20/06/2026
- Extrait du livre “Ces plantes que l’on mange” de Jean-Marie Pelt -
“Depuis longtemps, les hommes avaient observé que les graines germent et redonnent des plantes conformes à leur espèce. Déjà chez les populations nomades, les femmes cultivaient de petits jardins temporaires qu’elles abandonnaient lorsqu’on levait le camp pour gagner d’autres pâturages. La terre jardinée avec tendresse portait son fruit comme la femme porte le sien. C’était l’époque du matriarcat, des déesses-mères et du culte de la fécondité, en ces temps où la nature était féminine comme l’évoque encore notre langage populaire lorsqu’on parle de Mère nature ou de Dame Nature.”
Photo : Melilotus officinalis - Mélilot jaune
Le mélilot jaune est une “vanille” sauvage dont l’usage demande quelques précautions. Maintenant que nous sommes sédentaires et que nous vivons dans l’ère du patriarcat si respectueux de la vie et de ses ressources, je propose de prendre un temps pour se connecter aux plantes sauvages porteuses de sagesse et d’enseignements qui nous entourent. Dans le mélilot, les effluves entêtantes appréciées dans les desserts (les coumarines) qui rappellent la vanille, la fève tonka et le foin, nécessitent un séchage attentif pour être utilisées sans risque, car la fermentation de la coumarine forme des Di-coumarines neurotoxiques.
Patience, modération et minutie sont mises à l’honneur par cette plante au fort attrait, de par son parfum recherché. C’est sans compter le pouvoir apaisant et circulatoire des coumarines, rendant le mélilot “officinal”, indice de son nom sur ses propriétés médicinales.
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