16/10/2026
𝗘𝗧 𝗦𝗜 𝗟𝗔 𝗚𝗨𝗜𝗗𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧𝗔𝗟𝗘 𝗦𝗔𝗨𝗩𝗔𝗜𝗧 𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗟𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗔𝗩𝗘𝗖 𝗩𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧 ?
𝑶𝒏 𝒂𝒄𝒄𝒐𝒎𝒑𝒂𝒈𝒏𝒆 𝒍'𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕. 𝑴𝒂𝒊𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒂𝒄𝒄𝒐𝒎𝒑𝒂𝒈𝒏𝒆 𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔 ?
Le bilan a été réalisé.
Le diagnostic est posé : TDAH, TSA, troubles DYS ou autre trouble du neurodéveloppement.
Les aménagements scolaires sont en place. L'AESH accompagne l'enfant lorsque cela est nécessaire. Les enseignants sont informés. Un traitement médicamenteux a parfois été instauré.
Sur le papier, tout semble organisé.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻, 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗿.
Un enfant qui explose pour une consigne apparemment anodine. Des devoirs qui deviennent un champ de bataille. Des transitions impossibles. Des émotions débordantes. Des oppositions répétées. Une fatigue qui s'accumule.
Et des parents qui, malgré tout leur amour, finissent parfois par ne plus comprendre leur propre enfant.
Ils ont lu le bilan. Ils connaissent le diagnostic. Ils ont assisté aux rendez-vous.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗮-𝘁-𝗼𝗻 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲́ 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲 𝗱𝗶𝗮𝗴𝗻𝗼𝘀𝘁𝗶𝗰 𝗮𝗹𝗹𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 ?
Parce qu'entre comprendre un trouble sur le plan théorique et vivre avec ses manifestations chaque jour, il existe parfois un véritable fossé.
𝗟𝗔 𝗚𝗨𝗜𝗗𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧𝗔𝗟𝗘 : 𝗖𝗢𝗠𝗣𝗥𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗣𝗟𝗨𝗧𝗢̂𝗧 𝗤𝗨𝗘 𝗦𝗨𝗕𝗜𝗥.
La guidance parentale n'est pas un cours destiné à apprendre aux parents à être de « bons parents ».
C'est un espace d'accompagnement, de compréhension et d'ajustement.
Un espace dans lequel nous pouvons :
• 𝗧𝗿𝗮𝗱𝘂𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗯𝗶𝗹𝗮𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝗮𝗴𝗻𝗼𝘀𝘁𝗶𝗰, pour comprendre concrètement les particularités de fonctionnement de l'enfant.
• 𝗔𝗻𝗮𝗹𝘆𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗹𝗲𝘀, en cherchant ce qu'ils expriment, ce qui les déclenche et ce qui contribue à les maintenir.
• 𝗔𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝗲́𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, pour mieux comprendre les mécanismes cognitifs, émotionnels, sensoriels et comportementaux.
• 𝗔𝗱𝗮𝗽𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲𝘀 𝗲́𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲𝘀, sans renoncer au cadre, aux limites ni aux besoins des autres membres de la famille.
• 𝗥𝗲𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗮𝘂 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁, à sa fatigue, à ses inquiétudes, à ses frustrations et parfois à son sentiment d'impuissance.
Car oui, accompagner un enfant neuroatypique peut venir bousculer profondément la parentalité.
Certains parents ne se reconnaissent plus. Ils deviennent plus vigilants, plus directifs, parfois plus irritables. Ils anticipent les crises, évitent certaines situations et finissent par organiser une grande partie de leur quotidien autour des difficultés de leur enfant.
Et progressivement, 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁-𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝘀𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗿𝗲́𝗱𝘂𝗶𝘁𝗲 𝗮̀ 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗰𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗶𝗴𝗻𝗲𝘀, 𝗱𝗲 𝗻𝗲́𝗴𝗼𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗹𝗶𝘁𝘀.
𝗘𝗧 𝗣𝗨𝗜𝗦, 𝗜𝗟 𝗬 𝗔 𝗨𝗡 𝗧𝗥𝗔𝗩𝗔𝗜𝗟 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗜𝗡𝗧𝗜𝗠𝗘.
Celui du renoncement à l'enfant imaginé.
Pas le deuil de l'enfant réel, qui est là, avec ses ressources, ses particularités et toute sa singularité.
Mais parfois, le deuil d'une parentalité que l'on avait imaginée autrement.
Accepter que certains apprentissages prennent davantage de temps. Que certaines attentes doivent être réajustées. Que les chemins empruntés ne seront pas nécessairement ceux que l'on avait anticipés.
Cela peut faire émerger de la tristesse, de la colère, de la culpabilité ou un sentiment d'injustice.
𝗘𝘁 𝗰𝗲𝘀 𝗲́𝗺𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗺𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗱'𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗮𝗰𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹𝗹𝗶𝗲𝘀, 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗷𝘂𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁.
𝗣𝗥𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗦𝗢𝗜𝗡 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧, 𝗖'𝗘𝗦𝗧 𝗔𝗨𝗦𝗦𝗜 𝗣𝗥𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗦𝗢𝗜𝗡 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗟𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡.
La guidance parentale permet parfois de changer de regard.
De ne plus voir uniquement un enfant qui « refuse », mais un enfant qui rencontre peut-être une difficulté à s'adapter, à réguler ses émotions ou à mobiliser certaines fonctions exécutives.
De ne plus interpréter systématiquement une crise comme une provocation.
De retrouver des marges de manœuvre, une sécurité éducative et, surtout, le plaisir d'être ensemble.
Elle ne fait pas disparaître la neuroatypie. Elle ne supprime pas toutes les crises. Et elle ne promet pas une parentalité sans difficulté.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗶𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗼𝗺𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹'𝗲́𝗽𝘂𝗶𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗹'𝗶𝗻𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲́𝗵𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻.
Parce qu'un diagnostic ne concerne pas uniquement le fonctionnement d'un enfant. Il peut aussi venir modifier les équilibres de toute une famille.
Et parce qu'au-delà des bilans, des aménagements et des prises en charge, il reste une question essentielle :
𝗤𝘂𝗶 𝗮𝗶𝗱𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗿𝗲𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁, 𝗽𝗹𝘂𝘁𝗼̂𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗮𝗻𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝗲́𝘀 ?
C'est aussi à cela que sert la guidance parentale.