08/08/2026
Il y a des décisions qui ne ressemblent pas vraiment à des décisions.
Chaque année, au mois d’août, il y a cette échéance.
Un clic.
Un paiement.
Et derrière… deux embryons.
Deux embryons qui représentent tellement plus que quelques cellules conservées dans une clinique.
Ils représentent des années de PMA.
Des espoirs. Des échecs. Des sacrifices.
De l’argent dépensé sans jamais avoir la garantie d’arriver au bout.
Des moments de doute, de colère, d’injustice aussi.
Et puis, au bout de tout ça, deux petits garçons qui sont aujourd’hui bien réels et qui ont rendu tout ce parcours tellement plus doux à regarder.
Mais il reste ces deux embryons.
Et avec eux, cette question qui revient chaque année :
Est-ce qu’on continue de les conserver ?
Parce que payer, c’est laisser une porte ouverte.
Une porte qu’on ne sait pas si on franchira un jour.
Et ne pas payer… c’est accepter de la fermer.
Définitivement.
Et je crois que c’est ça qui est le plus difficile à expliquer quand on n’a jamais vécu la PMA.
Comment faire le deuil d’un enfant qui n’existe pas encore ?
Comment faire le deuil d’un troisième enfant… ou d’un quatrième, ou d’un cinquième ?
Comment renoncer à une possibilité ?
Parce que même quand on se dit que quatre, c’est déjà une belle famille.
Même quand la raison nous dit que c’est peut-être suffisant.
Même quand la vie est déjà belle.
Il reste parfois cette petite voix qui murmure :
« Et si un jour on en avait envie ? »
Et moi, cette envie d’un troisième enfant, elle existe.
Je ne sais pas ce qu’elle deviendra.
Je ne sais pas si elle sera encore là demain.
Je ne sais pas si elle deviendra un projet, ou simplement un « et si… » qui restera quelque part dans un coin de ma tête.
Mais aujourd’hui, elle est là.
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