08/07/2026
On pourrait croire qu'un secret s'efface lorsqu'il n'est jamais évoqué. Pourtant, en psychogénéalogie, il arrive que ce qui n'a pas pu être dit continue de se transmettre autrement.
➡️ Première génération : un événement est vécu comme trop douloureux, honteux ou dangereux. Le silence s'installe pour protéger ou survivre.
➡️ Deuxième génération : les enfants perçoivent qu'il existe un non-dit. Ils ressentent des tensions, des émotions ou des interdits sans pouvoir les nommer. C'est ce que les psychanalystes Nicolas Abraham et Maria Torok ont appelé la crypte.
➡️ Troisième génération : le secret n'est parfois même plus connu, mais certains de ses effets peuvent persister sous forme de mal-être, de répétitions ou d'un sentiment diffus que "quelque chose ne s'explique pas". Les mêmes auteurs parlent alors du fantôme transgénérationnel.
La psychogénéalogie ne cherche pas à établir des certitudes, mais à explorer des pistes de compréhension lorsque des répétitions ou des souffrances interrogent.
Parfois, comprendre son histoire permet simplement de reprendre sa place et d'écrire la suite avec davantage de liberté.
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