08/10/2026
Quand on perd quelqu'un notre cœur s'arrache. Une part de nous meurt avec l'autre.
Nous avons l'impression que notre esprit s'effondre progressivement, que la tristesse nous envahie, et soudain le monde nous semble différent.
Lorsque j'avais 14 ans mon père est mort brutalement. C'était comme si on déchirait mon corps de l'intérieur. Mon premier réflexe a été de hurler "NOOOOON !" :
J'ordonnais qu'elle me rende mon père. Oui, j'étais dans l'illusion que je pouvais faire plier la vie.. je n'ai fait au final qu'apprendre à lutter, résister à quelque chose qui s'était déjà produit.
Je crois qu'au delà du sentiment qu'il me laissait alors que j'avais encore besoin de lui, au delà de la sensation immense d'impuissance que je vivais, il y avait un sentiment persistant :
"je ne pourrais plus jamais lui montrer que je l'aime" .
Chaque jour, j'accompagne des personnes dans leurs deuils, chacun a une histoire, une relation différente au défunt, à la mort et à ses émotions, et cette impression d'"inachevé" laisse souvent la place aux regrets.
J'ai voulu régler ça dans ma vie, entre autre en évitant les regrets et l'inachevé, c'est à dire en cherchant à tout régler.
Et finalement, peut-être que le vrai contraire de l'inachevé n'est pas de tout régler.
C'est simplement d'être là, maintenant, et malgré tout, de s'autoriser la légèreté.
Merci de partager, que ça réchauffe le coeur à d'autre;
Prenez soin de vous.
Alexia