12/08/2026
Les éclipses marquent symboliquement la fin d’un temps et l’émergence d’un autre. Evidemment comme elles surviennent dans le ciel deux fois par an, il ne s’agit pas de temps historiques, et pour leur accorder une signification sensible, il faut au moins qu’elle ait été observable. Août 2026 marque ainsi le début d’une période de 8 années où des éclipses solaires partielles concernant la France vont se succéder : août 27, janvier 28, juin 30, mars 34. Etant donné l’âge moyen de mon lectorat, nous ne serons plus là depuis longtemps pour l’éclipse totale de septembre 81 !
Il faut donc inscrire celle de cet été comme l’amorce d’un processus de décapage qui va peu à peu, au moins pour notre pays, mettre à jour de nouveaux potentiels en éliminant de vieux repères devenus obsolètes. On peut présumer que cela va concerner toutes les structures décisionnaires, de la famille à l’Etat en passant par les différents acteurs économiques et sociaux. Et bien entendu, comme je l’ai déjà évoqué ici à de multiples occasions, c’est dans nos attitudes et nos choix individuels que réside la source de l’évolution collective.
En cette préparation de rentrée, il me paraît ainsi important de revenir sur la façon dont nous fabriquons notre réalité. Je reçois en ce moment une vague de personnes qui subissent les contrecoups d’expériences vécues loin ailleurs et autrefois, et pour qui le nettoyage des mémoires émotionnelles et corporelles s’avère primordial : un travail d’éclipse à l’échelle individuelle. Ce qu’on observe à ce niveau, c’est que nous ne vivons pas dans le souvenir ni même les conséquences de ce que nous avons vécu autrefois, mais dans l’histoire que nous nous racontons à ce propos, histoire que nous nous sommes racontée pratiquement depuis le début. Nous vivons dans une interprétation mentale de ce qui est arrivé, que nous l’ayons acté ou subi. Et quel que soit l’événement, l’histoire que nous nous racontons plus ou moins consciemment détermine ce que nous allons en faire, les suites que nous allons lui donner.
Nous sommes infiniment plus puissants et créateurs que nous ne voulons bien le croire. C’est tellement plus confortable de se considérer comme faible et impuissant ! Quelle que soit la situation, la seule question à se poser est : qu’est-ce que je choisis de faire de ça ? Quel positionnement est-ce que je veux prendre, sur le triangle infernal «Persécuteur, Victime, Sauveteur » ou dans le triangle réalisateur « Protection, Permission, Puissance » ? Quel état du Moi est-ce que je choisis de mettre en œuvre : les résidus infantiles, les archaïsmes parentaux, ou la pertinence opérationnelle de l’ici-maintenant ? Est-ce que je choisis d’entretenir mes vieux schémas sclérosants, ou d’assumer ma liberté ?
Il est merveilleux d’observer la transformation de la vie individuelle lorsqu’on a pris conscience de la puissance créatrice de notre légende intérieure. Il suffit de choisir l’histoire dans laquelle on veut vivre, le rôle qu’on veut jouer. Il n’y a rien de plus efficace. La vie réelle s’écrit d’abord dans la somme de ces attitudes personnelles : je veux faire quelque chose de bien de ce qui m’arrive, quelque chose d’utile pour moi et de bienveillant pour les autres, voilà le rôle que je veux jouer et je le joue quoi qu’il arrive, là, ici, maintenant, dans la situation quelle qu’elle soit et telle qu’elle est. Et alors peu à peu n’en doutez pas, le miracle commence à opérer. Dans la vie personnelle, dans la famille, dans le cercle amical, dans l’environnement professionnel, dans le pays et dans le monde.
Je vous souhaite une rentrée déterminée dans l’écriture de votre belle histoire. Elle commence aujourd'hui.