Christine Livache

Christine Livache Cabinet de psychologie, Psychologue clinicienne, psychothérapeute

Voyez-vous, l’homme a besoin d’une vie symbolique. Il en a un besoin urgent. Nous ne vivons que des choses banales, habi...
31/03/2022

Voyez-vous, l’homme a besoin d’une vie symbolique. Il en a un besoin urgent. Nous ne vivons que des choses banales, habituelles, qu’elles soient rationnelles ou irrationnelles – ces dernières font d’ailleurs partie intégrante du champ rationnel, sans quoi nous ne pourrions les qualifier d’irrationnelles. Mais nous n’avons pas de vie symbolique. Quand vivons-nous symboliquement ? Jamais, sauf lorsque nous avons part au rituel de la vie. Mais qui parmi nous a véritablement part au rituel de la vie ? Fort peu de gens. (…)

Disposez-vous, quelque part dans votre maison, d’un coin où vous puissiez accomplir les rites, comme on peut en voir en Inde ? Là-bas, même dans les maisons les plus modestes il y a un soin séparé du reste par un rideau, où les occupants du logis peuvent mener leur vie symbolique, renouveler leurs vœux ou méditer. Nous n’avons rien de tel ; nous n’avons pas ce genre de coins. Bien sûr nous avons notre propre chambre, mais il y a un téléphone qui peut sonner à tout moment, et nous devons toujours être prêts à y répondre. Nous n’avons pas le temps, pas de lieu. Où pouvons-nous trouver chez nous ces images mystérieuses qui expriment les dogmes ? Nulle part ! Certes nous avons des musées, dans lesquels nous assassinons les dieux par milliers. Nous avons dépouillé les églises de leurs images mystérieuses, magiques, pour enfermer celles-ci dans des musées d’art. C’est du blasphème.

Ainsi nous n’avons pas de vie symbolique alors que nous en aurions tous le plus grand besoin. Seule la vie symbolique permet aux besoins de l’âme de s’exprimer – je veux parler des besoins quotidiens de l’âme ! Et comme les gens ne possèdent rien de tel, ils ne peuvent jamais s’échapper de cette galère, de cette vie épuisante, terrifiante de banalité, où ils ne sont « rien d’autre que… ». Dans le rituel ils sont proches de la divinité, ils sont même divins. Il suffit de penser au prêtre de l’Eglise catholique, qui est dans la divinité même : il se porte lui-même sur l’autel sacrificiel, il s’offre lui-même en sacrifice. Faisons-nous cela ? Quand sommes-nous conscients de faire cela ? Jamais ! Tout est banal, tout n’est « rien d’autre que… ». Voilà pourquoi les gens sont névrosés. Ils en ont tout simplement assez de tout cela, de la banalité de cette vie, et c’est pourquoi ils veulent du sensationnel. Ils veulent même une guerre, ils veulent tous une guerre. Ils se réjouissent à l’annonce d’une guerre, et disent : « Dieu soit loué ! Enfin il se passe quelque chose, quelque chose qui nous dépasse ! »

De telles choses nous touchent en profondeur et il n’y a rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que les gens deviennent névrosés. La vie est trop rationnelle, il n'y a pas d’existence symbolique dans le cadre de laquelle je puisse jouer un autre rôle, celui que je dois tenir en tant qu’acteur du drame divin de l’existence.

C.G. Jung

Vous êtes les livres que vous lisez, les films que vous regardez, les musiques que vous écoutez, les gens avec qui vous ...
28/03/2022

Vous êtes les livres que vous lisez, les films que vous regardez, les musiques que vous écoutez, les gens avec qui vous passez du temps, les conversations que vous engagez.
Choisissez attentivement avec quoi vous allez nourrir votre esprit
web

Et chaque jour, le monde vous traînera par la main en criant : "Ça c’est important ! Et ça c’est important ! Et ça c’est...
25/03/2022

Et chaque jour, le monde vous traînera par la main en criant : "Ça c’est important ! Et ça c’est important ! Et ça c’est important ! Tu dois t'en occuper !"
Et chaque jour, c’est à vous de retirer votre main et de la poser sur votre cœur en disant :
"Non, c’est ça qui est important."
Iain Thomas

Seule l’intelligence de l’amour et de la compassion peut résoudre tous les problèmes de la vie.Krishnamurti
21/03/2022

Seule l’intelligence de l’amour et de la compassion peut résoudre tous les problèmes de la vie.
Krishnamurti

J’entends par là qu’il faut continuer à faire confiance aux hommes, parce qu’il importe moins d’être déçu, trahi et moqu...
17/03/2022

J’entends par là qu’il faut continuer à faire confiance aux hommes, parce qu’il importe moins d’être déçu, trahi et moqué par eux que de continuer à croire en eux et à leur faire confiance. Il est moins important de laisser pendant des siècles encore des bêtes haineuses venir s’abreuver à vos dépens à cette source sacrée que de la voir tarie. Il est moins grave de perdre que de se perdre.
Romain Gary

Respecter les émotions d'un enfant, c'est lui permettre de sentir qui il est, de prendre conscience de lui-même ici et m...
14/03/2022

Respecter les émotions d'un enfant, c'est lui permettre de sentir qui il est, de prendre conscience de lui-même ici et maintenant. C'est le placer en position de sujet. C'est l'autoriser à se montrer différent de nous. C'est le considérer comme une personne et non comme un objet, lui donner la possibilité de répondre de sa manière très particulière à la question : qui suis-je? C'est aussi l'aider à se réaliser, lui permettre de percevoir son « aujourd'hui » en relation avec « hier » et « demain », d'être conscient de ses ressources, de ses forces comme de ses manques, de se percevoir avançant sur un chemin, son chemin.
L'enfant apprend principalement de ses parents. L'attitude éducative envers l'enfant est déterminante dans le développement de son quotient émotionnel. L'enfant se modélise sur ses parents, ...
Les messages inconscients sont tout aussi puissants sinon davantage que les actes ...
Aider nos enfants à développer leur quotient émotionnel nous contraint à développer le nôtre. Aider un enfant à grandir, c'est grandir soi-même. Nos enfants, miroirs de notre réalité intérieure, nous confrontent à nos limites et nous apprennent à aimer, ce sont d'excellents guides spirituels pour peu qu'on les écoute.
Isabelle Filliozat

Quand on enfile une mauvaise chaussure, et qu’on a mal au pied, ce n’est ni la faute de la chaussure, ni celle du pied.I...
10/03/2022

Quand on enfile une mauvaise chaussure, et qu’on a mal au pied, ce n’est ni la faute de la chaussure, ni celle du pied.

Il faut juste accepter qu’ils ne sont pas fait pour aller ensemble.

Pour pouvoir mettre une nouvelle chaussure à ton pied il faut déjà enlever l’autre.

Plus tu gardes des chaussures qui te font souffrir et plus ton pied sera abîmé, et plus ce sera difficile à guérir.

Si des chaussures t’ont abîmé les pieds, quelque soit la paire que tu enfiles après, ce sera douloureux.

Ce ne sera pas la faute de tes nouvelles chaussures, mais celle de tes blessures.

Il faut accepter de marcher quelque temps sans chaussures pour que ton pied guérisse et redevienne comme avant.

Plus tu gardes des chaussures qui te font mal et plus ça devient inconfortable et plus tu marches de travers.

À force de dévier, tu finis par quitter ton chemin de vie.

Or, le bonheur qui est tien, n’existe que sur ton chemin....

Retire tes chaussures douloureuses, marche pieds nus le temps de guérir, n'aie pas peur s’il y a un peu de gravier, tu n’en apprécieras que mieux la douceur de tes souliers.

Relève la tête car sur ton chemin t'attendent des chaussures parfaites. Pour marcher loin sur le chemin il faut respecter ses pieds et choisir des chaussures adaptées....

Prenons soin des uns et des autres sur le chemin!

Auteur inconnu

Ne perd pas de temps avec quelqu'un qui n'en a pas à t'accorder. Rien n'est bien bon à sens unique. C'est comme parler d...
07/03/2022

Ne perd pas de temps avec quelqu'un qui n'en a pas à t'accorder. Rien n'est bien bon à sens unique. C'est comme parler dans le vide, être sans cesse en attente, alors que la base d'une relation, c'est l'échange. Mais pas les faux semblants, pas les mots justes comme ça. Plutôt les échanges d'idées, le dialogue, la découverte, la construction de soi, d'un nous, par les mots qui font grandir.
La complicité ne s'invente pas, elle est ou elle n'est pas.
Alexandra Julien

Nous ne nous rendons pas compte que si nous avons une tendance à l'aversion et à l'agression, des ennemis semblent surgi...
04/03/2022

Nous ne nous rendons pas compte que si nous avons une tendance à l'aversion et à l'agression, des ennemis semblent surgir de toute part. Nous trouvons de moins en moins d'aspects à aimer en autrui et de plus en plus à détester; les gens commencent à nous éviter et nous voilà isolés et solitaires.
Furieux, nous pourrions cracher des paroles grossières, injurieuses. Les Tibétains ont un dicton: " Si les mots ne peuvent transporter d'armes, ils peuvent blesser le coeur." Nos paroles ont le pouvoir d'être nuisibles, non seulement parce qu'elles font du mal aux autres, mais aussi parce qu'elles suscitent leur colère.
Souvent un cycle s'installe: Une personne éprouve de l'aversion pour une autre et lui adresse des propos blessants; l'autre réagit par une réponse encore plus dure. Les deux s'incendient jusqu'à en venir à un duel de paroles rageuses. On peut étendre ce processus au niveau national et international, où des groupes d'individus donnent prise à l'aversion et c'est ainsi que des nations s'opposent.
Quand vous vous laissez aller à l'aversion et à la colère, c'est comme si vous aviez décidé de tuer quelqu'un en le jetant dans une rivière; vous entourez son cou de vos bras, sautez dans l'eau et vous vous noyez avec lui: en détruisant votre ennemi, vous vous détruisez aussi vous-même.
CHAGDUD RINPOCHE

Si nous voulons surmonter la peur, nous pouvons commencer par simplement prendre conscience de sa présence en nous. Puis...
02/03/2022

Si nous voulons surmonter la peur, nous pouvons commencer par simplement prendre conscience de sa présence en nous. Puis, dans un second temps, nous pouvons faire naître en nous l'intention de ne pas la fuir. La fuite est en effet une réaction très courante chez nous, car ce n'est pas agréable d'avoir peur. Nous ne voulons pas vivre avec elle mais elle revient, sans cesse ; nous craignons toujours qu'il arrive quelque chose, cet après-midi ou demain.Nous vivons avec cette peur de l'impermanence. Cette deuxième étape de la transformation consiste donc à être déterminé à ne pas fuir, pour examiner en profondeur notre angoisse et l'accepter pleinement. Le processus de transformation repose sur une troisième étape, qui consiste à agir de façon appropriée face à la peur. En effet, si nous acceptons de lui faire face et d'en faire profondément l'expérience, nous pourrons observer quelle est notre réaction face à elle. Nous verrons si nous réagissons avec confusion ou déni ; ou, à l'inverse, si nous y répondons avec gentillesse, acceptation et compassion. C'est précisément cette réponse clairvoyante qui apportera la guérison.
Thich Nhat Hanh

Un bon lâcher- prise 🤣🌸😍
02/12/2021

Un bon lâcher- prise
🤣🌸😍

Le vrai problème qui se pose au thérapeute, c'est d'être un thérapeute.David Cooper
30/11/2021

Le vrai problème qui se pose au thérapeute, c'est d'être un thérapeute.
David Cooper

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