03/08/2026
𝗠𝗲𝗿𝗰𝗶 𝗗𝗼𝗻𝗮𝗹𝗱 !
Pour beaucoup d’entre nous, il est insupportable.
Narcissique, égoïste, intolérant, mysogine, raciste, xénophobe, homophobe, patriarcal, brutal, irrespectueux, inconséquent, court-termiste, colonialiste, opportuniste, avide. Il n’est intéressé que par son seul intérêt immédiat. Il renomme lui-même des biens publics nationaux à sa gloire. Il se fout du plus grand bien commun, comme du sort de la planète. Il fonctionne au copinage, à la corruption, au passe-droit. Entre son pote Epstein et ses propres "faits d’armes", il a des casseroles sexuelles au cul, et pourtant il est toujours en poste.
Enfin, il impose sa vérité au mépris des preuves scientifiques ou judiciaires. Et comme il l’assène avec véhémence non seulement son récit convainc, mais il devient partagé, collectif. Sa vérité essaime.
Bref, on adore s’horripiler de Donald Trump.
Mais de mon point de vue, ce qu’il y a de plus fascinant là-dedans, ce sont les raisons qui nous poussent à cette réaction épidermique.
Pourquoi ? À cause du fameux effet miroir.
Parce qu’au fond, Trump n’est rien d’autre que l’incarnation de notre société, poussée au paroxysme. Il personnifie un monde moderne (et pour majeure partie occidental) sous stéroïdes. Ce monde que nous sommes de plus en plus nombreux à trouver absurde, injustifiable. Inhumain.
Bien évidemment, le monde entier n'est pas totally Trump : certaines "qualités" de notre ami ne s’exprimeront que peu d’un pays à l’autre, fonction des cultures et des valeurs locales. L'Europe ou l'Asie moderne font davantage preuve de retenue.
N’empêche : globalement, on s’y retrouve.
Trump passe son temps à affirmer qu’il fait un "travail formidable". Il a tellement raison. Mais ce n'est pas tant pour sa politique que pour ce maxi effet miroir qu'il nous rend un fier service, et qu'à ce titre il mérite nos remerciements.
Car en étant lui-même avec une telle puissance, il nous met le nez dans notre propre c**a, et révèle méthodiquement tout ce qui est devenu insupportable, caricatural, malsain dans notre société. Et grâce à son immense talent pour accaparer l’espace et faire le buzz, on ne peut plus ignorer, détourner pudiquement la tête du miroir. On est fasciné, captivé par les images, par les propos tenus, par l'outrecuidance.
Alors on constate. On réfléchit. On réalise que tout cela est bien réel. On s'indigne.
Puis on a envie de changement.
𝗧𝗿𝘂𝗺𝗽 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗱é𝗳𝗶𝗯𝗿𝗶𝗹𝗹𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱’𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲 𝗺𝗼𝗱𝗲𝗿𝗻𝗲 𝗲𝗻 𝗮𝗿𝗿ê𝘁 𝗰𝗮𝗿𝗱𝗶𝗮𝗾𝘂𝗲.
𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝗰’é𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗰oe𝘂𝗿 𝗱𝗼𝗻𝘁 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝗹𝗹𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗻, 𝗱é𝘀𝗼𝗿𝗺𝗮𝗶𝘀 ?