30/07/2026
Il y a des silences que je reconnais.
Ceux qui s’installent après une absence. Ceux qui habitent les regards. Ceux qui se nichent dans un corps qui continue d’avancer, alors qu’une partie de lui est restée auprès de l’être aimé.
Il y a trois ans, la vie m’a demandé d’apprendre à vivre sans ma maman.
Depuis, quelque chose a changé en moi.
Je ne regarde plus la douleur de la même manière. Je ne touche plus les corps de la même façon.
Alors, lorsque j’accueille une personne en deuil, mon cœur s’ouvre un peu différemment. Avec cette pudeur que seule l’épreuve enseigne. Avec cette infinie tendresse que l’on développe lorsqu’on sait combien certains jours demandent un courage immense.
Je sais que chaque histoire est unique. Je ne prétends pas comprendre la vôtre.
Mais je peux vous offrir une présence sincère. Des mains qui ne cherchent pas à effacer la peine, seulement à alléger, l’espace d’un instant, le poids qu’elle laisse dans le corps.
Parce que le deuil ne vit pas seulement dans le cœur.
Il s’imprime dans les épaules qui se crispent, dans le souffle qui se retient, dans la fatigue qui s’installe, dans cette sensation d’être là… sans être tout à fait là.
Si mes massages sont un soin pour le corps, ils sont aussi, parfois, un refuge pour l’âme.
Et lorsque vous repartez avec un souffle un peu plus libre, je me dis que, quelque part, nos histoires se sont rencontrées avec beaucoup de douceur.
🤍 À toutes celles qui traversent l’absence… je vous envoie toute ma tendresse.
PS : merci à la femme que j’ai reçue aujourd’hui pour sa confiance 🙏🏼