10/07/2026
Les gens qui font leur footing à 15h30 en ce moment, on vous voit 👀
Et pourtant ce n'est pas malin-malin.
Dans ce post, on va parler un peu du coup de chaleur lié à l'exercice. Si son nom n'est pas très impressionnant, ses conséquences elles, peuvent l'être.
Courir sous 39°, ce n'est pas du courage (se lever à 5h pour aller faire son sport si, mais adaptez votre sommeil dans ce cas 🛌 . Vous noterez que ce n'est donc pas forcément compatible avec le fait de suivre la coupe du monde de foot ⚽ en ce moment mais bon, dans la vie il faut choisir)
L'humain est un homéotherme : son corps fonctionne à une température aux alentours de 37°C et se régule pour rester à cette température. Sinon problèmes (si trop basse ou trop haute). L'activité cellulaire génère de l'énergie. Dans le muscle, un quart est convertie en activité musculaire et le reste en énergie thermique (= production de chaleur). Le corps tente d'évacuer cette chaleur pour préserver son équilibre thermique interne.
Si une augmentation de la température centrale de 1 à 2°C est favorable pour l'activité musculaire, au delà, les températures extrêmes (40°C) affectent le système nerveux central et perturbent les autres mécanismes de régulation (Source : INSEP -> https://books.openedition.org/insep/1372?lang=fr )
La sudation étant l'un des mécanismes d'évacuation de la chaleur, ce phénomène est moins efficace lorsque l'environnement est très humide. Pour avoir une idée de l'impact du taux de l'humidité sur la température "ressentie" vous pouvez vous référer à l'indice Humidex.
Ils existent d'autres cas d'hyperthermie (coup de chaleur classique, épuisement par la chaleur) qui ne sont pas détaillés ici.
Faites attention à vous, et aux autres 🙏
En cas de sensation de malaise (vertiges, nausées, confusion, faiblesses) durant un effort, ne l'ignorez pas.
La source utilisée principalement est un article canadien par Marceau M et Deslandes K (2025) accessible ici :https://aiiuq.qc.ca/wp-content/uploads/2025/11/05-SU-AIIUQ-AUTOMNE2025-A-la-une.pdf