Elisabeth Bocquet

Elisabeth Bocquet Je m'appelle Élisabeth Bocquet et je pratique la psychanalyse depuis plus de 30 ans. Forte de ma...

09/06/2026

"Pour être avec l’autre, il faut avoir compris des choses en soi. Si tu n’as rien compris en toi, si, comme dit Simone Weil, tu ne t'es pas élucidé un minimum , qu’est-ce que tu vas comprendre de l’autre ?
Tu ne comprendras de l’autre que ce que tu as vaguement compris de toi.
Je ne peux j***r de l’autre qu’en ayant de l’empathie, pour avoir de l’empathie il faut que je le comprenne.
Pour le comprendre, au sens premier (le prendre avec) il faut que je comprenne des choses en moi pour que ce qu’il est, résonne en moi.
Et pour que ça résonne en moi comme un , il faut quand même que je m’y sois colleté à ce que je suis (qui est minable, médiocre, chaotique, inconséquent), mais tant que tu n’as pas un début d’élucidation de ce que tu es, qu’est-ce que tu vas recevoir de l’autre ?!
Tu ne vas rien comprendre de l’autre parce que pour comprendre l’autre et bien il faut avoir compris soi.
Tu n’as de sympathie avec l’autre que ce que tu as accepté de sympathie avec toi. Une véritable sympathie pas une relation mondaine, c’est autre chose, ça c’est une ivresse.
Ce que je peux dire modestement, c’est que mon affection pour l’autre, ne peux pas ne pas dépendre , de ce que j’ai accepté d’aimer un peu en moi.
Car si je ne connais rien du tout de moi et si je ne sais pas qui je suis, je vais être dans un tel état d’incertitudes, de non présence, que je ne vais rien voir dans l’autre, et, ici, la phrase de Nietzsche est admirable : " je ne vais voir dans l'autre qu’une confirmation de moi, je vais l’utiliser, l’instrumentaliser, pour en faire un spectateur et non pas une rencontre.""
Fabrice Luchini

Alerte ! Pourquoi il est si difficile de faire pénétrer dans la société une vision psychanalytique de l’homme ? Conséque...
06/06/2026

Alerte !
Pourquoi il est si difficile de faire pénétrer dans la société une vision psychanalytique de l’homme ?
Conséquences !
La première réponse très simple c'est que la plupart des personnes ont des réactions automatiques - c'est-à-dire défensives - ne prennent pas le temps de réfléchir, de se poser des questions ! Bien au contraire, leur vision du monde est établie à tout jamais : je la définis comme leur “logique”. Dont elles ignorent l'origine !
Ces personnes savent ! Alors qu'elles ne se connaissent pas elles-mêmes ! Mais ça aussi, elles l'ignorent !
Elles argumentent à coups de raison, de rationalisations ! Mais elles ne parlent jamais d'elles ! C'est-à-dire de leurs peurs, de leurs conflits intérieurs, de leurs “manipulations” pour éviter de se dévoiler et ainsi convaincre les autres de leur sagesse !
La deuxième réponse est que ce n'est pas le souci de la société d'inciter les personnes à s'intéresser à la complexité de leur vie intérieure !
Donc tout le système repose sur un jeu collectif basé sur l'ignorance de l’essentiel !
A. Miller : “La question qui se pose est de savoir pourquoi il est si difficile de faire accéder l'opinion publique à une approche psychanalytique de l’homme”
Et malheur à celui qui ne veut (ou ne peut !) pas jouer ce jeu!

Si le sujet vous intéresse, le lien vers l'article complet est dans les commentaires.

Elisabeth Bocquet
Psychanalyste à Dinard

16/04/2026

On ne devrait jamais avoir peur de parler de comment on se sent. On ne devrait jamais avoir l’impression de marcher sur un terrain miné quand on parle de ce qu’on vit à l’intérieur.

Parler de ses émotions ne devrait pas être un débat. Ça ne devrait pas mettre sur la défensive. Ce n’est pas une invitation à argumenter. C’est un partage. De la vulnérabilité. De la confiance.

Quand quelqu’un te dit comment il se sent, il n’est pas en train de dire que tu es une mauvaise personne. Il dit simplement : " Voici ce qui se passe à l’intérieur de moi. "

Alors pourquoi est-ce que si souvent, on n’entend pas des émotions… mais des accusations ?

La conversation dévie. Ce n’est plus une question de comprendre, mais de gagner. Gagner son point. Gagner sur l’autre.

Mais quand on cherche à gagner une conversation sur les émotions de quelqu’un, on est déjà en train de perdre quelque chose de bien plus important : la relation.

On a le droit de nommer ce qu’on ressent, sans avoir à s’excuser d’exister dans ces émotions.

Et si, à la place, on devenait curieux ? Et si on disait : " Aide-moi à comprendre ", plutôt que " Voici en quoi tu as tort " ?

Parce qu’au fond… ce n’est pas toujours facile d’entendre l’autre. Ça peut rendre inconfortable. Ça peut venir toucher des choses sensibles.

Mais être capable de rester présent dans cet inconfort, c’est ça, écouter vraiment.

C’est ça, prendre sa part de responsabilité. Et c’est ça, permettre à une relation de grandir.

Sabrina entre les lignes 🖤🤍🖤

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