04/06/2026
Bonsoir à tous ,
Ce soir , je suis en colère.
En colère pour cette mère.
En colère pour cette petite fille.
En colère pour toutes les victimes qui trouvent enfin la force de parler et qui ont parfois le sentiment de ne pas être entendues.
Depuis 2011, j’accompagne des personnes victimes de violences psychologiques, physiques et sexuelles, de harcèlement, de manipulation et d’emprise.
En quinze années d’accompagnement, j’ai entendu des récits que personne ne devrait avoir à vivre.
Des enfants victimes de maltraitance.
Des femmes victimes de violences conjugales.
Des hommes victimes de harcèlement et de manipulations destructrices.
Des personnes ayant subi des agressions sexuelles, parfois pendant des années, dans le silence le plus total.
Aujourd’hui, l’une de mes clientes a appris que sa plainte avait été classée sans suite.
Comme souvent dans ce type de situation, je ne commenterai pas une décision de justice que je respecte. Mais je peux parler de ce que je vois sur le terrain depuis des années : des victimes épuisées, découragées, qui doivent souvent se battre pendant des années pour être reconnues, entendues et protégées.
J’ai accompagné une femme qui a fini par trouver la force de dénoncer des faits extrêmement graves après des mois de travail sur elle-même.
J’ai accompagné une mère qui a dû mener un combat de sept ans pour protéger ses enfants.
J’ai accompagné un père qui s’est battu sans relâche pour que sa fille soit enfin en sécurité.
J’ai accompagné des adultes portant encore les blessures de violences subies dans leur enfance.
Et à chaque fois, je constate la même chose :
Les violences ne viennent pas toujours d’inconnus.
Elles viennent souvent de personnes proches.
De personnes appréciées.
De personnes admirées.
De personnes auxquelles on faisait confiance.
C’est ce qui rend ces situations si difficiles à accepter.
Parce que nous avons naturellement tendance à croire que « quelqu’un d’aussi gentil » ne pourrait jamais faire cela.
Parce que nous préférons parfois douter de la victime plutôt que remettre en question l’image que nous avons d’une personne.
Pourtant, la réalité est souvent plus complexe.
C’est pourquoi nous devons rester vigilants.
Écouter les enfants.
Prendre au sérieux les signaux d’alerte.
Accueillir la parole des victimes avec respect.
Ne jamais banaliser la souffrance.
Ne jamais détourner le regard.
Chaque fois qu’une victime trouve le courage de parler, elle accomplit un acte immense.
La moindre des choses que nous puissions faire est de l’écouter.
Parce qu’une société se mesure aussi à sa capacité à protéger les plus vulnérables.
Et parce que le silence a toujours été le meilleur allié des violences.
Laurence Selosse
Coach sophrologue
[email protected]" rel="ugc" target="_blank">[email protected]