14/10/2026
🧐Et si transmettre, c’était aussi apprendre à changer de place ?
J’ai à cœur de proposer à mes élèves en CAP AEPE des espaces de réflexion, expérimentation et de les amener à questionner leurs pratiques.
Le but : qu’elles commencent à construire leur posture professionnelle.
Mon fil rouge ou ma phrase type : Et concrètement sur le terrain ce serait comment ?
À travers des ateliers-missions (ludopédagogie), je les invite à se mettre en situation, à prendre des décisions, à argumenter leurs choix et à envisager les conséquences de leurs actions.
L’objectif : ne pas seulement savoir, mais commencer à penser et à agir en professionnelles.
Récemment, je leur ai également proposées un temps de création d’activité.
Un moment pour libérer la créativité, oser des idées, imaginer, concevoir.
C’est aussi un moyen de prendre conscience de tout ce que la préparation d’une activité mobilise : observer, définir des objectifs, choisir du matériel, anticiper les besoins, adapter les consignes, penser à la sécurité et tenir compte des capacités de l’enfant.
En effet, derrière une activité qui semble simple se cache un véritable travail de réflexion pédagogique.
Et puis, il y a une autre dimension essentielle : se mettre à la place de l’enfant.
Que ressent-on lorsqu’on découvre une consigne ? Que mobilise-t-on pour créer, manipuler, essayer, se tromper, recommencer ? Quelle place laisse-t-on à l’imagination, à l’autonomie et au plaisir de faire ?
Expérimenter soi-même permet parfois de mieux comprendre ce que l’on demandera demain aux enfants que l’on accompagnera.
J’aime cette idée que la formation puisse être un espace où l’on ne se contente pas d’apprendre, mais où l’on éprouve, où l’on questionne et où l’on construit avec un vrai sens.
Transmettre, c’est parfois inviter à changer de place pour mieux comprendre celle de l’autre.
Et vous, quelle place accordez-vous à l’expérimentation et à la réflexion dans vos pratiques de formation ?