26/05/2026
“Quand est-ce qu’on a commencé à croire que chaque partie du corps devait être “optimisée” ?”
Après le jawmaxing, le looksmaxing et toutes les dérives liées à l’image corporelle, une nouvelle tendance apparaît sur les réseaux : le ballmaxing, qui consiste à chercher à augmenter le volume des testicules pour répondre à des standards esthétiques absurdes imposés par Internet.
Et derrière le côté “trend” ou “mème”, il y a une réalité médicale beaucoup moins drôle.
Parce qu’on ne parle pas d’un simple filtre Instagram.
On parle potentiellement d’injections ou de procédures pouvant entraîner :
• des hémorragies,
• des infections parfois graves,
• des douleurs chroniques,
• des atteintes de la fertilité,
• et dans certains cas… une nécrose testiculaire pouvant nécessiter une chirurgie en urgence.
Le problème de fond dépasse largement une question de masculinité ou de féminité.
Ce n’est pas une question de genre.
C’est notre rapport au corps qui est en train d’être profondément modifié par des standards irréalistes, des contenus viraux et des injonctions permanentes à “corriger” des parties du corps qui étaient auparavant… simplement humaines.
À force de voir des corps retouchés, filtrés, exagérés, certaines personnes finissent par croire qu’elles doivent elles aussi transformer leur anatomie pour être désirables, normales ou “validées” socialement.
Et ça, ce n’est pas anodin.
Les réseaux sociaux peuvent être des outils extraordinaires.
Mais ils peuvent aussi déformer la perception que l’on a de soi-même jusqu’à faire naître des complexes là où il n’y en avait pas.
Prenez soin de votre santé mentale autant que de votre corps.
Et méfiez-vous des tendances qui transforment votre insécurité en marché.
Selon vous, jusqu’où les réseaux sociaux peuvent-ils influencer le rapport que l’on entretient avec notre propre corps ?