18/06/2025
Suis-je chaman ? Qui peut vraiment le dire ?
Avant tout, je tiens à remercier profondément la personne qui m’a posé cette question. Elle m’a offert l’occasion de mettre des mots sur mon chemin, d’honorer mon lien avec le monde invisible et la Terre vivante.
Il existe une multitude de chemins chamaniques, issus de cultures, de traditions et de visions du monde très diverses. Certains chamans entrent en transe et laissent un esprit habiter leur corps — c’est une voie puissante, précieuse, que je respecte profondément. Mais ce n’est pas celle que je pratique.
Je me considère comme une chaman, guidée par une sensibilité enracinée dans les traditions amérindiennes et hawaïennes.
Des traditions amérindiennes, j’ai reçu l’appel du tambour, un compagnon sacré qui me relie à la Terre, au rythme du cœur, à mes ancêtres. Il vibre avec moi, m’enracine, m’élève. Chaque battement est une prière, un pas dans l’invisible.
Des traditions hawaïennes, j’ai appris la puissance de la respiration (ha), de la parole sacrée, des gestes rituels, et du respect profond des forces de la nature. Des pratiques comme ho’oponopono m’enseignent à rétablir l’équilibre, à purifier les liens, à cultiver la paix en moi et autour de moi.
Le chamanisme n’a pas une seule forme. Il est vivant, pluriel, intime. C’est une écoute profonde de ce que le monde murmure à travers les rêves, les signes, les silences.
Alors, qui peut dire qui est chaman ? Peut-être que seul l’esprit de la vie le sait — et le reconnaît, dans le silence du cœur.
Marisa