20/10/2026
🩷 Octobre Rose : 3 questions sur la prise en charge du cancer du sein en Vendée
Chaque année, Octobre Rose nous rappelle que la mobilisation ne s’arrête jamais. Aux Hôpitaux de Vendée, les professionnels de santé associent proximité et expertise pour accompagner les patientes vendéennes, de la prévention au traitement.
Trois questions au Dr Florence Legouté, médecin du service radiothérapie sur le site de La Roche-sur-Yon, impliqué dans le parcours de soins de la sénologie.
1️⃣ Quels professionnels de santé entrent dans le parcours de soin dans le cadre du cancer du sein ?
La prise en charge du cancer du sein rassemble nécessairement plusieurs professionnels et fait intervenir notamment radiologues, anatomopathologistes, médecins nucléaires pour le diagnostic, puis chirurgiens, oncologues médicaux, et oncologues radiothérapeutes pour les traitements.
Elle nécessite aussi une coordination avec gynécologues, sage-femmes et médecins généralistes. Le site de La Roche-sur-Yon est le seul établissement public de Vendée disposant d’une autorisation pour la chirurgie des cancers du sein.
2️⃣ Les traitements du cancer du sein ont-ils évolué ?
Considérablement ! La prise en charge est personnalisée en fonction du stade du cancer mais également de ses caractéristiques biologiques, sans oublier la personne que l’on soigne.
Les progrès concernent l’ensemble des traitements : chirurgie (conservatrice, oncoplastie et reconstruction mammaire) ; médicaments (hormonothérapie, chimiothérapie, traitements ciblés, immunothérapie) ; et traitements locaux de haute précision (radiothérapie et radiologie interventionnelle).
Dans certaines formes de cancers du sein localisés, des tests génomiques réalisés sur la tumeur permettent de mieux évaluer le risque de récidive et donc l’intérêt ou non d’une chimiothérapie. Ils permettent d’éviter une chimiothérapie « systématique », sans compromettre leurs chances de guérison.
3️⃣ Quels gestes permettent de favoriser un diagnostic précoce ?
Le premier est de participer au dépistage organisé du cancer du sein : en France, les femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier, sont invitées à réaliser une mammographie tous les deux ans. Ce dépistage repose sur une expertise radiologique spécifique, avec des radiologues formés à la sénologie et une double lecture des mammographies.
Il est également important de bénéficier d’un suivi médical régulier, qui peut être assuré par un médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme.
Chaque femme doit par ailleurs rester attentive à l’apparition d’une modification inhabituelle de ses seins : masse dans un sein ou dans l’aisselle, modification de la forme du sein, rétraction du mamelon, écoulement, modification persistante de la peau, etc. En présence d’une anomalie, il ne faut pas attendre la prochaine mammographie de dépistage pour consulter.