SML - Syndicat des Médecins Libéraux

SML - Syndicat des Médecins Libéraux Le SML, Syndicat des médecins libéraux de France, est le syndicat représentatif des médecins gé

Le SML, Syndicat des médecins libéraux de France, est le syndicat représentatif des médecins généralistes et spécialistes libéraux.

Le décès dramatique d'une jeune femme de 25 ans à Nice, à la suite d'une injection esthétique présumée réalisée en dehor...
04/08/2026

Le décès dramatique d'une jeune femme de 25 ans à Nice, à la suite d'une injection esthétique présumée réalisée en dehors du cadre médical, constitue un choc pour l'ensemble de la profession médicale.

Le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) adresse ses pensées à la famille et aux proches de la victime.

Mais au-delà de l'émotion, ce drame impose une prise de conscience collective.

Depuis plusieurs années, le SML alerte les pouvoirs publics sur la progression des pratiques clandestines réalisées par des personnes sans qualification médicale, souvent recrutées via les réseaux sociaux, utilisant des produits d'origine incertaine et incapables de prendre en charge les complications parfois gravissimes qu'elles provoquent.

Cette réalité ne peut plus être ignorée.

La protection des patients ne repose pas sur l'appartenance à une spécialité médicale particulière. Elle repose avant tout sur la compétence, la qualité de la formation, l'expérience, l'évaluation des pratiques et le respect des règles déontologiques.

La médecine esthétique est aujourd'hui exercée, depuis plus de trente ans, par des médecins issus de nombreuses spécialités : médecins généralistes, dermatologues, chirurgiens, ORL, médecins vasculaires, gynécologues et d'autres praticiens ayant développé une expertise reconnue.

Le récent décret du 9 juillet 2026 relatif au Droit d'Exercice Complémentaire (DEC) ouvre une étape importante. Pour être crédible, cette réforme devra s'appuyer sur un principe simple :

La compétence protège davantage les patients que la seule spécialité d'origine.

À ce titre, le SML appelle les pouvoirs publics à engager sans délai une véritable politique nationale de sécurisation de la médecine esthétique autour de cinq priorités :
* renforcer la lutte contre les « fake injectors » et l'exercice illégal de la médecine ;
* bâtir un référentiel national fondé sur les compétences objectivement acquises et évaluées ;
* associer l'ensemble des professions médicales concernées à la gouvernance de cette discipline transversale ;
* reconnaître l'expérience des médecins exerçant cette activité depuis de nombreuses années ;
* sécuriser l'accès aux médicaments injectables pour les médecins dûment formés, afin d'éviter que des restrictions administratives ne favorisent indirectement les filières clandestines.

Le drame de Nice doit marquer un tournant.

Il démontre que la sécurité des patients ne passe pas par l'exclusion de médecins qualifiés, mais par une meilleure organisation des compétences, une formation exigeante, une évaluation continue et une lutte résolue contre l'exercice illégal.

Comme dans tous les domaines de la médecine, la question n'est pas de savoir d'où vient le médecin, mais s'il possède les compétences nécessaires pour exercer dans des conditions garantissant la sécurité des patients.

Le SML présentera à la rentrée un Livre blanc consacré à la gouvernance de la médecine esthétique et des compétences médicales complémentaires, proposant une réforme fondée sur la qualité, la transparence et l'intérêt général.

Déclaration du Dr Dominique Bellecour
Secrétaire général du Syndicat des Médecins Libéraux (SML)�Président de l'Union de la Médecine Esthétique du SML (UME-SML)

« Chaque drame révèle les limites de notre système actuel. Opposer les spécialités médicales ne protégera jamais les patients. En revanche, reconnaître les compétences, les évaluer, les maintenir et combattre sans relâche les pratiques clandestines constitue la seule politique de santé publique véritablement efficace. »

La simplification administrative ne doit pas se faire au détriment des médecins libéraux.Le projet de décret visant à co...
03/08/2026

La simplification administrative ne doit pas se faire au détriment des médecins libéraux.

Le projet de décret visant à confier à l’Urssaf le recouvrement des cotisations retraite des médecins libéraux suscite une vive inquiétude. La CARMF comme le SML s’y opposent fermement.

Pourquoi ?

➡️ La CARMF assure aujourd’hui un recouvrement efficace, avec des coûts de gestion particulièrement maîtrisés.
➡️ Le transfert vers l’Urssaf n’apporterait aucune amélioration concrète aux médecins, tout en faisant peser un risque sur la qualité du suivi de leurs droits à la retraite.

Sous couvert de simplification, cette réforme pourrait surtout éloigner les médecins de leur caisse de retraite, qui connaît les spécificités de leur exercice et les accompagne depuis des décennies.

Le SML réaffirme son opposition à ce projet et demande que le recouvrement des cotisations retraite reste assuré par la CARMF, dans l’intérêt des médecins libéraux et de la pérennité de leur régime de retraite.

02/08/2026

Deux femmes sont mortes.

Une à Villeurbanne il y a quatre mois. Une à Nice il y a quelques jours. Toutes les deux après des injections esthétiques réalisées en dehors de tout cadre médical.

Nous avions alerté. Nous avions transmis les chiffres : près de 40 % des personnes ayant recours à des injections esthétiques en France s'adressent aujourd'hui à des personnes qui ne sont pas médecins. Ces chiffres, les pouvoirs publics les connaissaient.

Les décrets du 10 juillet sont une avancée réelle. Ils reconnaissent enfin la médecine esthétique comme une activité médicale. Mais une réforme ne se juge pas à son annonce : elle se juge à sa capacité à protéger. Pendant que les textes suivent leur chemin administratif, les réseaux clandestins accélèrent le leur.

Le temps administratif n'est pas le temps de la santé publique.

Madame la Ministre, nous ne vous demandons plus d'étudier le problème. Nous vous demandons de le régler, a minima en :

1. Publiant sans délai le texte d'application, pour une mise en œuvre effective de la réglementation.
2. Garantissant l'accès à la toxine botulique aux médecins formés et assurés, dans un cadre strictement médical.
3. Intensifiant les contrôles de terrain et les sanctions contre les pratiques clandestines.
4. Asséchant les filières illégales, notamment par la fermeture des comptes qui recrutent et commercialisent ces actes sur les réseaux sociaux.

Ces deux décès ne sont que la partie émergée de l'iceberg : des centaines de patients subissent des complications, des blessures, des séquelles.

Nous comptons sur vous. Vraiment.

Union de la Médecine Esthétique

Les fausses injectrices continuent de faire des victimes. Et cette fois, plus de 5 000 médecins interpellent directement...
02/08/2026

Les fausses injectrices continuent de faire des victimes. Et cette fois, plus de 5 000 médecins interpellent directement la ministre de la Santé.

Infections graves, nécroses, botulisme, séquelles irréversibles… Derrière des injections proposées sur les réseaux sociaux ou réalisées dans des appartements, des hôtels ou des instituts non habilités, il ne s’agit pas d’esthétique mais d’un véritable enjeu de santé publique.

En France, les injections d’acide hyaluronique et de toxine botulique sont des actes médicaux. Elles doivent être réalisées par un médecin qualifié, dans un cadre sécurisé.

L’appel lancé aujourd’hui par ces milliers de praticiens rappelle une évidence : il est urgent de renforcer les contrôles, d’accélérer les poursuites contre les auteurs de ces pratiques illégales et de mieux protéger les patients.

La médecine esthétique n’est pas un commerce clandestin. C’est un acte médical qui engage la santé, parfois la vie, des patients.



https://leparisien.fr/societe/sante/madame-la-ministre-combien-de-morts-faudra-t-il-encore-5-000-medecins-lancent-lalerte-sur-les-fausses-injectrices-01-08-2026-HYQNAXVGNNERRADIWSK43XW6LI.php?at_medium=Social%2520media%26at_campaign%3DPartage%2520Natif%2520Apps

EXCLUSIF. Dans une lettre ouverte transmise au Parisien, le syndicat des médecins libéraux et le cercle des bonnes pratiques en médecine est

01/08/2026

Les négociations sur l’OPTAM sont une nouvelle fois reportées à la rentrée.

Un calendrier repoussé n’est jamais anodin lorsque l’avenir des médecins libéraux est en jeu.

Le SML reste particulièrement vigilant. Les derniers contrats OPTAM ont conduit de nombreux praticiens de secteur 2 à quitter le dispositif, estimant qu’il ne respectait plus l’équilibre initial et imposait des contraintes incompatibles avec l’exercice de leur activité.

Notre inquiétude est renforcée par le déroulement des dernières discussions conventionnelles, notamment sur l’imagerie. Trop souvent, les échanges donnent le sentiment que les décisions sont déjà arrêtées avant même l’ouverture des négociations. Les propositions argumentées des représentants des médecins libéraux ne peuvent pas être écartées sans véritable débat.

Une négociation n’a de sens que si chaque partie est réellement entendue.

Le SML continuera de défendre une concertation sincère, fondée sur les réalités du terrain, afin de préserver l’attractivité de l’exercice libéral et l’indépendance des médecins.

27/07/2026

OPTAM : un dispositif qui perd son sens pour les médecins de secteur 2

Les derniers contrats OPTAM suscitent une profonde incompréhension chez de nombreux médecins libéraux de secteur 2.

Les praticiens qui ont pourtant respecté leurs engagements et fait preuve de responsabilité se voient aujourd’hui imposer des objectifs toujours plus contraignants. Dans certains cas, ces nouvelles exigences reviennent à exercer quasiment comme en secteur 1, tout en continuant à assumer les charges d’un cabinet libéral de secteur 2.

Cette situation n’est plus tenable. Les loyers, les salaires, les investissements, les assurances et l’ensemble des coûts liés à l’exercice libéral demeurent inchangés, alors que les marges de manœuvre se réduisent.

Conséquence : de plus en plus de médecins choisissent de quitter l’OPTAM, devenu économiquement inadapté à la réalité de leur exercice.

Un dispositif censé encourager l’engagement des médecins ne peut pas devenir un facteur de fragilisation de leur activité.

Le SML demande une révision de l’OPTAM afin qu’il retrouve sa vocation initiale : valoriser les praticiens qui s’engagent, sans les contraindre à exercer comme en secteur 1 tout en conservant les charges d’un cabinet libéral de secteur 2.

22/07/2026

Accès aux soins : cessons de freiner les installations des médecins spécialistes de secteur 2

Le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) a recueilli les témoignages de plusieurs médecins spécialistes de secteur 2 qui se sont vu refuser une installation au sein de maisons de santé pluriprofessionnelles en Île-de-France.

En cause : des subventions accordées, parfois il y a 5, 10 ou même 15 ans, par l’ARS ou la Région à ces structures.

Cette situation est incompréhensible.

Alors que chacun s’accorde sur la nécessité de renforcer l’accès aux soins, notamment dans les territoires en tension, comment justifier que des médecins prêts à s’installer soient empêchés de le faire en raison de critères administratifs sans lien avec les besoins des patients ?

Le secteur 2 fait partie intégrante de la médecine libérale. Les compléments d’honoraires sont strictement encadrés par le principe du tact et de la mesure, en tenant compte de la complexité des prises en charge, du temps consacré au patient et des moyens humains mobilisés.

Stigmatiser les médecins spécialistes de secteur 2 ne résoudra pas les difficultés d’accès aux soins. Au contraire, ces blocages risquent d’aggraver les tensions dans des territoires qui ont déjà besoin de davantage de professionnels de santé.

Le SML demande que ces obstacles soient levés afin que les médecins puissent s’installer là où les patients ont besoin d’eux, sans interprétations administratives qui vont à l’encontre de l’objectif affiché de lutte contre les déserts médicaux.

19/07/2026

Les baisses tarifaires imposées à l’imagerie médicale se poursuivent.

Malgré des mois de négociations, la Caisse nationale d’Assurance Maladie a choisi d’appliquer, au 1er juillet, une nouvelle baisse unilatérale des tarifs. Une décision qui va à l’encontre des propositions portées par les médecins libéraux.

Le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) défendait une autre approche : celle de la pertinence des soins. Réaliser des économies, oui, mais des économies intelligentes, fondées sur la qualité et la juste indication des examens, plutôt que des coupes budgétaires aveugles.

Les conséquences de cette politique sont calamiteuses et particulièrement inadaptées à l’imagerie médicale et à la médecine libérale.

➡️ Elle fragilise les cabinets de proximité, indispensables à l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.

➡️ Elle menace les structures qui assurent une part essentielle du dépistage organisé du cancer du sein par mammographie.

➡️ Elle pénalise durement la médecine vasculaire. L’écho-Doppler vasculaire, acte technique de référence de cette discipline, est également pratiqué dans de nombreux cabinets médicaux non radiologiques. Il subit aujourd’hui une troisième dévalorisation en quelques années, remettant en cause l’équilibre économique de ces structures.

Réduire les moyens de la médecine de proximité ne permettra pas de répondre aux défis de notre système de santé. Au contraire, ces décisions risquent d’allonger les délais d’accès aux examens, de fragiliser l’offre de soins sur le terrain et, à terme, de pénaliser les patients.

Le SML continuera à défendre une politique de santé fondée sur la pertinence, la qualité des soins et le maintien d’une offre médicale de proximité, au service de tous les patients.

18/07/2026

Décret sur les exercices complémentaires : une réforme qui soulève de nombreuses interrogations

Le décret publié au Journal officiel du 10 juillet 2026 encadre les exercices complémentaires des médecins, appelés jusqu’à présent par le SML « médecines à expertise particulière ».

À ce stade, plusieurs zones d’ombre subsistent. La liste définitive des exercices concernés n’est pas connue, même si des disciplines comme la médecine du sport ou la médecine esthétique sont évoquées.

Plus préoccupant encore, le texte prévoit que :
➡️ l’autorisation d’exercer une activité complémentaire ne pourrait être sollicitée qu’après trois ans d’exercice dans la spécialité ;
➡️ cette autorisation serait délivrée par les conseils départementaux de l’Ordre des médecins ;
➡️ l’absence de réponse pendant un an vaudrait refus.

Ce dernier point interpelle particulièrement. En droit administratif, le principe est généralement qu’un silence de l’administration pendant quatre mois vaut décision implicite. Prévoir un délai d’un an avant qu’un refus ne soit réputé acquis apparaît difficilement compatible avec les exigences de sécurité juridique et de bonne administration.

Laisser un médecin attendre un an, voire davantage, pour connaître l’issue de sa demande est difficilement concevable. Ces exercices complémentaires répondent à des besoins réels des patients et participent à la continuité des soins.

Enfin, il est regrettable qu’un texte ayant un tel impact sur l’exercice médical ait été élaboré sans concertation préalable avec les organisations syndicales représentatives.

Le SML restera pleinement mobilisé pour obtenir des clarifications sur ce décret, défendre les médecins concernés et veiller à ce que ces nouvelles dispositions ne constituent pas un frein injustifié à l’accès aux soins.

13/07/2026

Noyades : un drame qui peut souvent être évité.

En tant que médecins libéraux, nous sommes profondément préoccupés par le nombre de noyades survenues ces derniers jours.

Chaque été, ces drames rappellent qu’une baignade, même anodine en apparence, peut basculer en quelques secondes.

Quelques règles simples sauvent des vies :
✔️ Entrer progressivement dans l’eau.
✔️ Se baigner uniquement dans des zones surveillées.
✔️ Ne jamais se baigner seul.
✔️ Respecter les interdictions de baignade : elles existent pour protéger, qu’il s’agisse de la qualité de l’eau ou de dangers liés aux courants.

Même un excellent nageur n’est jamais totalement à l’abri d’une crampe, d’un malaise ou d’un courant plus fort que prévu.

Enfin, un message essentiel aux parents : apprendre à nager est un véritable enjeu de santé publique. La maîtrise de la nage est une compétence qui peut sauver une vie. Chaque enfant devrait pouvoir en bénéficier.

La prévention reste notre meilleure arme. En cette période estivale, restons vigilants et faisons de la sécurité une priorité.

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