13/08/2026
Règle numéro 1 : on rentre vivant !
C’est la promesse qu’on s’est faite avec Nans il y a 16 ans.
Dans quelques jours, avec Nans, on partira pour notre 46ᵉ aventure de Nus&Culottés.
Si on nous avait dit, il y a seize ans, qu’à quarante ans passés on continuerait à approfondir ce délire potache…
Entre-temps, il y a eu des joies immenses. Mais aussi des pertes, des séparations, des coups bas.
Et pourtant, on est toujours là.
Souvent, on nous demande :
« Comment vous faites pour tenir dans la durée ? »
Je pourrais parler d’hygiène de vie. D’hygiène relationnelle. De cette obsession de traquer ce qui fait sens et ce qui fait joie.
Mais il y a surtout une autre pratique.
Se mettre à poil dans sa tête.
Retirer ses vêtements, c’est facile.
Déposer ce qui encombre l’esprit, c’est une autre histoire.
Parce que lorsqu’on est au bord d’un rond-point à 21:30, sans hébergement, le ventre vide, chaque souci qu’on emporte avec soi devient une force en moins.
Chaque charge mentale est une membrane supplémentaire entre nous et la vie.
Alors, avant chaque départ, on fait le ménage.
On vide la boîte mail.
On met à jour l’administratif.
On passe ce coup de téléphone qu’on repousse depuis des semaines.
On envoie ce message pour demander pardon.
On regarde aussi là où on n’a pas été à la hauteur.
On reconnaît un peu plus nos parts d’ombre.
Et surtout, on remercie celles et ceux qui tiennent la maison, la famille et les affaires pendant qu’on part.
On essaie de laisser le moins de choses possibles en suspens.
En réalité, je prépare ces départs comme j’aimerais préparer ma mort.
Pas avec de la peur.
Avec une vie ordonnée.
Des responsabilités honorées.
Des relations paisibles. Ou au moins apaisées.
Et de l’amour plein le cœur.
Prêt à tout donner.
Prêt à tout entendre.
Prêt à tout vivre.
Parce que si je pars déjà saturé par mon existence, comment accueillir sereinement les refus, la faim, les tensions avec Nans ?
En 46 voyages, je n’ai jamais trouvé la mort.
Ouf 😅 !
Mais chacun d’eux m’a appris un peu plus à vivre.
Alors oui, je me retourne toujours avec une gravité particulière lorsque je ferme la porte de chez moi avant un départ.
Rentrer vivant, c’est l’objectif.
Mais partir vivant, c’est le vrai travail.