Michèle Raulin

Michèle Raulin Formations astrologie psychologique et médicale

Les éclipses marquent symboliquement la fin d’un temps et l’émergence d’un autre. Evidemment comme elles surviennent dan...
12/08/2026

Les éclipses marquent symboliquement la fin d’un temps et l’émergence d’un autre. Evidemment comme elles surviennent dans le ciel deux fois par an, il ne s’agit pas de temps historiques, et pour leur accorder une signification sensible, il faut au moins qu’elle ait été observable. Août 2026 marque ainsi le début d’une période de 8 années où des éclipses solaires partielles concernant la France vont se succéder : août 27, janvier 28, juin 30, mars 34. Etant donné l’âge moyen de mon lectorat, nous ne serons plus là depuis longtemps pour l’éclipse totale de septembre 81 !

Il faut donc inscrire celle de cet été comme l’amorce d’un processus de décapage qui va peu à peu, au moins pour notre pays, mettre à jour de nouveaux potentiels en éliminant de vieux repères devenus obsolètes. On peut présumer que cela va concerner toutes les structures décisionnaires, de la famille à l’Etat en passant par les différents acteurs économiques et sociaux. Et bien entendu, comme je l’ai déjà évoqué ici à de multiples occasions, c’est dans nos attitudes et nos choix individuels que réside la source de l’évolution collective.

En cette préparation de rentrée, il me paraît ainsi important de revenir sur la façon dont nous fabriquons notre réalité. Je reçois en ce moment une vague de personnes qui subissent les contrecoups d’expériences vécues loin ailleurs et autrefois, et pour qui le nettoyage des mémoires émotionnelles et corporelles s’avère primordial : un travail d’éclipse à l’échelle individuelle. Ce qu’on observe à ce niveau, c’est que nous ne vivons pas dans le souvenir ni même les conséquences de ce que nous avons vécu autrefois, mais dans l’histoire que nous nous racontons à ce propos, histoire que nous nous sommes racontée pratiquement depuis le début. Nous vivons dans une interprétation mentale de ce qui est arrivé, que nous l’ayons acté ou subi. Et quel que soit l’événement, l’histoire que nous nous racontons plus ou moins consciemment détermine ce que nous allons en faire, les suites que nous allons lui donner.

Nous sommes infiniment plus puissants et créateurs que nous ne voulons bien le croire. C’est tellement plus confortable de se considérer comme faible et impuissant ! Quelle que soit la situation, la seule question à se poser est : qu’est-ce que je choisis de faire de ça ? Quel positionnement est-ce que je veux prendre, sur le triangle infernal «Persécuteur, Victime, Sauveteur » ou dans le triangle réalisateur « Protection, Permission, Puissance » ? Quel état du Moi est-ce que je choisis de mettre en œuvre : les résidus infantiles, les archaïsmes parentaux, ou la pertinence opérationnelle de l’ici-maintenant ? Est-ce que je choisis d’entretenir mes vieux schémas sclérosants, ou d’assumer ma liberté ?

Il est merveilleux d’observer la transformation de la vie individuelle lorsqu’on a pris conscience de la puissance créatrice de notre légende intérieure. Il suffit de choisir l’histoire dans laquelle on veut vivre, le rôle qu’on veut jouer. Il n’y a rien de plus efficace. La vie réelle s’écrit d’abord dans la somme de ces attitudes personnelles : je veux faire quelque chose de bien de ce qui m’arrive, quelque chose d’utile pour moi et de bienveillant pour les autres, voilà le rôle que je veux jouer et je le joue quoi qu’il arrive, là, ici, maintenant, dans la situation quelle qu’elle soit et telle qu’elle est. Et alors peu à peu n’en doutez pas, le miracle commence à opérer. Dans la vie personnelle, dans la famille, dans le cercle amical, dans l’environnement professionnel, dans le pays et dans le monde.

Je vous souhaite une rentrée déterminée dans l’écriture de votre belle histoire. Elle commence aujourd'hui.

L’intercycle Jupiter-Pluton est trop court – 12 ans et demi – pour marquer des mutations très profondes, mais il est suf...
16/06/2026

L’intercycle Jupiter-Pluton est trop court – 12 ans et demi – pour marquer des mutations très profondes, mais il est suffisamment long et suffisamment puissant pour animer les crises économiques ou sociales qui jalonnent leur processus. Dans l’Histoire ayant concerné la France, depuis la seconde guerre mondiale, on a vu les conjonctions successives de 1956 avec la guerre d’Algérie et son indépendance à mi-cycle ; 1968 ; 1981 et l’élection de François Mitterrand puis la cohabitation à mi-cycle ; 1994 et le génocide au Rwanda ; 2008 et l’éclatement de la bulle financière ; 2020 et le Covid. Bien sûr les dates les plus marquantes se sont accompagnées d’autres configurations planétaires synchrones. C’est ce qui se présente au mi-cycle de cet été, avec une configuration harmonique rare qui ouvre la voie de résolutions à l’échelle mondiale.

Avant les solutions, et nécessaires à leur invention, éclatent au grand jour les dysfonctionnements. Dans l’axe Verseau/Lion, l’opposition qui arrive tend à rendre visibles et à faire exploser les mirages narcissiques. L’affaire Bruel parmi bien d’autres m’en paraît relever : voilà un homme qui ivre de sa notoriété, de sa séduction et de son orgueil de mâle, pourrait bien avoir agi en se persuadant que ses victimes se réjouissaient secrètement de son intimité forcée. L’image explose avec leurs révélations et le voilà contraint de se voir tel qu’il est vraiment. Ce ne sera pas le seul effondrement, et ne croyons pas être nous-mêmes épargnés – notamment ceux d’entre nous qui sont concernés dans cet axe par leurs luminaires, leur Ascendant ou leurs dominantes. Là où nous pouvons être pris dans un faux-semblant, dans la lumière artificielle d’un personnage, le risque sera grand que le miroir se brise. Et ce sera une chance de salut. Dans les 15 années qui viennent, nous allons voir de plus en plus voler en éclat la vanité outrancière des images médiatiques. A notre échelle personnelle, nous serons bousculés pour oser nous regarder avec honnêteté, confronter notre comportement réel à nos valeurs fantasmées, affronter notre propre honte. Ne pouvant plus jouer à être ce que nous ne sommes pas, nous pourrons enfin révéler la richesse de ce que nous sommes. Quand la Dame de Pique voit le roi nu, le roi est invité à manifester sa vraie dignité intérieure, à être vraiment roi au-delà des apparats.

Mais aujourd’hui l’alliance en formation des grandes planètes lentes offre aussi à l’humanité une exceptionnelle opportunité évolutive. Nous ne sommes pas venus dans cette époque par hasard et si nous n’avons pas forcément à y jouer un rôle majeur (tout au moins visible !), il est certain que la façon dont nous gérons notre propre petite histoire contribue à la somme des pixels qui constituent le tableau final (voir l’article de juin 25). Réciproquement, nous sommes portés par la vague collective. L’humanité aspire à cet éclatement des artifices, à l’effondrement des egos hypertrophiés qui alimentent les guerres, et à l’avènement de gouvernances apaisées, dont l’autorité se légitime par leur conscience morale. Infiniment plus puissante que n’importe quelle révolution ou n’importe quelle élection, la somme de nos consciences individuelles est déjà en train de préparer le basculement. En manifestant notre propre royauté sous le regard de notre Dame de Pique, dans l’honnêteté de nos attitudes personnelles, dans la rectitude de notre conscience, nous forgeons les bases des gouvernements à venir. Il n’a jamais été aussi simple de changer le monde.

J’ai plusieurs fois évoqué ici le Ramayana ou le Seigneur des Anneaux, deux grandes épopées initiatiques issues l’une de...
03/05/2026

J’ai plusieurs fois évoqué ici le Ramayana ou le Seigneur des Anneaux, deux grandes épopées initiatiques issues l’une de la tradition védique, l’autre des mythologies nordiques, dont la symbolique universelle traverse les âges et les cultures. Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un passage de l’Odyssée.

De retour de la guerre de Troie qui a déjà duré 10 ans, Ulysse « aux mille ruses » poursuivi par la colère de Poséidon dont il a aveuglé le fils Polyphème, erre 10 autres années en Méditerranée avant de pouvoir rejoindre Ithaque où l’attendent son épouse Pénélope et son fils Télémaque. Il traverse de multiples épreuves au cours desquelles il perd successivement tous ses compagnons. La magicienne Circé l’a prévenu de certains dangers, dont font partie les Sirènes.

On retrouve les Sirènes sous des formes diverses dans de nombreuses légendes, de l’Inde à l’Afrique et de la Scandinavie au Japon, ainsi que dans la Bible. Chez les Grecs, elles ont une tête de femme sur un corps d’oiseau, et attirent les marins vers les récifs où leurs navires se fracassent. Ulysse décide de boucher à la cire les oreilles de ses compagnons, mais lui-même veut entendre leur chant redoutable ; il demande à être ligoté au mât de son navire et donne l’ordre de ne le détacher sous aucun prétexte, quelles que soient ses supplications.

Notre monde navigue en ce moment sur une mer houleuse où les sirènes sont nombreuses. La consommation bien sûr, depuis longtemps, mais maintenant surtout la fascination pour ce qu’on pourrait regrouper sous le terme de « mauvais esprit » : tout ce qui oriente notre attention vers le sordide et vers la peur, le goût du frisson morbide. Les médias sont les sirènes les plus faciles à identifier, mais les conversations de comptoir, de marché ou de palier font aussi bien l’affaire. Et les réseaux sociaux. On trouve de belles personnes, de belles idées et de belles choses en tous ces lieux, mais aussi de perverses tentations mentales.

Nous avons la responsabilité individuelle minimale de ne pas alimenter ces égrégores malsains. Se boucher les oreilles est sans aucun doute une première option. Il ne s’agit pas de se détourner de la réalité du monde, mais dans un premier temps de réduire au maximum la pollution de l’esprit. Il est étonnant de mesurer tous les flux de soi-disant informations dont on peut se passer tout en restant au courant de l’essentiel. Mais tout cela ne sont que des mesures de surface.

Comme Ulysse l’a bien identifié, la réponse la plus puissante consiste à assurer sa propre stabilité. Le mât du navire représente notre verticalité d’être humain adulte, notre colonne vertébrale, notre aptitude à rester ferme dans la tempête. Il est notre ancre intérieure. Lorsque notre conscience est fermement amarrée dans l’immobilité, rien d’extérieur ne peut plus nous entraîner vers la catastrophe. C’est l’expérience d’Être son véritable Soi, en dehors des tumultes environnants. Sous le chaos des vagues règne un silence imperturbable, une puissance de conscience qui est notre mât véritable. Ni sourd ni aveugle au monde, nous sommes dans cette posture un être digne de son humanité.

Dans l’inévitable chaos qui doit accompagner tous les processus de transformation, notre responsabilité individuelle réside dans notre décision sans cesse renouvelée de revenir nous amarrer à l’éveil immobile du Soi intérieur. Ensemble dans cette posture, nous avons le pouvoir d’apaiser les tempêtes et d’apprivoiser les sirènes.

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