11/08/2026
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, le mot « vacances » évoque des réalités bien différentes.
La plupart d’entre nous attendent les vacances pour souffler.
Parfois depuis plusieurs semaines.
On les prépare, on les imagine, on compte presque les jours avant de pouvoir enfin arrêter.
Et puis vient le moment où la mécanique s'arrête.
Plus de réveil pour aller travailler.
Plus de trajets quotidiens.
Plus de contraintes professionnelles.
Plus besoin, pendant quelques jours, de tenir exactement le même rôle.
Le rôle professionnel auquel on s’accroche coûte que coûte.
Celui du parent qui assure.
La personne qui dit que tout va bien.
Celui ou celle qui continue parce qu'il faut continuer.
Et lorsque tout cela s'arrête, que se passe-t-il ?
Pas nécessairement un grand bilan.
Pas nécessairement une prise de conscience.
Parfois, on profite simplement.
Parce que ces vacances, on les attendait tellement qu'on n'a aucune envie de penser à autre chose.
Dans d’autres cas, il suffit de quelques instants pour qu'une question traverse l'esprit :
Est-ce que je veux vraiment reprendre exactement comme avant ?
Est-ce que cette façon de vivre me convient encore ?
Est-ce que je suis simplement fatigué... ou est-ce que quelque chose, dans ma vie, aurait besoin de changer ?
Ces questions peuvent rester quelques secondes.
Ou revenir plusieurs fois pendant les vacances.
Et parfois, elles ne viennent même pas.
Parce qu'il faut d'abord récupérer.
Parce qu'on est trop épuisé pour réfléchir.
Ou simplement parce qu'on profite pleinement de cette parenthèse.
Les vacances ne sont donc pas nécessairement un temps de bilan.
Mais elles ont ceci de particulier : elles interrompent, même temporairement, la mécanique dans laquelle nous vivons le reste de l'année.
Et cette interruption peut parfois suffire à nous faire regarder notre quotidien autrement.
Avec, pour certains, une question qui finira peut-être par rester :
Est-ce que j'ai vraiment envie de recommencer comme avant ?
Et tout le monde n’a d’ailleurs pas la possibilité de vivre cette parenthèse de la même manière. C’est encore un autre sujet…