Fred Fliege

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Fred Fliege Psychologue clinicien, Psychothérapeute et Psychanalyste; Chercheur au CNRS (Paris) et Chargé de Cours (Université Montpellier 3); Consultations : 110, av.

d'Ingril - 34110 Frontignan. Ouverture du cabinet : Lundi à vendredi, 12h30 à 21h.

22/09/2026

Après des années de recherches publiées, dans le cadre du CEPPA et du CNRS, sur les conséquences possibles d'un bad trip, voilà que la psychiatrie 'découvre' ce phénomène :

Mediapart

"Soigner son « bad trip », les nouvelles frontières de la psychiatrie
Anxiété envahissante, peur de plonger dans la folie, déréalisation : la psychiatrie a longtemps ignoré les séquelles psychiques des « bad trips ». À Paris, une consultation pionnière tente de combler ce vide médical, aux premières loges d’usages en pleine mutation.

Émilie Vignon

21 septembre 2026 à 11h36

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21 septembre 2026 à 11h36
LaLa consultation a ouvert en toute discrétion. À Paris, depuis un an et demi, les hôpitaux Marmottan (XVIIe arrondissement) et Sainte-Anne (XIIIe arrondissement) reçoivent des patient·es venu·es chercher de l’aide après un bad trip. Une première en France.

Le programme est coordonné par un binôme habitué à disséquer les états modifiés de conscience. D’un côté, l’anthropologue et chercheur à l’Inserm David Dupuis, qui scrute dans ses travaux le tourisme chamanique en Amazonie péruvienne et la médicalisation des substances psychédéliques. De l’autre, Lucie Berkovitch, spécialiste de l’usage des psychédéliques en psychiatrie, qui dirige à Sainte-Anne les essais sur leur potentiel thérapeutique.

C’est dans ce contexte de renaissance psychédélique qu’est née la consultation. Des travaux suggèrent que la psilocybine – composé actif des champignons hallucinogènes – ou encore le L*D pourraient permettre de traiter des pathologies telles que l’anxiété, le stress post-traumatique ou des dépressions résistantes.

Illustration 1Agrandir l’image : Illustration 1
Une patiente endormie dans une chambre de l'hôpital Sainte-Anne à Paris. © Photo Joël Saget / AFP
Longtemps mises au ban, ces substances suscitent depuis quinze ans un vif regain d’intérêt dans la communauté scientifique mondiale, dans le champ de la santé mentale.

« Cela suscite beaucoup d’espoir chez certaines personnes, mais ces substances sont encore au stade des essais cliniques, elles ne sont pas disponibles en tant que traitement, souligne David Dupuis. Ce qui engendre une hausse des usages en automédication, hors de tout cadre médical. »

Le chercheur évoque même un « boom autour des psychédéliques », popularisés notamment par des séries documentaires diffusées sur les plateformes de streaming, qui dépasse désormais le cercle des initié·es. Les profils se diversifient, les usages aussi : fête, quête de bien-être, recherche de performance au travail (« microdosing ») ou retraites spirituelles, elles aussi en plein essor.

Et pour certain·es, le voyage tourne mal. « Ce dispositif permet de combler un angle mort du système de soins, explique David Dupuis. Il offre un espace sans jugement à des personnes qui, jusqu’ici, ne savaient pas vers qui se tourner. »

« J’ai cassé un truc dans mon cerveau »
Gratuite, la consultation s’adresse aux consommateurs et consommatrices de psychédéliques ou d’autres substances psychoactives. Sur la cinquantaine de patient·es reçu·es depuis l’ouverture de la consultation, nombre de patient·es sont venu·es pour des effets liés au cannabis, notamment ingéré. Une surprise, pour l’équipe.

« Nous observons des tableaux de déréalisation, d’anxiété aiguë, parfois une peur de devenir fou, égrène Lucie Berkovitch. Certains patients traversent une expérience extrêmement éprouvante, mais qui ne sera pas suivie de troubles psychiatriques. Pour d’autres, l’épisode sera relativement modéré, pas spécialement inquiétant et pourtant, ils se trouvent totalement déstabilisés par la suite. »

Chez certain·es, la détresse est aiguë. « Leur narratif, c’est : “J’ai cassé un truc dans mon cerveau”, avec l’idée que ce n’est pas réparable », illustre la psychiatre. Reposant sur une approche pluridisciplinaire, la consultation associe psychiatrie, psychologie et addictologie, pour soulager les symptômes et prévenir l’installation de troubles durables.

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Les mécanismes du bad trip, eux, restent mal connus. Pour mieux cerner les facteurs sociaux, contextuels et psychologiques qui les favorisent, la consultation alimente un volet recherche. « Nous recueillons des informations permettant de constituer des données scientifiquement valides, qui serviront ensuite de support aux prises en charge futures », explique Lucie Berkovitch. Des données d’autant plus utiles que les essais thérapeutiques menés sur ces molécules soulèvent également la question de leurs effets indésirables potentiels.

Au fil des récits, des schémas inattendus ont déjà été identifiés. « J’ai reçu des patients qui développent de l’anxiété ou des ruminations existentielles. Plus rarement, certains présentent des symptômes ressemblant à des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Je n’avais jamais vu, dans la littérature médicale, que des psychédéliques puissent amener à cela », poursuit la psychiatre.

Souvent, ces patient·es frappent à la porte après une longue errance médicale. Certain·es se sont heurté·es à la méconnaissance des effets de ces substances.

« Face à un patient qui dit avoir dialogué avec des entités sous ayahuasca [préparation médicinale hallucinogène originaire d’Amérique du Sud – ndlr], un soignant qui n’en a jamais entendu parler va prendre cela pour un tableau délirant, hallucinatoire ou psychotique, avec le risque d’administrer un traitement inadapté », détaille Lucie Berkovitch. D’autres ont renoncé à consulter par crainte d’être stigmatisé·es.

Pour Nicolas Bourguignon, directeur général du Comité d’étude et d’information sur la drogue et les addictions (CEID) de Bordeaux, c’est là que réside l’intérêt du dispositif parisien : « Parce qu’elle appartient à la culture populaire, cette étiquette “bad trip” constitue une porte d’entrée précieuse. Elle permet de capter un public qui ne se reconnaît ni comme addict, ni comme malade mental. »

Un marché de « l’inquiétude »
Loin du cliché des fêtard·es ou des « psychonautes » (néologisme qualifiant les « navigateurs de l’âme ») averti·es, celles et ceux qui se rendent à la consultation sont souvent victimes d’un bad trip lors d’une première expérience. « Nous observons une grande diversité sociologique des usagers, que ce soit en termes d’origine sociale, de catégorie socioprofessionnelle. À l’image de la société française », indique David Dupuis.

« Depuis la crise du covid, le terrain est hyper propice à l’explosion des consommations, observe Nicolas Bourguignon. Les gens qui créent ces molécules savent qu’il y a un marché de la souffrance, de l’inquiétude, de toutes les anxiétés que développe notre monde actuel. »

La diversité des profils s’explique en partie par un accès plus facile aux substances. Promotions, livraison à domicile et avis d’utilisateurs et d’utilisatrices : en copiant les codes du commerce en ligne, les plateformes de vente se professionnalisent.

Avec l’émergence de nouveaux produits, la massification de leur usage et l’ampleur du narcotrafic, le fait de responsabiliser et de culpabiliser les usagers trahit le fait que l’État ne trouve plus de solutions.

Nicolas Bourguignon, directeur général du Comité d’étude et d’information sur la drogue et les addictions de Bordeaux
« C’est le verre à moitié vide ou à moitié plein, réagit Fabrice Olivet, qui anime l’association d’Autosupport des usagers de drogues (Asud). C’est aussi parce qu’il y a un partage communautaire, grâce à ces avis, qu’il est possible de sécuriser un peu plus les achats. Il suffit de se rendre sur les forums pour voir que la question de l’autopréservation est un vrai sujet. »

En juin 2026, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) alertait à nouveau, par le biais du dispositif Sintes, sur la hausse des risques sanitaires et des intoxications liées aux drogues illicites. L’organisme pointe l’émergence constante de nouvelles substances et la hausse des phénomènes de tromperie.

« Les tests que nous réalisons très régulièrement dans les festivals montrent que souvent, ni la molécule ni le dosage du principe actif ne correspondent à ce que les gens pensent avoir acheté, témoigne Nicolas Bourguignon. Sensibiliser à ces évolutions est un vrai enjeu de santé publique. »

Et de regretter le manque de moyens affectés à la prévention et à la réduction des risques à la faveur de la répression. « La réponse répressive a toujours existé et je suis pour ma part très attaché à la notion d’interdit protecteur, notamment pour les mineurs, poursuit-il. Mais avec l’émergence de nouveaux produits, la massification de leur usage et l’ampleur du narcotrafic, le fait de responsabiliser et de culpabiliser les usagers, au-delà de la question même de l’interdit, trahit le fait que l’État ne trouve plus de solutions. »

Dispositif pilote, la consultation « bad trip » fonctionne à moyens constants, dans un hôpital public en sous-effectif chronique. À terme, l’objectif est de développer ce type de prise en charge, si l’équipe parvient à débloquer des financements.

Elle s’emploie en attendant à faire connaître la consultation auprès des acteurs et actrices de terrain, des centres d’addictologie aux associations spécialisées, pour sortir les personnes ayant vécu un bad trip du pire : le no man’s land médical."

22/06/2026

Gouverner

David Mabille

À l’heure du déclin du symbolique, comment gouverner ?

Le signifiant maître n’est plus le point de fuite qui instaurait un ordre symbolique sur fond d’un renoncement pulsionnel et de son malaise afférent. L’impossible freudien, qui pointait un réel de structure, est remplacé par la promesse, toujours à renouveler, d’un c’est possible capitaliste. Un lien direct à l’objet en forme de court-circuit permettrait une jouissance toute. Tout manque pourrait être ainsi résorbé. C’est aujourd’hui l’objet qui commande au nom d’un toutalitarisme. Le résultat en est un lien social fondé sur l’objet, soit une ségrégation en groupes de jouissances spécifiques.

Le discours capitaliste, disait Lacan, « ça marche comme sur des roulettes, ça ne peut pas marcher mieux, mais justement ça marche trop vite, ça se consomme, ça se consomme si bien que ça se consume1 ». Comment mieux dire ce qu’on appelle aujourd’hui le burn-out ?

Le discours analytique est le seul qui ne soit pas un discours de domination. Il ne s’agit pas de prétendre gouverner le réel ou de l’abolir par un coup de dés, mais de s’en orienter.

De Sade à Hannah Arendt, en passant par la direction de la cure, les textes qui suivent abordent la question de gouverner à travers des perspectives renouvelées.

_____________________________

1. Lacan J., « Du discours psychanalytique », Lacan in Italia 1953-1978. En Italie Lacan, Milan,

La Salamandra, 1978, p. 48.

« Seul le discours analytique fait exception. Il vaudrait mieux qu’il domine en conclura-t-on, mais justement ce discours exclu la domination. »

Lacan J., « Lacan pour Vincennes », Ornicar ?, n°17/18, printemps 1979, p. 278.

Hebdo Blog
n° 409 • 22 juin 2026

05/06/2026

"Ce que je voudrais, c’est que les psychanalystes sachent que tout doit les ramener d’abord au solide de l’appui qu’ils ont dans le signe, et qu’il ne faut pas qu’ils oublient que le symptôme, c’est un nœud de signes."

J. Lacan, « Intervention au Congrès de l’EFP à La Grande-Motte », Lettres de l’École freudienne de Paris, n° 15, juin 1975, p. 77.

28/01/2026

J'ai la joie de vous annoncer la parution de mon dernier ouvrage, 'Arrêt sur image', 2026.

"J'ai tenté d'instruire ici un tableau clinique aussi répandu que méconnu, s'apparentant à une actualisation forclusive, et procédant de la chronicisation des effets psychopathologiques d'un moment traumatique, d'un 'arrêt sur image'.
Au cours de cette recherche, j'ai décelé un certain nombre de repères analytiques permettant de circonscrire ce champ clinique encore largement inexploré, et, dans une perspective trans-structurelle, d'approfondir la compréhension quant à la nature et quant à la causalité psychique de ces formations symptomales."

20/11/2025

Lettre de François Gonon adressée aux sénateurs et sénatrices :

Je vous contacte pour vous alerter sur un discours scientifique abusif concernant les psychothérapies orientées par la psychanalyse. En effet, ce 14 novembre, trois sénatrices et un sénateur ont déposé un amendement (n°159) au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Il est rédigé comme suit : « À compter du 1er janvier 2026, les soins, actes et prestations se réclamant de la psychanalyse ou reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques ne donnent plus lieu à remboursement, ni à participation financière de l’assurance maladie. »

L’objet de l’amendement affirme : « Les soins fondés sur la psychanalyse, en particulier lorsqu’ils s’appliquent aux troubles du neuro-développement, aux troubles anxieux ou dépressifs et aux affections psychiatriques chroniques, ne disposent aujourd’hui d’aucune validation scientifique… Plusieurs rapports publics ont souligné l’absence de preuves d’efficacité et le caractère inadapté, voire contre-productif, de ces approches, qui sont à différencier de psychothérapies. »

Ces affirmations ne sont pas conformes à l’état des connaissances scientifiques.

Premièrement, à durée égale, les psychothérapies orientées par la psychanalyse sont aussi efficaces que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), qui ont les faveurs des pouvoirs publics. Pascal Keller et moi-même avons publié en 2021, dans la plus respectée des revues francophones de psychiatrie, une synthèse aboutissant à cette conclusion pour de nombreux troubles mentaux, notamment dépressifs et anxieux. Cette revue s’appuie sur des dizaines d’études scientifiques publiées ces vingt dernières années par des équipes internationales (USA, UK, Allemagne, etc.) dans les revues de psychiatrie les plus prestigieuses. Vous trouverez cette synthèse en attaché[1].

Deuxièmement, comme le mentionne cette synthèse, les praticiens se réclamant des TCC font explicitement référence à trois des quatre concepts majeurs de la psychanalyse : la répétition, l’inconscient et le transfert. Interdire le remboursement des psychothérapies « reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques » entraînerait aussi le non-remboursement des TCC.

J’espère que mon message vous apportera des éléments scientifiques de jugement concernant cet amendement.


[1] Gonon F. & Keller P.-H., « L’efficacité des psychothérapies inspirées par la psychanalyse : une revue systématique de la littérature scientifique récente », L’Encéphale, vol. 47, n°1, février 2021, p. 49-57.

19/11/2025

Merci Alexandre Hugues

ACTION LACANIENNE

Contre l'amendement qui ment et qui coûte

"Un amendement aux allures de cheval de Troie" par Romain Aubé

L’occasion était trop belle pour les détracteurs de la psychanalyse. L’opportunité d’une refonte du budget de la Sécurité sociale dans le contexte économique et politique actuel réitère les sempiternelles attaques contre la psychanalyse.

Un assassinat contre la démocratie

« Cet amendement ne remet pas en cause la liberté de choix des patients ni la liberté de pratique des professionnels. » Deux dénégations pour le prix d’une dans cet extrait de l’amendement. Cette forme dénégative laisse entendre combien les auteurs aperçoivent eux-mêmes l’attaque ouverte contre la démocratie qu’ils introduisent, attirant l’attention dessus. Car cet amendement met effectivement en cause le libre choix des patients, et même plus, il évacue la question du choix – l’idée avancée étant celle d’une uniformisation de l’offre de soin par exclusion de la psychanalyse. En somme, le patient n’a même plus son mot à dire – un comble, quand on sait les pouvoirs de la parole !

Et le professionnel ? Eh bien, il fera ce qu’on lui dit. En somme, il deviendra ce que Canguilhem dénonce dès 1958 (comme quoi la chose est ancienne) : un instrument pour remettre la cheville ouvrière dans la chaîne du travail – c’est donc une vision de l’être parlant rabattue sur l’outil [1].

En attaquant les lieux d’exercice, c’est aussi les lieux de formation qui sont visés : les formations orientées par la psychanalyse transmises à l’université ne pourront plus offrir aucun débouché à leurs étudiants et futurs psychologues. L’attaque est donc celle d’un cheval de Troie.

L’argument de l’efficacité

Quels sont les prétextes avancés par ces sénateurs ? « Cet amendement vise à garantir la cohérence scientifique et l’efficience des dépenses de l’assurance maladie. » Il est risible que cette sentence soit énoncée comme venant porter le propos alors que ses fondements sont d’argile. L’amendement repose sur l’argument d’autorité selon lequel les pratiques orientées par la psychanalyse ne seraient pas efficaces et dispendieuses. Rien pourtant n’étaie cela. Dire « Plusieurs rapports publics ont souligné l’absence de preuves d’efficacité et le caractère inadapté, voire contre-productif, de ces approches » n’est rien d’autre qu’un effet d’annonce pour séduire, convaincre sans avoir à avancer d’autres arguments… Car depuis le rapport de l’Inserm de 2004 qui ciblait frontalement la psychanalyse, les rapports publics ultérieurs n’ont plus osé commettre cet impair – les « preuves » à leur disposition criant le contraire. D’ailleurs, plusieurs études et ouvrages sont désormais parus, démontrant l’efficacité de l’approche psychanalytique et des approches psychodynamiques [2].

De la recommandation à l’imposition

L’amendement se légitime des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), transformant celles-ci en obligations. Cela s’inscrit dans une veine autoritaire : le président de la HAS ayant d’ailleurs annoncé (le 8 octobre dernier) vouloir rendre opposables juridiquement les recommandations de bonnes pratiques professionnelles (les célèbres RBPP) – l’amendement n°159 prend cette interrogation à la lettre. Alors n’oublions pas ce rappel du lexique : recommandé signifie attirer l’attention, inviter à. C’est pourquoi les RBPP de la HAS ne peuvent en rien exclure d’autres méthodes dont l’efficacité a été reconnue, si ce n’est à faire de l’idéologie…

Les sénateurs-rédacteurs de cet amendement en sont-ils restés au fallacieux rapport de l’Inserm de 2004 ou ont-ils juste saisi l’occasion d’essayer d’assassiner la psychanalyse ? Hier comme aujourd’hui, ce sera un assassinat manqué [3].

[1] Cf. Canguilhem G., « Qu’est-ce que la psychologie ? », Cahiers pour l’analyse, n°2, mars-avril 1966, p. 75-91.

[2] Cf. notamment Rabeyron T., « L’évaluation et l’efficacité des psychothérapies psychanalytiques et de la psychanalyse », L’Évolution psychiatrique, vol. 86, n°3, septembre 2021, p. 455-488.

[3] Cf. Aflalo A., L’Assassinat manqué de la psychanalyse, Nantes, Cécile Défaut, 2009.

ALERTE des Psychologues Freudiens! Grave offensive contre la psychanalyseUn amendement menace d'interdire la référence à...
16/11/2025

ALERTE
des Psychologues Freudiens!
Grave offensive contre la psychanalyse
Un amendement menace d'interdire la référence à la psychanalyse pour tous les praticiens du soin psychique.

Une attaque d'un degré inédit menace le libre choix de leur pratique pour tous les praticiens qui lisent Freud et s'en servent dans leurs pratiques. L'amendement 159 qui va être proposé au Sénat entre le 18 et le 26 novembre 2025, vise tout simplement à interdire la psychanalyse du corpus théorique et de la pratique des professionnels.

Cet amendement est extrêmement grave car il touche l'ensemble des dispositifs financés par l'assurance-maladie : Mon Soutien Psy, les centres médicaux psychologiques, etc.

Si cet amendement venait à passer, à compter du 1er janvier 2026, les psychologues orientés par la psychanalyse ne pourraient plus travailler dans les lieux publics ou privés financés par la sécurité sociale.

L'enjeu est majeur.

Toutes les forces vives, quelles que soient leurs pratiques, sont requises pour empêcher le vote de cet amendement.

Il est d'utilité publique de mobiliser les sénateurs de votre connaissance.



Par le CA des Psychologues Freudiens

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10/11/2025

Afin de lever un 'malentendu' avec certains dogmatiques et autres puristes 'lacaniens', et que je préfère appeler 'lacanistes' :

Étant psychologue clinicien et psychanalyste d'orientation lacanienne, je me suis toujours réservé le droit d'améliorer mes réflexions théoriques et de les confronter à mon expérience clinique.
Il n’est pas rare que je m'inscris en faux contre certaines assertions dogmatiques, y compris lorsqu'elles émanent de Lacan lui-même.

Mais, le plus souvent c'est la posture figée et stérile des 'lacanistes' (à différencier des lacaniens, dont je suis) que je me permets de critiquer, surtout au vu de ses effets dévastateurs sur nos patients.

Bien entendu, je ne suis guère surpris de voir s'irriter certains orthodoxes qui se tapissent, bien au chaud dans leur fauteuil, à l'abri des grandes détresses psychiques, adeptes des ritournelles ressassées à envi dans les éminents collèges cliniques.
Leur suffisance et leur paresse intellectuelle les empêchent probablement de relever les défis que pose la clinique actuelle.

09/11/2025

Étant donné que 40% des affections déclarées à l'OMS sont d'ordre mental, que les établissements (cliniques, cmp ...) ferment l'un après l'autre, et étant donné que nous aussi sommes de simples êtres humains, l'individualisme croissant qui caractérise les relations entre professionnels de la santé mentale me paraît extrêmement dommageable pour tout le monde.

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