03/09/2026
Le trauma n'est pas forcément ce dont vous vous souvenez.
Ce n'est pas forcément un grand événement identifiable. Une catastrophe. Un choc violent.
Il peut être là, discret, ancien, enfoui.
Dans des expériences répétées d'insécurité.
Dans un environnement d'enfance instable.
Dans des blessures relationnelles accumulées.
Dans des situations où vous n'avez pas pu réagir, fuir, vous défendre.
Et votre système nerveux, lui, s'en souvient.
Peter Levine, psychiatre et créateur de la Somatic Experiencing, pose ceci :
"Le trauma n'est pas dans l'événement. Il est dans la trace qu'il a laissée dans le système nerveux."
Concrètement, ça veut dire quoi ?
Que face à un danger, réel ou perçu, votre système nerveux active une réponse de survie. Combat, fuite, figement (entre autres).
Quand cette réponse ne peut pas se compléter, parce qu'on ne pouvait pas fuir, parce qu'on était trop petit, trop seul, trop paralysé, l'énergie reste piégée dans le corps.
Et elle y reste.
Des années. Des décennies parfois.
Sous forme d'hypervigilance permanente.
De réactions disproportionnées.
D'anxiété chronique sans raison apparente.
De tensions physiques inexpliquées.
De ce sentiment diffus que quelque chose ne va pas, sans pouvoir mettre le doigt dessus.
C'est pour ça que parler ne suffit pas toujours.
Analyser, comprendre, intellectualiser, c'est utile. Mais ça ne libère pas ce que le corps porte.
La guérison du trauma passe par le corps.
Par le système nerveux.
Par ce que la Somatic Experiencing appelle le "défigement" : permettre à l'organisme de terminer ce qu'il n'a pas pu achever.
C'est exactement ce vers quoi j'approfondis ma pratique.
Ce que j'intègre à ma méthode SOMA3R.
Pour vous accompagner encore plus justement, encore plus profondément.
Votre corps porte quelque chose.
Il peut apprendre à le lâcher.
Je suis là pour ça. Lien en bio.