08/10/2026
C'était hier, une visio mensuelle de suivi avec une patiente : les mois passent, les frustrations s'accumulent. Elle consulte, reconsulte, se voit poser des diagnostics et multiplier les bilans et étiquettes en tout genre.
Je sens que c'est trop. Trop pour elle, trop pour moi.
Je ressens de la colère face à toute cette énergie, ce temps et cet argent dépensés uniquement pour la faire entrer dans une case. Cela fait des mois que je l'accompagne à accepter ce système, à garder patience en travaillant en parallèle sur le maintien des autres sphères et de son élan vital.
Et jusque-là, c'était OK.
Sauf que cette fois, c'est moi qui dis STOP !
Je la recentre sur ses besoins fondamentaux. Sa réponse ?« Moi, je veux juste des adaptations. Tenter une reprise professionnelle progressive, reprendre un rythme, tester des aménagements, des compensations. »
Évidemment, les étapes de diagnostic sont indispensables. Mais il y a un déséquilibre flagrant entre les moyens déployés pour comprendre et classifier, et ceux mis au service de la reconstruction de la personne dans sa globalité, au plus près de sa vraie vie.
Parce que la colère est saine lorsqu'elle s'exprime de façon constructive, je voulais partager cette situation avec vous.
Je suis convaincue, depuis des années maintenant, que OUI, en tant que neuropsychologues, nous pouvons être ce chaînon manquant.
Si cela résonne avec votre pratique ou votre parcours, n'hésitez pas à m'indiquer votre email en message privé : je prépare quelques contenus pour illustrer et combler ce fameux chaînon manquant.