19/08/2026
FIN DE VIE : ET LA VIE DES PERSONNES ÂGÉES À LA ROCHELLE ?
Aujourd’hui, 19 août 2026, la loi créant un droit à l’aide à mourir est publiée au Journal officiel.
Cette loi, portée pendant des années par Olivier Falorni, aujourd’hui maire de La Rochelle et président du CCAS, marque l’aboutissement d’un combat politique majeur autour de la fin de vie.
Mais une question nous paraît incontournable :
Que fait-on, ici, à La Rochelle, pour garantir la qualité de vie des personnes âgées avant la fin de leur vie ?
Car pendant que les grands débats nationaux portent sur la dignité et la fin de vie, dans les EHPAD du CCAS de La Rochelle, les agents sont à bout.
Les difficultés sont partout.
Des postes restent vacants et ne sont pas remplacés.
L’équipe de remplacement, qui devrait permettre de pallier les absences, est elle-même utilisée pour occuper durablement des postes fixes.
Le recrutement des soignants devient de plus en plus difficile, malgré le recours à des plateformes comme Hublo.
Des postes permanents occupés par des fonctionnaires sont aujourd’hui proposés en CDD, alors même que nous interrogeons la collectivité sur le respect du statut.
Les établissements sont mis en concurrence entre eux et les moyens semblent être arbitrés dans une logique d’économies, alors que les besoins des résidents et des agents augmentent.
Les tensions s'accumulent dans les équipes. Les agents nous font remonter leur épuisement, leur mal-être et leur sentiment de ne plus pouvoir exercer leur métier dans de bonnes conditions.
Ce n’est pas une situation propre à un seul EHPAD. C’est une difficulté qui touche l’ensemble du secteur de l’autonomie du CCAS.
Et pourtant, malgré ces alertes, le dialogue politique reste aux abonnés absents.
La CGT a demandé un rendez-vous à la vice-présidente du CCAS afin de pouvoir échanger directement sur l’avenir du maintien à domicile, le fonctionnement des EHPAD, les moyens consacrés à l’action sociale et l’absence de dialogue social.
Nous n’avons reçu aucune réponse.
Derrière les tableaux d’effectifs, les postes budgétaires et les économies à réaliser, il y a des femmes et des hommes qui travaillent auprès de personnes âgées fragiles.
Et derrière chaque agent épuisé, il y a aussi un résident qui mérite d’être accompagné avec du temps, de l’attention et de la dignité.
La dignité ne doit pas seulement être défendue à la fin de la vie. Elle doit être garantie tout au long de la vie.
Alors aujourd’hui, nous posons publiquement la question à Olivier Falorni, maire de La Rochelle et président du CCAS :
Quelle politique pour les personnes âgées à La Rochelle ?
Quels moyens pour nos EHPAD ?
Quels effectifs pour accompagner dignement les résidents ?
Quelle place pour les agents titulaires ?
Et surtout : combien de temps encore faudra-t-il alerter avant que les élus acceptent enfin de nous recevoir ?
La CGT refuse que le CCAS et ses EHPAD se dégradent progressivement au nom des économies.
Les personnes âgées ne sont pas une variable d’ajustement.
Les agents ne sont pas une variable d’ajustement.
Le service public n’est pas une variable d’ajustement.