13/09/2026
Enfant, nous construisons notre vision du monde à partir de ce que nous vivons, de ce que nous observons et surtout de ce que nous ressentons.
Une parole, une attitude, un rejet, une injustice, une peur ou simplement la manière dont nos parents fonctionnent peuvent devenir, dans notre esprit, des vérités absolues.
Nous grandissons alors avec des croyances comme :
« Je dois être fort. »
« On ne peut faire confiance à personne. »
« Pour être aimé, il faut faire plaisir. »
« Les autres finissent toujours par nous abandonner. »
« Montrer ses émotions, c’est être faible. »
Le problème, c’est que nous pouvons continuer à croire ces vérités toute notre vie.
Et pire encore : nous pouvons finir par les imposer aux autres.
Parce que, pour nous, ce n’est pas une opinion.
C’est une évidence.
Une logique imparable.
C’est notre réalité.
Alors nous demandons à notre conjoint, à nos enfants, à nos proches de penser comme nous, de réagir comme nous et de vivre comme nous.
Et lorsque quelqu’un ne partage pas notre vérité, nous pouvons ressentir de l’incompréhension, de la colère ou même de la trahison.
Parfois, nous allons jusqu’à blesser ou éloigner les personnes que nous aimons pour défendre une vérité qui, finalement, n’est peut-être que la nôtre.
C’est là que commence un véritable travail sur soi :
accepter que ce que nous avons appris hier nous a peut-être aidés à survivre, à nous protéger ou à comprendre notre monde…
mais que cela ne signifie pas que cette vérité doit continuer à diriger notre vie aujourd’hui.
Grandir psychologiquement, ce n’est pas renier ce que nous avons vécu.
C’est apprendre à distinguer ce qui est réellement vrai de ce que nous avons appris à croire.
Parce qu’une croyance peut être ancienne, profondément ancrée…
et pourtant ne plus être juste pour nous.
Et parfois, aimer vraiment les autres commence par accepter qu’ils n’ont pas à vivre selon notre vérité.