23/08/2026
Je vais vous avouer quelque chose…
J’ai pleuré en écrivant ces mots…
Pas vraiment de tristesse…
Pas seulement de fatigue…
Plutôt ces larmes étranges qui arrivent lorsque quelque chose compte beaucoup plus qu’on ne voulait se l’avouer…
Ce matin pourtant, tout avait commencé par du bonheur…
Ma forêt venait de rouvrir…
Et j’avais cette joie presque enfantine de retrouver mes chemins, mes arbres, cette lumière entre les branches…
Puis, après une heure, plus de jus…
Alors j’ai marché…
Recouru…
Remarché…
Avec une seule chose à laquelle m’accrocher : 2h45…
Peu importait la distance…
L’allure…
La façon…
Juste avancer…
Et souvent cette pensée :
« Qu’est-ce que je suis nulle… »
Alors oui, j’ai eu peur…
Parce que le Médoc approche…
Parce que j’ai préparé ce marathon autrement…
Avec moins de « il faut »…
Plus de plaisir…
Plus de chemins choisis parce qu’ils étaient beaux…
Et si ça ne suffisait pas ?
Je crois que mes larmes sont venues de là…
De cette peur…
Et peut-être encore davantage de tout l’espoir qui se cache derrière…
Parce que j’ai envie que ce Médoc soit extraordinaire…
Pas sur ma montre…
Dans les images…
Les émotions…
Les rires…
Dans ce qu’il laissera…
Alors j’essaie de regarder ma sortie autrement…
Une fille sans beaucoup de jambes, le ventre en vrac, terriblement lente…
qui marche…
Puis repart…
Qui remarche…
Et repart encore…
Pendant 2h45…
Peut-être que ce matin, je n’ai pas entraîné mes jambes comme je l’aurais voulu…
Peut-être que j’ai entraîné autre chose…
Cette petite part de moi qui, même lorsqu’elle doute très fort, cherche encore un moyen d’avancer…
Maintenant, il ne reste plus qu’à espérer…
Que les jambes reviendront…
Que le corps se souviendra…
Que le Médoc sera extraordinaire…
J’espère…
Bon sang…
ce que j’espère… ❤️