30/05/2026
ChĂšres confrĂšres, agriculteurs, grossiste, distributeurs
Suite Ă notre rendez-vous de ce matin avec les reprĂ©sentants des diffĂ©rentes directions du ministĂšre de lâAgriculture impliquĂ©es dans le plan de contrĂŽle annoncĂ© par communiquĂ©, lâAFPC dĂ©pose un recours au Conseil dâĂtat afin de protĂ©ger nos dĂ©bouchĂ©s, faire valoir nos droits et sauver une filiĂšre qui se structure pour proposer des produits sains et de qualitĂ©, trĂšs Ă©loignĂ©s de la version diffamatoire qui nous a Ă©tĂ© dĂ©crite.
Ce matin, lâAFPC sâest retrouvĂ©e face Ă des reprĂ©sentants ne semblant pas mesurer la portĂ©e de leurs actes, leurs consĂ©quences ni leurs responsabilitĂ©s. Abattre une filiĂšre agricole, sans accompagnement ni mesures transitoires : voilĂ lâobjectif que le ministĂšre de lâAgriculture semble aujourdâhui poursuivre.
Depuis 6 ans, lâAFPC et les autres organisations syndicales du secteur tentent, par le dialogue et la construction, de poser un cadre cohĂ©rent avec les autoritĂ©s publiques. Mais lâincomprĂ©hension des enjeux nous pousse Ă nouveau, comme en 2021, Ă passer par la voie juridique. En retirant les produits alimentaires contenant du C*D, sous prĂ©texte de lutter contre les molĂ©cules synthĂ©tiques qui, selon eux, entraĂźneraient « des problĂšmes sanitaires graves et croissants », le ministĂšre fait un amalgame inacceptable pour les agriculteurs.
Nos produits soulagent, apaisent et facilitent la vie de nombreux consommateurs. Ils sont issus dâun travail agricole sĂ©rieux, encadrĂ©, transparent et responsable. De lĂ Ă nous traiter dâempoisonneurs, il nây a quâun pas. Le ministĂšre lâa franchi.
Aujourdâhui, le constat est dĂ©solant : cette politique publique va manquer sa cible. Les molĂ©cules synthĂ©tiques responsables de nombreux problĂšmes sanitaires restent largement commercialisĂ©es, faute dâinstrument juridique adaptĂ© pour les interdire. Dans le mĂȘme temps, des entreprises respectueuses des rĂšgles et des consommateurs risquent de mettre la clĂ© sous la porte, au nom dâune Ă©tude scientifique qui reconnaĂźt elle-mĂȘme ne pas pouvoir prouver la dangerositĂ© du C*D.
Nous vous tiendrons informĂ©s dĂšs lâarrivĂ©e de nouveaux Ă©lĂ©ments.