26/01/2021
🧬 Lombalgie et génétique
👉Le phénotype est l’ensemble des caractères apparents d’un individu : la lombalgie en fait partie, et on peut l’étudier de ce point de vue.
👉On a tendance à considérer que deux éléments contribuent à un phénotype : la génétique 🧬 et l’environnement 🌍. Et lorsque l’on veut estimer la part de chacun d’eux, on s’appuie le plus souvent sur des « twin studies », études conduites sur des jumeaux , dans lesquelles on regarde à quel point des individus partageant les mêmes gènes (100% pour des jumeaux monozygotes, et 50% pour des jumeaux dizigotes) partagent également un caractère donné.
Ici, avoir mal au dos.
👉Une gigantesque étude danoise portant sur 15.000 jumeaux 👯 a conclu que la génétique expliquait 38% du « phénotype lombalgie » !
Des proportions similaires ont été retrouvées pour les douleurs cervicales et dorsales.
Si cette valeur varie entre 0% et 67% selon les études📊, il semblerait que la part génétique soit plus forte pour les douleurs chroniques et plus invalidantes.
👉Evidemment, cela ne nous aide pas à traiter nos patients. 🧐 Mais cela nous éclaire sur le fait que la nature des douleurs rachidiennes est complexe et multifactorielle. Et puis, ne voyons pas le verre à moitié vide : ça nous laisse un confortable 60% sur lequel travailler ! 🥃
📚Heritability of spinal pain and consequences of spinal pain: A comprehensive genetic epidemiologic analysis using a population-based sample of 15,328 twins ages 20-71 years. Hartvigsen et al.
📚Nature or nurture in low back pain? Results of a systematic review of studies based on twin samples: Nature or nurture in low back pain? Ferreira et al.