Pharmacie de la Clairette

Pharmacie de la Clairette Médecine et santé

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 58Il se boit plus de 11 000 litres de Coca Cola chaque seconde dans le monde ou de qu...
01/08/2026

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 58

Il se boit plus de 11 000 litres de Coca Cola chaque seconde dans le monde ou de quoi remplir 14 piscines olympiques par jour mais connaissez vous l’histoire de sa bouteille ?

En 1885, la fameuse recette est imaginée par un pharmacien américain, John Pemberton ; son comptable choisit son nom pour rappeler les deux ingrédients de la composition originelle, la feuille de coca et la noix de cola et crée l’inscription emblématique dans la police Spencer, très en vogue à l’époque, enrichie d’une pointe de style Art nouveau.
Jusqu’en 1915 toutes les bouteilles de Coca Cola, qui connaît déjà un énorme succès, arborent des lignes droites et sont de ce fait facilement imitables par la concurrence ; la société demande donc à plusieurs compagnies de dessiner un emballage spécifique lors d’un concours de design ; le cahier des charges est précis : « reconnaissable par n’importe qui même dans le noir, et avec une forme telle que, même si elle était cassée, une personne puisse dire ce que c’était . »
Et c’est donc en 1915 que la Root Glass compagny dépose le brevet de la fameuse bouteille « Contour » : l’un de ses souffleurs de verre s’inspire pour sa forme des courbes et des rainures d’une cabosse de cacao, croyant à tort qu’elle entre dans la composition secrète de la boisson, et teinte le verre d’une touche de vert.
C’est la r***e française « la Mode » en 1925 qui crée l’expression « Contour » pour décrire la bouteille même si les américains parlent aujourd’hui de « Coke bottle » pour la désigner.
Pour faciliter son transport, l’entreprise amaigri sa bouteille, aboutissant au design qu’on lui connaît et la faisant entrer dans la culture pop avec Andy Warhol en particulier ; elle est d’ailleurs exposée au MOMA (museum of modern art) de New York.
Sa dernière cure de jouvence date des années 2000 où elle est allégée de quelques grammes, ce qui fait quand même économiser 52 000 tonnes de verre pour la seule année 2006 !

Le mois prochain, l’histoire d’un champignon qui est verni...

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13/07/2026
LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 57L’heure était grave, le chirurgien savait qu’il avait entre ses mains la vie de son...
01/07/2026

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 57

L’heure était grave, le chirurgien savait qu’il avait entre ses mains la vie de son patient. L’intervention était délicate, il devait faire une incision précise. Toute l’équipe attendait fébrilement ses consignes : « Allez, c’est parti, passez moi le … truc qui coupe » Le truc qui coupe ? Bistouri ou scalpel ? Quelle est donc la différence ?

Le bistouri est l’instrument du chirurgien pour pratiquer des incisions de la peau ou en profondeur dans les organes. La première mention du terme « bistouri » apparaît dans un ouvrage de 1564 du célèbre chirurgien Ambroise Paré. Son étymologie un peu floue semble venir de Pistoia, ville d’Italie réputée pour ses petits couteaux, les « pistori » déformés par l’intonation italienne en bistori d’où bistouri. Les bistouris sont donc à l’époque des instruments pliants, vraisemblablement pour protéger leur tranchant. C’est seulement au 19ème siècle qu’apparaissent les bistouris à lame fixe.
Ces derniers sont de deux types :
- réutilisable : le bistouri est constitué d’un manche en acier (le porte-lame) et d’une lame à usage unique extrêmement affûtée, à la forme variable (droite, recourbée, arrondie, en faucille…) en fonction des besoins du chirurgien ; le manche est stérilisé après usage.
- à usage unique : leur lame n’est pas démontable, leur manche est en plastique et le tout est jetable.
Le scalpel quant à lui n’est pas utilisé pour la chirurgie mais pour la dissection. C’est l’instrument de l’anatomiste. En forme de petit couteau, le manche et la lame pointue sont indissociables contrairement au bistouri et il doit être réaffûté régulièrement. Le terme « scalpel » vient du latin scalpellum, diminutif de scalprum signifiant « outil tranchant »
En résumé, le scalpel c’est pour les morts quand le bistouri c’est pour les vivants ! La langue anglaise ne s’embarrasse pas de ces considérations puisqu’elle utilise le mot scalpel dans les deux cas.
Du coup, si vous devez vous faire opérer, demander quand même au chirurgien si sa préférence le porte plutôt vers le bistouri ou le scalpel !

Le mois prochain, l’histoire d’une bouteille cabossée...

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09/06/2026

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 56« Sur ton visage une larme Vient de couler en silence A l’instant où je t’ai dit tr...
01/06/2026

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 56

« Sur ton visage une larme Vient de couler en silence A l’instant où je t’ai dit tristement Je m’en vais demain » : ces paroles mélancoliques d’une chanson de Lucky Blondo semblaient prémonitoires et comme destinées à une pierre de feu. Faisons donc connaissance avec la mystérieuse obsidienne ?

L’obsidienne est une roche volcanique vitreuse, translucide à opaque, le plus souvent noire, provenant de laves riches en silice remontant rapidement des profondeurs ; elle se forme lorsque la lave se solidifie si vite que les atomes qui la composent n’ont pas le temps de cristalliser (un refroidissement plus lent entraînerait une silice cristalline, c’est à dire du quartz).
Son nom viendrait du patronyme « obsidius », soldat romain qui l’aurait découverte en Éthiopie d’après Pline l’Ancien.
L’une des variétés les plus intéressantes s’appelle « larmes d’apaches » : ce sont des petites « gouttes » d’obsidienne d’environ 2 cm de diamètre, comme des nodules ou des billes, que l’on trouve principalement en Arizona. La légende indienne rapportant leur apparition est malheureusement triste et poétique à la fois ; elle raconte qu’alors que les Apaches avaient fait plusieurs tentatives de paix, un groupe d’entre eux fut pris en embuscade par les soldats de l’armée américaine. La majorité fut tuée ; ceux qui parvinrent à s’échapper se retrouvèrent en haut d’une falaise et, se rendant compte qu’ils n’avaient nulle issue de fuite, choisirent de sauter dans le vide plutôt que d’être massacrés. Quand les femmes de ces guerriers apprirent la nouvelle, leurs larmes de chagrin tombées à terre furent transformées par le Grand Esprit en petites pierres noires.
On dit que celui qui possède une larme d’apache ne pleurera plus car la femme apache a déjà versé ses larmes à sa place.
Depuis la préhistoire, l’obsidienne a servi à confectionner des armes (pointes de flèches) ou des outils tranchants (couteaux, racloirs) par cassure des blocs puis mise en forme, à la façon du silex ; les égyptiens en faisaient des instruments de chirurgie, ancêtres du bistouri, pour inciser les corps lors des embaumements ; les Aztèques quant à eux la considérait comme une pierre magique et sacrée ; ils s’en servaient pour fabriquer des miroirs dans lequel ils lisaient l’avenir. Ils s’en servaient aussi pour fabriquer les lames des couteaux utilisées lors des sacrifices humains, ce qui est paradoxal, car la lithothérapie utilise la poudre d’obsidienne comme cicatrisant !
De nos jours, elle s’emploie avec un usage plus pacifique en joaillerie, montée en bague ou pendentif où elle pourfendrait les ténèbres et chasserait illusions, mythes et fantômes d’après la symbolique de pierre protectrice qui lui est attribuée.

Le mois prochain, l’histoire d’un sujet qui tranche...

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LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 55La réglisse… Nous la connaissons tous, bercés par nos souvenirs de jeunesse. On rec...
01/05/2026

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 55

La réglisse… Nous la connaissons tous, bercés par nos souvenirs de jeunesse. On reconnaissait alors les vrais amateurs au fait qu’ils déroulaient et dégustaient des rouleaux spiralés noirs de la précieuse friandise pendant la récré. Depuis le temps est passé mais certains d’entre nous ont gardé une appétence intacte pour elle. Néanmoins connaissent ils sa face sombre ?

La réglisse (Glycyrrhiza glabra, du grec racine (rhiza) sucrée (glucus) sans poils (glabra)) est une plante vivace herbacée pouvant atteindre 1,5m de haut et portant des petites fleurs bleuâtres à violacées au printemps. Elle s’étend par sa souche ligneuse très développée et ce sont ses rhizomes (qui sont en fait ses tiges souterraines), aromatiques et riches en réserves nutritives, qui sont récoltés à partir de la 5ème année et séchés à température ambiante. Ils sont alors connus sous le nom de « bâton » de réglisse et ce sont les seules parties de la plante qui sont consommées.
En plus de ces bâtons mâchés en guise de friandise (ou comme substitut au tabac), on peut la retrouver en poudre comme épice, en confiserie (les célèbres zan ou cachou entre autre), dans divers produits alimentaires (comme édulcorant, adoucissant, agent moussant ou exhausteur de goût) mais aussi dans certaines boissons comme l’ouzo, le pastis avec ou sans alcool.
En médecine, on la rencontre pour soulager les inflammations du tube digestifs et calmer la toux.
Tout ceci étant dit, il convient de rappeler que la réglisse (par son composé principal, la glycyrrhizine) peut avoir des impacts négatifs sur la santé selon sa consommation et les antécédents médicaux de chacun: elle peut ainsi déclencher une hypertension artérielle (par réabsorption de sodium) et des troubles du rythme cardiaque (par élimination de potassium dans les urines). Le terme médical exact pour définir ce mécanisme est « pseudohyperaldostéronisme ».
Ainsi éviter une consommation excessive et/ou régulière est une recommandation de bon sens qui s’applique à tout le monde et la réglisse est même contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement en raison de la méconnaissance de ses effets sur le fœtus et le bébé allaité.
En tout cas, s’il est un personnage historique qui ne se souciait guère de ces notions, c’est Napoléon Bonaparte qui en faisait force consommation pour calmer ses douleurs digestives récurrentes et avoir une bonne haleine. A force d’en consommer sous toutes formes et sans modération, on raconte qu’il avait les dents teintées de noir, ses proches pensant qu’elles étaient cariées ou abîmées alors que l’Empereur était connu pour avoir une hygiène buccale irréprochable.
Mais au fait, une question existentielle : doit t-on dire le réglisse ou la réglisse ? En fait, le mot réglisse a les deux genres : si l’on parle de la plante, c’est un nom féminin (j’aime les fleurs de LA réglisse); si l’on parle de la confiserie, les deux genres sont possibles avec une prédominance du masculin (j’aime manger DU/DE LA réglisse).

Le mois prochain, l’histoire d’une larme en verre...

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LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 54Au détour d’une promenade peut-être vous arrivera t-il de croiser un bien singulier...
01/04/2026

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 54

Au détour d’une promenade peut-être vous arrivera t-il de croiser un bien singulier arbre que vous prendrez de prime abord pour un robinier faux-acacia, mais alors en version furie. En effet, on ne joue pas dans la même catégorie ; abordons donc cet « épineux » sujet et faisons connaissance avec le piquant févier d’Amérique.

Également appelé févier épineux, févier à 3 pointes ou acacia à 3 épines, Gleditsia triacanthos désigne un arbre pouvant atteindre 40 mètres de haut dans son habitat sauvage, le centre et l’est des États Unis d’Amérique. On le rencontre parfois dans nos jardins d’Europe depuis son introduction en Angleterre vers 1700. Mais ce n’est pas son port majestueux qui constitue sa caractéristique la plus remarquable ; pas plus que son bois dur et imputrescible utilisé pour fabriquer des traverses de chemins de fer ; ni ses grandes gousses (jusqu’à 45 cm de long) couleur acajou, très décoratives, dont la pharmacopée africaine utilise la pulpe douce et sucrée pour traiter certaines affections respiratoires ou ses graines, ressemblant à de petites fèves d’où son nom français, et qui constituent un succédané du café une fois torréfiées.
Rien de tout cela : ce qu’il y a de plus impressionnant chez lui et qui saute aux yeux instantanément, ce sont ses très très longues, robustes et redoutables épines acérées, capable d’infliger de terribles blessures à l’inconscient qui voudrait s’y frotter de trop prêt ; uniques en leur genre dans le règne végétal, elles peuvent avoir jusqu’à 20 cm de longueur et sont présentes sur tout l’arbre, en particulier sur son tronc où, dirigées vers le bas, elles sont une protection absolue contre les chevreuils ou les cerfs , bien incapables d’attaquer son écorce. On peut remarquer que triacanthos vient du grec et signifie « à 3 épines », en raison justement de ces épines présentant 2 petits dards latéraux tels les ardillons d’un hameçon.
Ces épines sont tellement dures et résistantes qu’elles furent utilisées autrefois pour remplacer les clous, en particulier chez les indiens d’Amériques, pour clouer les plaques d’écorce sur leurs canoës.
Petit conseil, avant de vous approcher trop prêt d’un spécimen pour mieux l’observer, vérifier qu’il n’y a pas une de ses branches mortes tombée à terre dessous, car si vous y marchez dessus et à moins d’avoir des chaussures de sécurité à semelle d’acier, les épines du févier pourraient bien traverser votre chaussure comme si de rien n’était, un peu à l’image d’un pneu de voiture roulant sur une herse. Ce conseil est aussi valable si vous voulez étaler dessous votre couverture de pique-nique !

Le mois prochain, l’histoire d’un bâton sucré...

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🌿 À partir de 15 ans 🌿 Mélanger 1 cuillère rase dans 200ml d’eau🌿 Agiter vigoureusement et boire immédiatement 🌿 De préf...
16/03/2026

🌿 À partir de 15 ans
🌿 Mélanger 1 cuillère rase dans 200ml d’eau
🌿 Agiter vigoureusement et boire immédiatement
🌿 De préférence 30 min avant un repas
🌿 Déconseillé femme enceinte ou allaitante
🌿 Ne pas utiliser en cas d’allergie aux Asteraceae ou en cas de favisme

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 53Dès le 19ème siècle et jusqu’à la fin des années 1960, lorsque les mineurs descenda...
01/03/2026

LE COIN DE L’APOTHICAIRE : épisode 53

Dès le 19ème siècle et jusqu’à la fin des années 1960, lorsque les mineurs descendaient dans les entrailles de la terre pour extraire le charbon, ils emmenaient souvent avec eux un oiseau en cage (souvent un canari) . Besoin de compagnie ? Envie de profiter de son chant ? Cherchons la raison de la présence de ce précieux petit auxiliaire des mineurs.

Coupons court à toute supputation, le petit volatile n’était là ni pour la beauté de son plumage ni pour son chant mélodieux mais comme détecteur d’un pernicieux tueur silencieux présent dans les galeries : le monoxyde ce carbone.
De formule chimique CO, c’est un gaz incolore, inodore et sans saveur ; sa densité de 0,97, proche de celle de l’air facilite sa dilution dans l’atmosphère des galeries. Il est très toxique en empêchant le transport de l’oxygène dans le corps humain et cela à très faible concentration ; en effet, des symptômes de maux de tête, vertiges, nausées, fatigue apparaissent dès 0,02 % de CO dans l’air, la perte de connaissance immédiate et le décès en 1 à 3 minutes survenant dès 1,28 %.
Dans les mines, ce gaz est produit par l’échauffement spontané et la combustion incomplète du charbon entraînant son oxydation, dans les endroits où il y a une faible circulation d’air.
Et c’est là qu’intervient notre petit oiseau ; bien plus sensible que les êtres humains à ce gaz en particulier en raison de son rythme respiratoire élevé, il servait d’alarme quand les émanations de monoxyde de carbone se faisaient menaçantes : dès qu’il s’agitait, battait des ailes, s’arrêtait de siffler voir s’évanouissait, cela signifiait que le gaz était présent et les mineurs devaient remonter au plus vite à la surface.
Ainsi la plupart des mines élevaient leurs propres canaris. Ces oiseaux étaient d’ailleurs fort populaires auprès des mineurs qui avaient même des mini bouteilles d’oxygène pour réanimer leur petit compagnon en cas d’évanouissement.
Par contre, les oiseaux ne sont pas sensibles à un autre gaz encore plus redouté des mineurs : le méthane (de formule chimique CH4) alias grisou, formé durant le processus de houillification et enfermé dans les microfissures des couches de charbon. Hautement inflammable et surtout très explosif, il est à l’origine du fameux coup de grisou responsable de tant de catastrophes dans l’histoire de l’extraction du charbon.
A partir des années 1970, les alarmes électroniques ont progressivement pris le relai des oiseaux, et ce sont les canaris qui respirent!

Le mois prochain, l’histoire d’un arbre qui ne manque pas de piquant...

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