Quentin - Psychopraticien

Quentin - Psychopraticien Thérapie individuelle pour enfant et adolescent, de la famille et du couple.

Enfants, adolescents, adultes, familles… À chaque âge, les raisons de pousser la porte d’un cabinet peuvent être très di...
26/08/2026

Enfants, adolescents, adultes, familles… À chaque âge, les raisons de pousser la porte d’un cabinet peuvent être très différentes.

Alors, concrètement : qu’est-ce que j’accompagne en thérapie ? Et qu’est-ce que je ne prends pas en charge ?

J’ai voulu réunir tout cela dans ce carrousel pour présenter plus clairement mon champ de pratique, mes principales spécialités, mais aussi mes limites professionnelles.

Parce qu’un accompagnement sérieux, c’est aussi savoir reconnaître lorsqu’une problématique nécessite une autre expertise et savoir orienter lorsque c’est nécessaire.

👉 Faites défiler le carrousel pour découvrir les accompagnements que je propose au cabinet.

Et peut-être répondre à cette question toute simple : « Est-ce que je peux consulter pour ça ? »

🎒 La rentrée ne commence pas le matin du premier jour d’école.Quelques jours avant, on peut déjà aider doucement le cerv...
24/08/2026

🎒 La rentrée ne commence pas le matin du premier jour d’école.

Quelques jours avant, on peut déjà aider doucement le cerveau à retrouver ses repères : 🌙 avancer progressivement le coucher, 🍽️ retrouver des horaires de repas plus réguliers, ✏️ préparer le cartable, 📚 vérifier le matériel… sans pour autant remettre toute la famille « en mode école ».

🧠 L’objectif n’est pas d’anticiper davantage. Au contraire : c’est d’éviter que tout arrive en même temps.

🌿 Quelques petits ajustements, un peu de prévisibilité et beaucoup de douceur peuvent suffire à diminuer la nervosité et l’anxiété liées à cette période de transition.

💛 Préparer la rentrée, c’est aussi préparer le changement.

Le burn-out parental : quand le rôle de parent épuise« J’aime mes enfants… mais je n’en peux plus. »Cette phrase est par...
07/08/2026

Le burn-out parental : quand le rôle de parent épuise

« J’aime mes enfants… mais je n’en peux plus. »

Cette phrase est parfois difficile à prononcer. Parce qu’elle s’accompagne rapidement de culpabilité : « Je devrais y arriver. », « D’autres parents y arrivent. », « Qu’est-ce que ça dit de moi ? »

Pourtant, aimer son enfant et être profondément épuisé par son rôle de parent peuvent parfaitement coexister.

Le burn-out parental est aujourd’hui un phénomène étudié en psychologie. Les travaux de Roskam, Brianda et Mikolajczak décrivent quatre dimensions principales : l’épuisement dans le rôle parental, la saturation, la distanciation émotionnelle avec les enfants et le sentiment de ne plus être le parent que l’on était auparavant.

Plus qu’une simple fatigue

Tous les parents connaissent des périodes de fatigue, d’agacement ou de découragement.

Dans le burn-out parental, quelque chose s’installe plus durablement.

Le parent peut :

- se sentir épuisé avant même que la journée commence ;
- avoir beaucoup moins de patience qu’auparavant ;
- devenir irritable ou réagir de manière disproportionnée ;
- fonctionner en « pilote automatique » ;
- ne plus éprouver le même plaisir dans les moments familiaux ;
- ressentir une saturation vis-à-vis de son rôle de parent ;
- prendre progressivement de la distance émotionnelle ;
- avoir régulièrement envie de fuir ou simplement d’être seul ;
- culpabiliser de ses réactions ;
- ne plus se reconnaître comme parent.

Certaines études montrent également que le burn-out parental est associé à davantage de troubles du sommeil, de conflits conjugaux, d’idées de fuite ainsi qu’à un risque accru de négligence ou de comportements violents envers les enfants.

Ce n’est donc pas une souffrance à banaliser.

Mais pourquoi un parent s’épuise-t-il ?

Il n’existe pas une cause unique.

Une manière intéressante de comprendre le burn-out parental est celle de la balance entre les risques et les ressources proposée par Mikolajczak et Roskam.

D’un côté, il y a tout ce que la parentalité demande : charge mentale, manque de sommeil, difficultés éducatives, conflits, pression professionnelle, inquiétudes, difficultés scolaires, besoins particuliers d’un enfant, perfectionnisme, exigences que l’on s’impose…

De l’autre, il y a les ressources : soutien du conjoint, entourage, temps pour soi, sentiment d’efficacité, possibilité de déléguer, sécurité financière, capacités de régulation émotionnelle, soutien professionnel…

Lorsque les contraintes deviennent durablement plus importantes que les ressources disponibles, le parent peut progressivement s’épuiser.

La question n’est donc pas simplement :
« Pourquoi ce parent n’y arrive-t-il plus ? »

Mais aussi :
« Qu’est-ce qu’il porte depuis si longtemps, et avec quelles ressources ? »

Quand consulter ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement épuisé.

Consulter peut devenir pertinent lorsque l’on se surprend régulièrement à penser :

« Je n’ai plus de patience. »
« Je crie beaucoup plus qu’avant. »
« Je fais tout ce qu’il faut, mais mécaniquement. »
« J’aimerais simplement qu’on me laisse tranquille. »
« Je culpabilise après mes réactions. »
« Je ne me reconnais plus. »
« Toute ma vie tourne autour de mes enfants. »

L’accompagnement thérapeutique peut alors permettre d’identifier ce qui épuise, de remettre des limites, de travailler certaines exigences parentales, de restaurer des ressources et parfois de repenser le fonctionnement familial dans son ensemble.

Ne pas ajouter de la culpabilité à l’épuisement

C’est probablement le point le plus important.

Dire à un parent épuisé :

« Pourtant, tu les as voulus. »
« Il faut profiter, ça passe vite. »
« Tous les parents sont fatigués. »
« Tu devrais simplement lâcher prise. »

… ne l’aide pas.

Cela peut même renforcer son sentiment d’échec.

Le burn-out parental ne signifie pas que l’on n’aime plus ses enfants.

Il indique plutôt qu’à un moment donné, les ressources disponibles ne permettent plus de répondre durablement à tout ce que le rôle parental demande.

Et pouvoir le reconnaître sans honte ni jugement peut justement permettre d’agir avant que toute la famille ne s’épuise.

En thérapie, il ne s’agit donc pas de déterminer si quelqu’un est un « bon » ou un « mauvais » parent.

Il s’agit plutôt de comprendre :

« Qu’est-ce qui vous épuise aujourd’hui au point de ne plus pouvoir être le parent que vous aimeriez être ? »

---

Références scientifiques

Roskam I., Brianda M.-E. & Mikolajczak M. (2018). A Step Forward in the Conceptualization and Measurement of Parental Burnout: The Parental Burnout Assessment (PBA). Frontiers in Psychology, 9, 758.

Mikolajczak M. & Roskam I. (2018). A Theoretical and Clinical Framework for Parental Burnout: The Balance Between Risks and Resources (BR²). Frontiers in Psychology, 9, 886.

Mikolajczak M., Brianda M.-E., Avalosse H. & Roskam I. (2018). Consequences of parental burnout: Its specific effect on child neglect and violence. Child Abuse & Neglect, 80, 134–145.

 # À quel moment prendre rendez-vous avec un praticien pour son enfant ?C'est probablement l'une des questions que les p...
05/08/2026

# À quel moment prendre rendez-vous avec un praticien pour son enfant ?

C'est probablement l'une des questions que les parents me posent le plus souvent.

**"Est-ce que ce n'est pas trop tôt ?"**
**"Est-ce que ça va vraiment servir ?"**
**"Et si ce n'était qu'une phase ?"**

Ces questions sont légitimes. Aucun parent n'a envie de consulter "pour rien". Pourtant, attendre trop longtemps peut parfois permettre à certaines difficultés de s'installer.

Alors, comment savoir ?

# # Il n'existe pas d'âge parfait…

Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas d'âge minimum universel.

Dans ma pratique, j'accueille généralement les enfants **à partir du moment où ils commencent à pouvoir mettre quelques mots sur ce qu'ils vivent**, ce qui correspond souvent aux alentours de **5 ans**.

Pourquoi ?

Parce que la thérapie n'est pas seulement un espace où l'on joue. C'est aussi un espace où l'on apprend progressivement à reconnaître, comprendre et exprimer ses émotions.

Avant cet âge, lorsque cela est nécessaire, le travail se fait très souvent avec les parents. On parle alors davantage de **guidance parentale**, car ce sont les adultes qui disposent des principaux leviers de changement dans le quotidien de l'enfant.

# # Ce n'est pas le comportement qui compte… c'est son évolution.

Tous les enfants traversent des périodes difficiles.

Ils peuvent faire des colères.
Ils peuvent avoir peur.
Ils peuvent s'opposer.
Ils peuvent devenir plus sensibles après un changement.

Tout cela fait partie du développement.

La question importante n'est donc pas :

> **"Mon enfant fait-il ce comportement ?"**

Mais plutôt :

> **"Depuis combien de temps est-il présent, quelle est son intensité et quel impact a-t-il sur sa vie ?"**

Un comportement qui dure quelques jours après un événement particulier n'a pas la même signification qu'un comportement installé depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Lorsque la souffrance s'installe, lorsqu'elle prend de plus en plus de place ou qu'elle empêche l'enfant de vivre normalement, il est souvent utile de demander un avis.

# # Certaines émotions méritent une attention particulière.

L'anxiété est probablement l'un des motifs de consultation les plus fréquents.

Peur d'aller à l'école.
Peur de dormir seul.
Peur de se séparer de ses parents.
Peur de faire des erreurs.
Peur du regard des autres.

Avoir peur est normal.

En revanche, lorsque la peur commence à décider à la place de l'enfant, lorsqu'elle limite ses activités ou son développement, il devient intéressant de ne pas laisser cette anxiété s'installer.

Plus une difficulté est accompagnée tôt, plus l'enfant dispose de ressources pour retrouver un fonctionnement apaisé.

# # Certains événements de vie peuvent également fragiliser un enfant.

Même lorsqu'il semble aller bien, certains moments viennent parfois bouleverser son équilibre.

Par exemple :

* une séparation parentale ;
* un deuil ;
* l'arrivée d'un petit frère ou d'une petite sœur ;
* un déménagement ;
* un changement d'école ;
* une situation de harcèlement ;
* une maladie dans la famille ;
* un traumatisme ou un accident.

Tous les enfants ne développeront pas des difficultés après ces événements.

Mais certains auront besoin d'un espace sécurisé pour mettre du sens sur ce qu'ils traversent.

Consulter ne signifie pas que "quelque chose ne va pas". Cela peut simplement permettre d'éviter que la souffrance ne s'installe durablement.

# # N'attendez pas que la situation devienne insupportable.

Beaucoup de familles arrivent en consultation après avoir essayé de nombreuses solutions.

Elles ont attendu.
Espéré.
Pensé que "ça passerait".

Parfois, oui.

Parfois, non.

Consulter ne signifie pas que votre enfant est "malade" ou que vous avez échoué comme parent.

C'est simplement accepter de prendre un temps pour comprendre ce qui se joue, afin de retrouver des pistes d'action adaptées.

La thérapie n'est pas toujours un travail de longue durée. Parfois, quelques séances suffisent à remettre du mouvement là où tout semblait figé.

Parce qu'il est souvent plus simple d'accompagner une difficulté qui débute que de réparer une souffrance installée depuis plusieurs années.

 # Quand le transgénérationnel s'en mêle, les enfants se glissent dans les failles parentalesIl arrive parfois qu'un enf...
03/08/2026

# Quand le transgénérationnel s'en mêle, les enfants se glissent dans les failles parentales

Il arrive parfois qu'un enfant semble porter quelque chose qui ne lui appartient pas totalement.

Une anxiété difficile à expliquer.
Une colère disproportionnée.
Une peur de décevoir.
Une maturité excessive.
Ou encore ce besoin étrange de protéger ses propres parents.

Lorsque ces situations apparaissent, nous avons souvent le réflexe de chercher une explication uniquement chez l'enfant. Pourtant, la clinique nous rappelle régulièrement qu'un symptôme ne naît jamais dans le vide.

Il s'inscrit dans une histoire.

Et parfois, cette histoire commence bien avant sa naissance.

# # Les blessures invisibles

Chaque parent possède son propre parcours.

Des deuils.
Des séparations.
Des violences.
Des secrets.
Des injustices.
Des peurs.
Des modèles éducatifs reçus parfois sans avoir été questionnés.

La plupart du temps, ces événements sont intégrés, pensés, transformés.

Mais certaines blessures restent ouvertes.

Non pas parce que les parents seraient "défaillants", mais parce que certaines expériences sont tout simplement extrêmement difficiles à élaborer.

Ces zones sensibles deviennent alors des points de fragilité dans lesquels l'enfant peut inconsciemment venir s'inscrire.

# # L'enfant ne choisit pas cette place

Les enfants possèdent une capacité d'adaptation extraordinaire.
Ils perçoivent les tensions. Ils ressentent les émotions qui circulent. Ils détectent les silences. Ils comprennent parfois bien plus que ce que les adultes imaginent.

Sans le vouloir, ils peuvent alors tenter de maintenir l'équilibre familial.

Certains deviennent les petits adultes de la maison.

D'autres essaient d'être parfaits pour ne pas ajouter de difficultés.

Certains développent des symptômes qui mobilisent toute la famille.

D'autres encore portent une inquiétude qui semble ne jamais leur appartenir complètement.

Ce n'est pas une stratégie consciente.

C'est une manière, profondément humaine, de préserver le lien avec ceux qu'ils aiment.

# # Les failles parentales ne sont pas des fautes

Parler de "failles parentales" peut faire peur.

Pourtant, une faille n'est pas une faute.

C'est un endroit où la souffrance n'a pas encore trouvé suffisamment de mots.

Nous en avons tous.

Aucun parent n'arrive indemne dans sa parentalité.

Le problème n'est donc pas d'avoir des fragilités.

Le véritable enjeu est de pouvoir les reconnaître suffisamment pour qu'elles ne deviennent pas le terrain sur lequel l'enfant construira son adaptation.

# # Le transgénérationnel ne condamne personne

Le transgénérationnel est parfois présenté comme une fatalité.

Il ne l'est pas.

Comprendre ce qui se transmet permet justement de redonner de la liberté.

Lorsqu'une famille commence à mettre des mots sur son histoire, chacun peut progressivement retrouver sa juste place.

L'enfant cesse peu à peu d'avoir à porter ce qui ne lui appartient pas.

Les parents découvrent qu'ils peuvent accompagner leur enfant sans être parfaits.

Et les anciennes blessures cessent progressivement d'organiser les relations familiales.

# # Quand toute la famille participe au mouvement

Il serait réducteur de penser que ces mécanismes ne concernent que les parents.

Dans certaines familles, les grands-parents, les oncles, les tantes ou d'autres proches occupent une place très importante dans le fonctionnement familial. Leur présence peut être une formidable ressource… mais elle peut aussi, parfois, complexifier les équilibres.

Lorsqu'un grand-parent prend systématiquement parti dans les conflits éducatifs, lorsqu'un oncle devient le confident privilégié d'un enfant, ou lorsqu'un membre de la famille intervient régulièrement dans les décisions parentales, les places peuvent progressivement devenir moins lisibles.

L'enfant ne sait plus toujours à qui il peut se référer.

Il peut recevoir des messages contradictoires, se sentir investi de responsabilités qui ne sont pas les siennes, ou encore être placé, malgré lui, au cœur des tensions entre plusieurs adultes.

En thérapie familiale, nous parlons parfois de **frontières relationnelles diffuses**.

Cela ne signifie pas que la famille est dysfonctionnelle ou qu'il faudrait éloigner les proches. Cela décrit simplement des situations où chacun ne parvient plus tout à fait à rester à sa place.

Le grand-parent devient parfois un troisième parent.

L'enfant devient parfois le soutien émotionnel d'un adulte.

Un frère ou une sœur prend une place quasi parentale.

Ces glissements sont rarement volontaires. Ils apparaissent souvent parce que chacun essaie, avec les meilleures intentions, de protéger quelqu'un qu'il aime.

Pourtant, lorsqu'ils s'installent durablement, ils peuvent rendre difficile le développement de l'autonomie de l'enfant et fragiliser la fonction parentale.

Retrouver des frontières plus claires ne consiste pas à créer de la distance affective.

Au contraire.

C'est permettre à chacun d'occuper pleinement sa place : les grands-parents comme grands-parents, les parents comme parents, et les enfants comme enfants.

C'est souvent dans cette clarté relationnelle que chacun retrouve davantage de sécurité émotionnelle.

# # La thérapie ne cherche pas un coupable

L'objectif d'un accompagnement thérapeutique n'est jamais de désigner un responsable.

Il est de comprendre comment chacun participe, souvent malgré lui, à un équilibre devenu souffrant.

En thérapie, nous ne cherchons pas "qui a créé le problème".

Nous cherchons plutôt :

* ce qui se transmet ;
* ce qui protège encore la famille ;
* ce qui mérite aujourd'hui d'être transformé.

Parce qu'en comprenant l'histoire familiale, il devient possible d'écrire une histoire différente.

Et c'est souvent à ce moment-là que les enfants peuvent enfin redevenir... simplement des enfants.

Les petits mots doux du dimanche qui font du bien 🥰
02/08/2026

Les petits mots doux du dimanche qui font du bien 🥰

Le tabou de la thérapie : pourquoi est-il si difficile de dire que l'on est accompagné ?« Tu fais quoi mardi soir ? »« J...
01/08/2026

Le tabou de la thérapie : pourquoi est-il si difficile de dire que l'on est accompagné ?

« Tu fais quoi mardi soir ? »

« J'ai un rendez-vous. »

Pour beaucoup de personnes, cette réponse est plus facile que de dire simplement :

**« J'ai rendez-vous avec mon thérapeute. »**

Et pourtant, cette hésitation est rarement anodine.

Elle raconte quelque chose de notre société, de notre rapport à la souffrance, mais aussi de notre regard sur nous-mêmes.

Pendant longtemps, consulter un psychologue, un psychopraticien ou un psychiatre était associé à une idée très simple : *si tu consultes, c'est que tu ne vas vraiment pas bien.*

Cette représentation existe encore aujourd'hui. Alors, beaucoup préfèrent se taire. Ils cachent leurs rendez-vous, inventent un autre motif d'absence ou évitent simplement d'en parler.
Non pas parce qu'ils ont honte de leur thérapeute…

Mais parce qu'ils craignent le regard des autres.

Le regard qui juge.
Le regard qui minimise.
Le regard qui étiquette.

Pourtant, il existe un paradoxe.

Les personnes qui avancent le plus en thérapie sont souvent celles qui finissent par pouvoir dire, avec simplicité :

**« Oui, je suis accompagné. »**

Pas pour convaincre.
Pas pour se justifier.
Encore moins pour en faire un étendard.

Simplement parce qu'elles n'ont plus besoin de cacher cette partie de leur vie.

Et ce changement est rarement anodin.

Il signifie souvent que quelque chose s'est déplacé.
La thérapie n'est plus vécue comme la preuve d'une faiblesse.
Elle devient une ressource.

Comme on consulte un kinésithérapeute après une blessure, il est possible de consulter lorsqu'une souffrance psychique, relationnelle ou émotionnelle mérite d'être comprise.

Assumer sa démarche ne signifie pas raconter son histoire à tout le monde.

Vous n'avez aucune obligation de parler de votre intimité.

En revanche, ne plus avoir besoin de la cacher est parfois une étape importante.

Car le secret demande beaucoup d'énergie.

Il oblige à surveiller ses mots, ses horaires, ses explications.

À force, ce silence peut entretenir l'idée qu'il y aurait effectivement quelque chose de honteux.

Or il n'y a rien de honteux à vouloir comprendre son fonctionnement.

Il n'y a rien de honteux à demander de l'aide.
Il n'y a rien de honteux à prendre soin de sa santé psychique.

Bien au contraire.

Dans de nombreux accompagnements, le véritable changement ne commence pas uniquement lorsque les symptômes diminuent. Il apparaît aussi lorsque la personne cesse progressivement de lutter contre l'image qu'elle pense renvoyer aux autres.

Parce qu'à partir de ce moment-là, une partie de son énergie n'est plus consacrée à cacher…

Mais à vivre.

Peut-être est-ce là l'un des tabous les plus silencieux de la thérapie.

Non pas le fait d'y aller. Mais le fait de croire qu'il faudrait s'en cacher.

Et si, finalement, reconnaître que l'on est accompagné n'était pas un aveu de faiblesse…

Mais l'expression d'une responsabilité envers soi-même ?

Et si le symptôme de mon enfant venait des valeurs que je m'impose en tant que parent ?Lorsqu'un enfant présente un symp...
29/07/2026

Et si le symptôme de mon enfant venait des valeurs que je m'impose en tant que parent ?

Lorsqu'un enfant présente un symptôme – anxiété, opposition, colère, phobie scolaire, repli sur lui-même, troubles du sommeil ou difficultés émotionnelles – notre premier réflexe est souvent de chercher ce qui ne va pas chez lui.

Pourtant, en thérapie familiale et systémique, une autre question mérite parfois d'être posée :

Et si ce symptôme était aussi en lien avec les valeurs que je m'impose comme parent ?

Cette question n'a pas pour objectif de culpabiliser. Bien au contraire.

Elle invite à regarder la famille comme un système où chacun influence l'autre, souvent sans en avoir conscience.

Les valeurs parentales sont précieuses...

Chaque parent possède des valeurs.

Elles construisent l'éducation et donnent une direction.

Par exemple :

« Je dois toujours protéger mon enfant. »
« Il ne doit jamais souffrir comme moi j'ai souffert. »
« Un bon parent ne doit jamais se mettre en colère. »
« Je dois être disponible à tout moment. »
« Je dois réussir son éducation. »
« Mon enfant doit être heureux. »

Ces valeurs partent presque toujours d'une intention profondément aimante.

Elles témoignent d'un désir sincère de bien faire.

Le problème n'est donc pas la valeur elle-même.

Le problème apparaît lorsque cette valeur devient une obligation absolue.

Quand une valeur devient une injonction

Une valeur devrait guider.

Une injonction, elle, enferme.

Lorsque je passe de :

« J'aimerais protéger mon enfant »

à

« Je dois absolument le protéger de tout »

je risque de modifier ma manière d'être avec lui.

Je peux alors :

- répondre à sa place ;
- anticiper toutes ses difficultés ;
- éviter toute frustration ;
- contrôler son environnement ;
- vouloir supprimer toutes ses émotions désagréables.

Avec beaucoup d'amour. Mais parfois aussi avec beaucoup d'anxiété.

Les enfants apprennent davantage ce que nous vivons que ce que nous leur expliquons

Un enfant observe en permanence. Il ne retient pas seulement nos paroles.

Il perçoit aussi :

- notre manière de gérer le stress ;
- notre rapport à l'erreur ;
- notre façon de demander de l'aide ;
- notre tolérance à l'incertitude ;
- notre capacité à accepter les émotions.

Si, malgré nous, nous vivons avec l'idée qu'il faut toujours être parfait, toujours réussir, toujours contrôler ou toujours protéger, l'enfant peut finir par intégrer ces règles comme des vérités sur le monde.

Il ne les apprend pas parce qu'on les lui enseigne.

Il les apprend parce qu'il les voit vivre.

Le symptôme peut parfois protéger l'équilibre familial

En systémique, le symptôme n'est pas seulement considéré comme un problème.

Il peut aussi être une tentative d'adaptation.

Un enfant anxieux peut, par exemple, maintenir les parents très unis autour de lui.

Un enfant qui refuse l'école peut parfois exprimer une tension familiale qu'il ne sait pas mettre en mots.

Un adolescent en opposition peut chercher, maladroitement, à retrouver une place qui lui semble inaccessible autrement.

Cela ne signifie jamais que l'enfant "fait exprès".

Cela signifie simplement que le symptôme peut avoir une fonction dans le système familial.

Et comprendre cette fonction ouvre souvent de nouvelles pistes de travail.

La question n'est pas : « Suis-je un mauvais parent ? »

La vraie question est plutôt :

« Quelles sont les règles invisibles que je me suis imposées ? »

Par exemple :

Ai-je le droit d'être fatigué ?
Ai-je le droit de dire non ?
Ai-je le droit de me tromper ?
Ai-je le droit de montrer mes émotions ?
Ai-je le droit de demander de l'aide ?
Ai-je le droit de ne pas tout contrôler ?

Ces questions parlent autant du parent que de l'enfant.

Car un parent qui s'autorise davantage transmet souvent, sans le vouloir, cette même liberté à son enfant.

Changer le système ne signifie pas changer l'amour

Beaucoup de parents craignent qu'en modifiant leur manière de faire, ils aiment moins leur enfant.

C'est souvent l'inverse.

En retrouvant plus de souplesse, ils deviennent parfois plus disponibles, plus apaisés et plus cohérents.

L'objectif n'est pas de devenir un parent parfait.

Il est de devenir un parent suffisamment sécurisé pour que l'enfant n'ait plus besoin de porter certaines tensions à sa place.

En thérapie, nous ne cherchons pas un coupable

Nous cherchons à comprendre.

Comprendre ce qui se joue.

Comprendre ce qui maintient la difficulté.

Comprendre ce qui, malgré les meilleures intentions, peut entretenir le symptôme.

Parce qu'un enfant ne grandit jamais seul.

Il grandit au sein d'une famille, d'une histoire et d'un ensemble de valeurs.

Et parfois, lorsque les parents retrouvent un peu plus de liberté dans leur propre façon d'être, l'enfant n'a plus besoin d'exprimer certaines difficultés avec autant d'intensité.

C'est toute la force d'une approche systémique : elle ne demande pas « Qui est responsable ? », mais « Qu'est-ce qui, dans nos interactions, mérite aujourd'hui d'être repensé ? »

C'est souvent à cet endroit que commencent les changements les plus profonds.

Et si votre pire adversaire... était un mécanisme de protection ?« Je vais encore échouer. »« Ce n'est pas le bon moment...
15/07/2026

Et si votre pire adversaire... était un mécanisme de protection ?

« Je vais encore échouer. »
« Ce n'est pas le bon moment. »
« Je commencerai lundi. »
« Je ne suis pas capable. »

Ces phrases sont souvent interprétées comme un manque de motivation ou de volonté.

Pourtant, elles cachent parfois un phénomène beaucoup plus subtil : l'auto-sabotage.

Contrairement à ce que l'on imagine, notre cerveau n'a pas pour mission de nous rendre heureux. Sa priorité est beaucoup plus ancienne : nous maintenir en sécurité... tout en dépensant le moins d'énergie possible.

Essayer quelque chose de nouveau demande un effort considérable.

Changer une habitude.
Prendre la parole.
Poser une limite.
Reprendre le sport.
Envoyer un CV.
Dire non.
Consulter un thérapeute.

Toutes ces situations représentent une forme d'incertitude. Et pour notre cerveau, l'incertitude est souvent interprétée comme un risque.

Alors il active différents biais cognitifs.

Il sélectionne les souvenirs où nous avons échoué.
Il grossit les conséquences négatives possibles.
Il minimise nos réussites.
Il nous persuade que rester immobile est plus raisonnable.

Petit à petit, une idée s'installe :

"Si je n'essaie pas, je ne risque pas d'échouer."

À court terme, cela apaise.

À long terme, cela enferme.

C'est tout le paradoxe de l'auto-sabotage : il ne cherche pas à nous faire souffrir. Il cherche à nous protéger... mais avec des stratégies qui ne sont plus adaptées à notre réalité.

Comment sortir de ce cercle ?

En thérapie, et notamment grâce aux Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), nous ne cherchons pas à lutter contre le cerveau.

Nous apprenons d'abord à comprendre son fonctionnement.

Nous identifions les pensées automatiques, les biais cognitifs qui influencent nos décisions, les comportements d'évitement qui entretiennent les difficultés.

Puis nous prenons de la distance.

Au lieu de regarder une montagne infranchissable, nous la découpons en petites étapes.

Une seule marche.

Puis une autre.

Chaque expérience devient une occasion de tester nos prédictions plutôt que de les considérer comme des vérités.

Petit à petit, le cerveau découvre quelque chose d'essentiel :

Il peut faire autrement.

Il peut tolérer l'inconfort.

Il peut réussir malgré la peur.

Et plus ces nouvelles expériences se répètent, plus elles deviennent les nouveaux raccourcis de notre fonctionnement.

Le cerveau aime économiser son énergie.

La bonne nouvelle, c'est qu'il peut aussi apprendre que les nouveaux chemins deviennent, eux aussi, naturels.

C'est souvent ainsi que commencent les changements les plus durables.

🧩 Et si la thérapie d'un enfant ne se jouait pas uniquement pendant la séance ?Quand un enfant ou un adolescent souffre,...
10/07/2026

🧩 Et si la thérapie d'un enfant ne se jouait pas uniquement pendant la séance ?

Quand un enfant ou un adolescent souffre, notre premier réflexe est souvent de chercher ce qui ne va pas chez lui.

Et si la véritable question était aussi : comment toute la famille peut-elle devenir une ressource pour l'aider à avancer ?

La guidance parentale n'est ni un jugement, ni un mode d'emploi pour être un "bon parent". C'est un espace pour comprendre, décoder ce qui se joue dans les interactions du quotidien et retrouver des repères concrets.

Dans ma pratique, je m'appuie sur une approche systémique : je ne cherche pas seulement à accompagner un enfant, mais à comprendre le fonctionnement de son environnement afin que les changements puissent s'ancrer durablement.

TDAH, troubles des apprentissages (dys), TSA, phobie scolaire, anxiété, difficultés émotionnelles… chaque situation est unique, mais une chose revient souvent : lorsque les parents comprennent mieux ce qui se joue, ils retrouvent du pouvoir d'agir.

J'ai résumé cette vision dans l'infographie ci-dessous. J'espère qu'elle permettra à certains parents de voir la guidance parentale sous un autre angle.

💬 Et vous, avant de la lire, que signifie pour vous le terme « guidance parentale » ?

Adresse

Maison De La Formation Et De L'Emploi
Longlaville
54810

Heures d'ouverture

Lundi 10:00 - 19:00
Mardi 10:00 - 19:00
Mercredi 10:00 - 19:00
Jeudi 10:00 - 19:00
Vendredi 10:00 - 19:00
Samedi 10:00 - 16:00

Téléphone

+33778464998

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