Stéphanie Carpentier - Cabinet de Psychothérapie

Stéphanie Carpentier - Cabinet de Psychothérapie Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Stéphanie Carpentier - Cabinet de Psychothérapie, Psychothérapeute, 1 Avenue de Verdun, Lambesc.

03/08/2026

3 femmes qui portent un projet : aider les humain-es touché-es par des traumas avec le Vivant, par le corps.

3 femmes qui portent leurs espoirs d'une société plus solidaire, non jugeante, accueillante et où la justice ne serait pas qu'un mot creux.

3 femmes qui sont orientées par des valeurs féministes, écologistes, antispécistes et antifascistes et q***r.

3 femmes qui proposent des ateliers experientiels gratuits les samedis après-midis une fois par mois. Avec le troupeau des chevaux en médiation équine, avec de l'art thérapie, des ateliers d'écriture, du yoga réparation ou encore du kitsungi du corps.

3 femmes qui vont lancer à la rentrée des groupes de travail autour du thème de l'emprise et de la réparation.

3 femmes qui y croient et poursuivent la lutte.
Parce que de lutte il est question face aux inégalités et aux violences de genre, aux oppressions systémiques et aux violences sexuelles.

3 femmes accompagnées par d'autres femmes et des hommes et constituent un collectif. Un clan.
Le clan de Beyla.

Ces 3 femmes sont :
Stéphanie à gauche, Giulia à droite et moi Blandine au milieu.

Et on vous attend toutes et tous à la rentrée pour nous rejoindre dans le clan 🐺✨️ !

Merci à Christelle Calmettes pour la photo 💜

09/07/2026
23/06/2026

Émilie, Elisabeth et Jeanne n’ont jamais été à l’aise, enfants, chez elles. Elles ont grandi dans des foyers où plane la menace de l'inceste. Blagues graveleuses, sexualité exhibée et impossible intimité des enfants. Elles racontent les traces profondes que ça a laissées dans leur vie ...

☎️ APPEL à COMMUNICATIONSVenez présenter votre analyse sur le thème de "l'emprise".Nous recherchons des interventions su...
29/05/2026

☎️ APPEL à COMMUNICATIONS

Venez présenter votre analyse sur le thème de "l'emprise".
Nous recherchons des interventions sur les aspects juridiques, psychiques, sociétaux...
Ce colloque organisé par Psy Cause, l'IFAPP et la FNP explorera l'emprise dans tous ses états.

Les appels à communication sont à adresser à [email protected]

24/05/2026

« PATRICK BRUEL : AU NON DU PÈRE »
par Charles Rojzman

L’animatrice et autrice Flavie Flament a annoncé publiquement son intention de porter plainte contre Patrick Bruel pour des faits qu’elle qualifie aujourd’hui de viol alors qu’elle était mineure.

Cette déclaration intervient dans un climat déjà profondément bouleversé par les révélations successives de l’après-MeToo, où remontent à la surface, parfois des décennies plus t**d, des relations autrefois tues, minimisées ou même présentées comme ambiguës, consenties, « normales » dans certains milieux artistiques et intellectuels des années 1970 à 1990.

L’affaire touche d’autant plus l’opinion que Flavie Flament avait déjà raconté dans son livre La Consolation les violences subies adolescente de la part du photographe David Hamilton.

Le nom de Patrick Bruel vient désormais s’ajouter à une longue série de figures publiques — producteurs, écrivains, acteurs, chanteurs, journalistes — rattrapées par une époque qui revisite brutalement les zones grises du désir, de l’emprise et du consentement.

Au-delà de chaque dossier particulier, c’est toute une civilisation qui semble soudain interroger son propre rapport à l’autorité, à l’enfance, à la transmission et à la disparition progressive des limites symboliques entre adultes et adolescents.

L’effacement du père : le commencement du désert

Il n’y a plus de pères en Occident. Il y a des hommes fatigués, des géniteurs hésitants, des adultes qui demandent pardon d’exister, des éducateurs terrorisés à l’idée d’interdire, des vieillards adolescents poursuivant jusque dans les chairs les plus jeunes le mirage obscène de leur propre survivance.

Mais le père, lui, a disparu. Et sa disparition n’a pas produit la liberté promise : elle a ouvert un désert.

Depuis MeToo, les morts parlent.

Ou plutôt : les spectres.

Les noms remontent à la surface comme des cadavres gonflés rejetés par une mer longtemps tranquille.

Harvey Weinstein, ogre hollywoodien dont tout le monde connaissait pourtant les appétits ; Roman Polanski, génie sanctifié malgré les ombres ; Gabriel Matzneff, longtemps célébré dans les salons littéraires comme un esthète de la transgression avant que Vanessa Springora ne révèle ce que cachait cette prose parfumée de culture : le corps d’une adolescente livré au narcissisme d’un homme vieillissant ; Gérard Depardieu, titan déchu ; Patrick Bruel ; Flavie Flament racontant les blessures anciennes ; et derrière eux une foule d’acteurs, de chanteurs, de producteurs, d’humoristes, de journalistes, d’influenceurs, toute une aristocratie de la célébrité soudain traversée par les voix t**dives de celles qui furent jeunes, très jeunes, parfois presque des enfants.

Et l’on voudrait réduire cela à des dossiers judiciaires, à des mensonges, à des règlements de comptes, à des vengeances différées, à des ambiguïtés sentimentales.

Certes, il y a parfois du ressentiment, parfois des souvenirs reconstruits, parfois des intérêts troubles ; il y a même cette misère contemporaine qui pousse certains à convertir leur souffrance en capital moral.

Mais ce serait une erreur de croire que l’essentiel réside là.

Car ce qui remonte aujourd’hui n’est pas seulement la parole des femmes : c’est le refoulé d’une civilisation entière.

L’Occident moderne aura voulu abolir toute verticalité. Il aura pris la limite pour une oppression, l’autorité pour une violence, la transmission pour une domination.

Dans sa haine du patriarcat, il n’a pas seulement détruit certains abus : il a détruit jusqu’à la légitimité même de transmettre.

Le père fut assimilé au tyran ; le maître à un humiliateur ; l’interdit à une pathologie morale.
Alors on a élevé des enfants sans frontières intérieures.

L’enfant-roi : cette créature publicitaire du narcissisme démocratique.

L’adolescent transformé en petit souverain émotionnel.

La jeune fille livrée dès douze ou treize ans au marché planétaire du regard.

Car les réseaux sociaux ne sont pas seulement des outils : ils sont les bordels affectifs d’une civilisation épuisée. On y expose des corps avant même que des consciences aient commencé à naître. On y apprend à des adolescentes que leur valeur réside dans la visibilité, dans le désir suscité, dans l’image offerte.

Et face à elles se tiennent désormais des adultes qui ne veulent plus être adultes.

Des hommes vieillissants qui ne cherchent plus à transmettre mais à séduire ; non plus à protéger mais à consommer ; non plus à initier au monde mais à se nourrir narcissiquement de la jeunesse des autres comme des vampires fatigués aspirant encore un peu de sang avant la nuit finale.

Autrefois, le père symbolique se dressait précisément à cet endroit. Il disait non.

Non parce qu’il méprisait le désir, mais parce qu’il connaissait sa violence.

Il savait qu’un être encore inachevé ne peut porter seul le poids de son propre consentement.

Il savait qu’une adolescente fascinée par un homme célèbre, puissant ou admiré n’est pas libre au sens où le prétend la mythologie contemporaine.

Car qu’est-ce qu’un consentement lorsqu’on n’a pas encore achevé de se construire soi-même ?

Question devenue presque obscène dans un monde qui a sacralisé le désir individuel comme autrefois les religions sacralisaient Dieu.

Oui, certaines de ces jeunes filles semblaient consentantes. Certaines croyaient aimer. Certaines défendaient même ceux qui les séduisaient.

Mais précisément : c’était à l’adulte de résister.

C’était à lui d’assumer la limite.

Or notre époque a remplacé la responsabilité par la jouissance et la maturité par le narcissisme.

Il faut relire aujourd’hui certaines pages des années 70 pour comprendre l’étendue du désastre.

Toute une génération intellectuelle célébrait alors la transgression comme une délivrance.

L’écart d’âge devenait poésie ; la précocité sexuelle, émancipation ; la corruption des frontières morales, signe de modernité.

Celui qui rappelait qu’une enfant devait être protégée passait pour réactionnaire, catholique honteux ou fasciste latent.

La bourgeoisie libertaire croyait détruire les prisons morales ; elle préparait surtout un monde sans défenses.

Et maintenant les voix remontent. Lentement. Tardivement. Confusément parfois.

Des femmes devenues adultes racontent avec des mots nouveaux ce qu’elles avaient vécu adolescentes : l’emprise, la fascination, la sidération, la honte, le sentiment d’avoir participé elles-mêmes à ce qui les détruisait.

Certaines hésitent encore. D’autres se rétractent. D’autres accusent avec une violence absolue.

Peu importe au fond : le phénomène dépasse infiniment chaque cas particulier.

Ce qui se révèle ici, c’est une civilisation incapable de protéger ses enfants parce qu’elle ne croit plus à la légitimité de l’adulte.

Et ce vide ne demeure jamais vide.

À mesure que disparaît le père symbolique surgissent d’autres absolutismes : militantismes hystériques, religions identitaires, fanatismes moraux, radicalités politiques, idéologies victimaires, gourous numériques.

L’activiste wokiste, le militant palestiniste exalté, l’étudiant ivre de pureté morale ne sont pas les enfants de la révolution : ils sont les enfants du vide.

Leur rage tient lieu de verticalité. Leur indignation remplace la transmission. Leur morale est celle d’orphelins cherchant désespérément une Loi dans un monde qui n’ose plus en formuler aucune.

Ainsi l’Occident oscille désormais entre deux barbaries : la permissivité sans limites et le retour du sacré fanatique.

D’un côté, le marché intégral du désir ; de l’autre, la tentation de systèmes autoritaires promettant enfin des frontières claires, des interdits, une structure, une hiérarchie.

Car l’homme ne vit jamais longtemps dans le pur relativisme : lorsqu’aucune limite juste ne subsiste, il finit toujours par désirer des limites tyranniques.

Le drame contemporain n’est donc pas seulement moral ou sexuel. Il est métaphysique.

Une civilisation qui ne sait plus dire non abandonne fatalement ses enfants aux prédateurs, aux manipulateurs, au marché des corps, à la pornographie affective des réseaux, aux adultes narcissiques qui confondent encore leur désir avec un droit.

Et derrière chaque scandale, derrière chaque plainte t**dive, derrière chaque adolescente livrée trop tôt au regard des hommes, revient la même question — terrible, immense, silencieuse :

qui protège encore l’enfance lorsque plus personne ne veut assumer la charge d’être adulte ?

Charles Rojzman

23/05/2026
18/04/2026

Merci à toute l’équipe pour cet extraordinaire moment de partage porteur d’avenir 🥰🥰🥰

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