09/02/2026
Stress parental et TDAH : ce n’est pas (seulement) une question de symptômes
Quand un parent est épuisé face au TDAH de son enfant, on entend souvent « Il est très agité » ou« Il a beaucoup de symptômes »
Mais une étude récente montre que la réalité est plus complexe. Dans des familles suivies cliniquement, les chercheurs ont observé que le stress parental n’est pas directement lié à la sévérité du TDAH de l’enfant.
Ce qui pèse le plus sur le stress parental, ce sont :
1. Les difficultés concrètes du quotidien (école, autonomie, relations),
2. Le fait que les parents eux-mêmes présentent parfois un TDAH, ce qui rend l’organisation familiale beaucoup plus fragile.
Autrement dit, ce n’est pas seulement l’enfant qui va mal, c’est souvent tout l’équilibre familial qui est mis à l’épreuve.
Cela explique d'ailleurs pourquoi certains parents restent très en difficulté, même lorsque l’enfant est suivi ou traité.
Concrètement, qu’est-ce que ça change ?
- Il est important d’évaluer aussi les parents, pas uniquement l’enfant
- Les accompagnements doivent viser le fonctionnement familial, pas seulement la réduction des symptômes
- Les programmes de parentalité doivent être adaptés lorsque les parents ont eux-mêmes un TDAH
C'est pour cela que je proposerai, en juin, une formation pour vous montrer qu'il existe aujourd’hui des approches spécifiques visant à adapter les PEHP aux parents TDAH, en tenant compte de leurs contraintes attentionnelles, organisationnelles et émotionnelles.
Vous reconnaissez-vous dans cette dynamique familiale ? Pensez-vous que l’on parle assez du TDAH chez les parents ?