07/10/2026
Il y a quelque temps, courir ne faisait tout simplement plus partie de ma vie.
Ce n’était pas difficile.
Ce n’était pas compliqué.
C’était devenu, dans ma tête, impossible.
Et aujourd’hui, je redécouvre le plaisir de courir.
Pas pour le chrono.
Pas pour la performance.
Simplement pour le plaisir de pouvoir à nouveau faire quelque chose que je pensais avoir perdu.
Courir.
Un mouvement tellement simple, tellement fondamental pour l’être humain… et qui prend une tout autre valeur quand, un jour, on ne peut plus le faire.
Mais cette reprise me fait surtout réaliser autre chose.
Ce qui est impossible aujourd’hui ne le sera pas forcément demain.
Et le plus troublant, c’est qu’on ne sait pas toujours ce qui redeviendra possible.
On finit pourtant par construire notre vie autour de certitudes :
« Je ne peux plus. »
« Ce n’est plus pour moi. »
« Je ne pourrai jamais. »
Et petit à petit, une situation réelle devient une barrière mentale.
Je ne pouvais pas courir.
Aujourd’hui, je peux de nouveau courir un peu.
Je ne sais pas encore jusqu’où cela m’emmènera.
Mais peut-être que la vraie leçon est justement là :
ne pas décider aujourd’hui de ce qui sera impossible demain.