08/10/2026
Il est 21 h 43. Ton dîner refroidit à côté de ton ordinateur. Tu relis la même phrase depuis dix minutes, la mâchoire serrée, avec cette envie de pleurer parce que tu voudrais juste réussir à terminer cette page et mettre enfin ton offre au monde.
Dans tes notes, tout est là. Ce que tu veux transmettre, ce que tu voudrais changer, cette façon de travailler que tu ne trouves nulle part et que tu as décidé de créer.
Mais ce soir, tu n’arrives plus à choisir un mot.
Aujourd’hui, tu as répondu « aucun souci » à une demande de trop, encaissé le bruit, les notifications, retenu ce que tu pensais pour ne pas paraître excessive. Tu as repoussé ton déjeuner pour finir un appel. Maintenant que personne ne te demande rien, tu voudrais avancer sur ce qui compte pour toi. Et tu n’as plus de jus.
Tu prends ton téléphone. Une vidéo t’explique que pour retrouver ton « énergie féminine », tu devrais être plus douce, plus réceptive, apprendre à lâcher prise.
Même épuisée, il faudrait encore apprendre à devenir une autre femme.
Mais quand est-ce qu’on parle de celle qui est là, devant cet écran, et de ce dont elle a besoin pour vivre et créer ?
Son énergie a une réalité biologique : de l’ATP pour faire fonctionner ses cellules, un système nerveux qui répond aux sollicitations, des besoins de sommeil, de nourriture, de récupération. Et des conditions de vie qui lui permettent — ou non — d’y répondre.
Quand tu entreprends avec une sensibilité à vif, un fonctionnement neuroatypique ou un cycle difficile à vivre, pouvoir aménager ton quotidien compte jusque dans ce moment précis : avoir encore les ressources pour prendre une décision, publier ton travail, défendre ton prix.
Le féminin que je veux voir libre peut déranger, refuser, désirer, créer quelque chose qu’on n’attendait pas. Il peut être tendre, brut, sauvage, sans avoir à rendre chacune de ses expressions agréable aux autres.
Moi, c’est Juliette Caroff, naturopathe en santé féminine. J’aide les femmes entrepreneuses à ne plus choisir entre ambition et santé.
Je te souhaite l’énergie de changer le monde, au lieu de t’ép