29/07/2026
Petit coup de gu**le du jour ….
La santé mentale est devenue une grande cause nationale.
On nous répète qu’il faut plus de prévention, plus d’accès aux soins, plus de psychologues.
Et pourtant…
Chaque année, des milliers d’étudiants en psychologie voient leur parcours s’arrêter faute de place en master.
C’est un paradoxe qui mérite d’être questionné.
En France, le titre de psychologue est (heureusement) strictement réglementé. Il faut obtenir une licence, puis un master, avec une formation exigeante et de nombreux stages. Cette exigence est essentielle : elle garantit la qualité des prises en charge.
Le problème n’est donc pas le niveau d’exigence.
Le problème, c’est que les capacités de formation ne permettent pas d’accueillir tous les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études. Que la sélection se situe au mauvais endroit , au mauvais timing.
Résultat : des étudiants parfois brillants, ayant validé leur licence avec de très bons résultats et effectué plusieurs stages, ne peuvent pas devenir psychologues. Non pas parce qu’ils n’en ont pas les compétences, mais parce qu’il n’y a tout simplement pas assez de places.
Pendant ce temps, les délais pour obtenir un rendez-vous avec un psychologue restent parfois de plusieurs mois dans certains territoires, les besoins en santé mentale continuent d’augmenter, et l’on affirme – à juste titre – que la santé mentale est une priorité nationale.
Alors une question se pose :
Comment faire de la santé mentale une grande cause nationale sans investir davantage dans la formation des futurs psychologues ?
Il ne s’agit pas de diminuer les exigences de la profession. Bien au contraire.
Il s’agit de donner aux universités les moyens de former davantage de psychologues, tout en maintenant la qualité de leur formation. Et surtout d’éviter aux étudiants de perdre 3 ans …
💬 Étudiants, enseignants, psychologues, professionnels de santé… Comment vivez-vous cette réalité ? Quelles solutions vous sembleraient pertinentes ?