04/08/2026
La version de moi aujourd’hui n’est plus celle qui vivait avec la maladie.
Il y a un avant et un après.
Je ne suis plus la femme que j’étais il y a dix ans quand j’ai décidé d’agir pour ma santé, et avant ça, celle que j’étais toutes ces années avec la polyarthrite.
Je ne pense plus comme elle
Je ne réagis plus comme elle
Je ne fais plus les mêmes choix qu’elle
Je n’ai plus les mêmes croyances qu’elle
Je ne vis plus les relations de la même manière qu’elle
Je ne suis plus cette femme qui se trahissait constamment pour rendre les autres confortables,
cette femme qui cherchait sa valeur dans le regard des autres,
celle qui répondait aux besoins de tout le monde avant les siens,
qui censurait ses ressentis,
qui se suradaptait en permanence pour se sentir à la hauteur.
Je ne suis plus cette femme qui tolérait l’intolérable
🚨Il y a d’ailleurs un parallèle évident entre ce qu’une personne avec une maladie auto-immune tolère dans sa vie au détriment de son bien-être, et la perte de tolérance de son système immunitaire sur son propre corps.
Tu ne peux pas retrouver la santé en continuant à préserver ce qui te rend malade.
Guérir implique de devenir cette personne qui ose remettre en question les endroits dans sa vie qui entretiennent la maladie.
Pour moi, la guérison est une transformation identitaire.
Je suis passée d’une fille qui doutait constamment d’elle-même, vivait dans un état d’anxiété permanent, redoutait sans cesse le regard des autres, s’était coupée de ses ressentis pour anesthésier ses émotions, et utilisait la pensée positive comme une stratégie pour contourner ses blessures émotionnelles et ses traumas…
…à une femme qui se choisit, qui s’écoute, se connaît, fait suffisamment confiance à ses ressentis pour ne plus chercher l’approbation des autres, n’a plus peur de ses émotions, a retrouvé une paix intérieure profonde, et construit une vie qui l’inspire, fidèle à qui elle est.
Je te souhaite de devenir toi aussi la femme que tu es appelée à devenir ❤️