13/07/2026
Notre société tend à penser que la dépression, les addictions ou le mal-être sont le résultat d’un échec individuel ou d'une faiblesse plutôt qu’un signal biologique et relationnel indiquant un besoin non satisfait. Elle fait croire aux gens que s’ils pensaient simplement différemment, leur souffrance disparaîtrait.
Pour une personne dont le système nerveux s’est adapté à une menace chronique, ce message est perçu comme un reproche. Il revient en effet à dire : « Ta souffrance est de ta faute », ce qui aggrave l’isolement (le sentiment de ne pas être entendu(e) ou compris(e)) et la culpabilité ou la honte, deux des états psychiques les plus déstabilisants.
Parler de ses traumatismes ne les guérit pas
Les comprendre ne les fait pas disparaître
On peut passer une vie entière à essayer de comprendre, en vain
Parce que tes traumas ne sont pas QUE dans la tête, ils sont aussi dans le corps
Ils logent dans le système nerveux, dans les fascias, dans les tissus, jusque dans les cellules
Mais personne ne nous a jamais appris à écouter notre corps.
Il existe différentes formes de traumas:
les traumas uniques comme un accident de voiture,
les traumas plus profonds, résultants d'un manque de sécurité ressenti dans l'enfance, comme lorsqu’un parent n’a pas eu la maturité émotionnelle suffisante pour être à l’écoute des besoins fondamentaux de son enfant par exemple
les traumas complexes, comme les abus sexuels, la violence, l'humiliation répétés...
Le système nerveux a alors imprimé que le monde était une menace, un danger, et provoque un certain nombre de symptômes comme la procrastination, l’hypervigilance, les crises d’angoisse, la dissociation, les douleurs chroniques inexpliquées, les addictions,
les pulsions alimentaires, les burnouts à répétition...
Le traumatisme n’est pas un souvenir, c’est une empreinte physiologique
Cette empreinte reste dans le corps bien après l’évènement et malheureusement, bien souvent, dirige les réactions inconscientes, tant physiologiques que psychiques, à un évenement.
Un corps traumatisé, c’est un corps qui ne se sent pas en sécurité même s’il a toutes les raisons de l’être.
Et un corps qui n'arrive pas à réguler son système nerveux, ne peut pas se restaurer tant que toute ou partie de son énergie vitale sera dirigée vers la survie (fuite, combat ou impuissance).
Il est peut-être temps de s’ouvrir à de nouvelles approches,
de celles qui parlent au corps, aux émotions autant qu'au mental,
de celles qui restaurent la sécurité pour permettre une restauration profonde et une réparation tant physiologique que psychique.
Pour arrêter de survivre
pour vivre.
Because I Care,
ICare KInésiologie
06 89 93 74 13