 2027 (Eau - Rein)

Cette période d’intersaison en cours est en quelque sorte une période de désamorçage de la saison précédente, l’Eté et d’amorçage de la saison suivante, l’Automne.
Cette période correspond à l’élément TERRE, liée aux Inter-Saisons et pivot central dans la théorie des cinq Eléments (Bois – Feu – Terre – Métal - Eau).
La TERRE est le passage obligé pour que chaque orientation cardinale puisse se transformer dans l’axe énergétique suivant, pour que chaque saison puisse donner naissance à la suivante. Elle a donc une fonction intermédiaire de Transmission des Energies, entre le passage Mère-Fils. Elle fait le relais entre le Feu de l’Eté et le Métal de l’Automne.

Les organes associés à l’Elément Terre sont l’Estomac et la Rate-Pancréas.
Si la Rate est équilibrée, ça tourne rond,
Si la Rate est déséquilibrée/bloquée, je tourne en rond, d’où rumination-ressassement.

La Terre produit notre capacité à réfléchir, à nous concentrer, à analyser. La Rate est liée à la Pensée Yi.
La Terre est donc un élément de transformation et d’intégration des émotions, des pensées et des aliments.
Emotion de la Terre : l’inquiétude  l’anxiété  l’angoisse
Pour la Rate, l’agent pathogène, c’est l’humidité…

Alors, prenez soin dans cette période de votre Rate-Pancréas, mais aussi de votre Estomac… et habillez-vous en jaune, la couleur de la saison !

Gardez l'Espoir !
14/07/2026

Gardez l'Espoir !

Conflits, crises, tensions internationales, événements climatiques ...

Nouvelle lettre de Jean Pélissier, Praticien en Médecine Traditionnelle Chinoise, « Éloge de la mue ».Cher(e)s ami(e)s,D...
10/07/2026

Nouvelle lettre de Jean Pélissier, Praticien en Médecine Traditionnelle Chinoise,
« Éloge de la mue ».
Cher(e)s ami(e)s,
Depuis quelques temps, la chaleur s'est véritablement installée.
Le soleil semble suspendre le temps. Les journées s'étirent, les cigales emplissent l'air de leur chant, et beaucoup d'entre nous aspirent simplement à ralentir, à chercher un peu d'ombre et de fraîcheur. Certains préparent leurs vacances, d'autres les vivent déjà, tandis que la nature poursuit silencieusement son œuvre.
Et pourtant…
Au cœur de cette chaleur estivale, une merveille passe presque toujours inaperçue.
Accrochée à l'écorce d'un pin, d'un cyprès ou d'un olivier, une petite enveloppe translucide demeure immobile.
Beaucoup la prennent pour un insecte mort.
En réalité, c'est tout le contraire.
C'est le témoignage d'une naissance.
Avant de s'envoler, la cigale a dû abandonner son ancienne peau. Elle ne l'a ni combattue, ni regrettée. Elle l'a simplement quittée parce qu'elle était devenue trop étroite pour permettre à une vie nouvelle de s'exprimer.
Cette image m'a toujours profondément touché.
Car notre existence ressemble parfois à cette métamorphose.
Au fil des années, nous accumulons des habitudes, des certitudes, des peurs, parfois même des blessures, au point de croire qu'elles nous définissent. Pourtant, elles ne sont peut-être qu'une enveloppe devenue trop étroite.
L'été, avec sa lumière et sa chaleur, est peut-être aussi une invitation à nous alléger.
À prendre un peu de recul.
À respirer plus profondément.
Et à nous demander, en toute simplicité, quelle est cette « mue » que la vie nous invite aujourd'hui à laisser derrière nous.
C'est cette réflexion que je vous propose de partager dans ce nouvel Éloge de la mue.
À travers l'observation d'un phénomène que nous côtoyons chaque été sans vraiment le voir, le taoïsme et la médecine traditionnelle chinoise nous rappellent que toute croissance demande parfois un abandon, et que la véritable transformation ne consiste pas à devenir quelqu'un d'autre, mais à révéler ce qui était déjà présent en nous.
Je vous souhaite un très bel été.
Prenez soin de vous, cherchez la fraîcheur lorsque le soleil devient trop ardent… et si, au détour d'un chemin, vous apercevez une mue de cigale accrochée à un arbre, accordez-lui quelques instants.
Elle pourrait bien vous raconter l'une des plus belles leçons de la nature.
Très belle écoute.
➡️ Voir la vidéo ici :
https://www.youtube.com/watch?v=05_sc0nLzi0
Avec toute mon amitié,
Jean Pélissier
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
ÉLOGE DE LA MUE
Texte écrit et lu par Jean PELISSIER

Il m'arrive souvent, au cœur de l'été, de ralentir le pas. Non pas pour admirer une fleur, ni pour écouter le chant des cigales, mais pour regarder ce que presque tout le monde ignore. Accrochée à l'écorce d'un pin, à un vieux cyprès ou à une branche d'olivier, demeure une petite silhouette couleur d'ambre, fragile, transparente, presque irréelle.
Beaucoup passent devant elle sans la remarquer. D'autres pensent qu'il s'agit d'un insecte mort et poursuivent leur chemin. Pourtant, ils se trompent. Cette petite sculpture n'est pas un cadavre. C'est une naissance.
Depuis plusieurs années, une jeune cigale vivait sous terre, invisible, silencieuse, à l'abri des regards. Elle se nourrissait lentement de la sève des racines. Personne ne parlait d'elle. Personne ne l'admirait. Le monde ignorait jusqu'à son existence. Et pourtant, chaque jour, quelque chose grandissait, quelque chose mûrissait, comme tant de choses essentielles dans la vie. Car tout ce qui compte ne fait pas de bruit.
Puis, un soir d'été, lorsque la chaleur de la terre rejoint celle du ciel, elle quitte son monde souterrain. Elle remonte lentement, cherche un arbre, un support solide, grimpe toujours plus haut, puis s'arrête. Le silence devient presque sacré.
Alors commence l'un des plus beaux spectacles que la nature puisse offrir. La vieille enveloppe se fend très lentement. La tête apparaît, puis le thorax, puis les pattes, enfin les ailes, encore froissées, fragiles, comme si la vie hésitait à naître. Quelques heures plus t**d, les ailes se déploient. La lumière les traverse. La cigale s'envole.
Et sur le tronc demeure cette étrange présence : une enveloppe vide, parfaitement intacte, comme si rien ne s'était passé.
Je trouve cela bouleversant. Car cette mue ressemble encore à la cigale. Elle possède les mêmes yeux, les mêmes pattes, le même corps, le même dessin. Tout semble identique. Et pourtant, l'essentiel n'y est plus. La vie est partie. Il ne reste que la forme.
En médecine traditionnelle chinoise, cette enveloppe abandonnée porte un nom : Chán Tuì, la mue de cigale. Les anciens médecins l'ont utilisée pendant des siècles, non parce qu'elle était rare, mais parce qu'ils avaient compris ce qu'elle racontait. Ils voyaient dans cette peau abandonnée le symbole d'une libération.
On ne devient pas plus vivant en accumulant toujours davantage. Il arrive un moment où la vie nous demande l'inverse : déposer, quitter, laisser derrière nous ce qui nous empêchait de grandir.
La cigale ne lutte pas contre son ancienne peau. Elle ne cherche pas à la réparer. Elle ne s'y attache pas. Elle ne la regrette pas. Elle la quitte simplement parce qu'elle est devenue trop étroite.
Je me demande parfois si notre existence ne ressemble pas à cette métamorphose. Nous passons des années à construire notre personnalité, nos habitudes, nos certitudes, nos peurs, nos blessures. Nous finissons même par croire que tout cela constitue notre identité. Pourtant, peut-être ne s'agit-il que d'une enveloppe provisoire.
Le taoïsme nous enseigne que toute la nature est mouvement. Tout change. Tout se transforme. Rien ne demeure figé. Vouloir retenir ce qui doit évoluer est souvent la source de nos souffrances.
La rivière ne souffre pas de quitter la montagne. L'automne ne regrette pas l'été. L'arbre ne s'accroche pas à ses feuilles. Et la cigale ne conserve pas sa mue. Elle avance, simplement, naturellement, sans résistance.
En contemplant cette enveloppe transparente, une autre pensée m'habite. Peut-être est-elle le miroir de notre propre destinée.
Un jour viendra où notre souffle s'apaisera. Le regard cessera de refléter cette mystérieuse lumière que les anciens appelaient le Shen. Selon la tradition taoïste, le Hun, l'âme éthérée, poursuivra son chemin, tandis que le Po, l'âme corporelle, retournera à la Terre dont il est issu.
Notre corps demeurera encore quelque temps auprès de ceux qui nous aiment. Il possédera toujours les mêmes traits, les mêmes mains, le même visage, les mêmes cheveux. Rien, en apparence, n'aura changé. Et pourtant, l'essentiel ne sera plus là. Comme la mue accrochée au tronc d'un pin, le corps sera devenu le témoignage silencieux d'une vie qui l'a habité.
Je trouve cette image infiniment paisible. Elle ne parle pas de fin. Elle parle de transformation.
La nature ne connaît pas les ruptures. Elle ne connaît que les passages. La graine devient arbre. La fleur devient fruit. Le fruit devient graine. Le jour devient nuit. L'hiver prépare déjà le printemps.
Pourquoi en serait-il autrement pour nous ?
Je ne prétends apporter aucune réponse. Le mystère demeure. Et il doit demeurer. Car certaines vérités ne sont pas faites pour être expliquées. Elles sont faites pour être contemplées.
La petite mue de cigale, suspendue à l'écorce d'un arbre, nous enseigne peut-être davantage que de longs discours. Elle nous rappelle que toute croissance demande un abandon, qu'aucune renaissance n'est possible sans quitter une ancienne forme, et que l'évolution véritable ne consiste pas à devenir quelqu'un d'autre, mais à révéler ce qui était déjà présent en nous.
Alors, la prochaine fois que vous entendrez le chant d'une cigale, ne levez pas seulement les yeux vers les branches. Approchez-vous doucement du tronc. Cherchez cette petite sculpture translucide que presque personne ne remarque. Prenez quelques instants pour la regarder.
Vous n'observez peut-être pas seulement une mue. Vous contemplez une leçon de vie, une leçon de patience, une leçon de confiance, une leçon de liberté. Et peut-être aussi un discret rappel que, dans le grand mouvement du vivant, rien ne se perd vraiment. Tout se transforme. Et c'est sans doute là, depuis toujours, l'un des plus beaux secrets de la nature.

Adresse

La Ronde Du Bio 489, Chemin Des Pérouses
Faverges
74210

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Daniel Blanc, Médecine Chinoise publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager