17/10/2026
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𝓡𝓮𝓽𝓸𝓾𝓻.
Je crois que j’ai longtemps appris à faire confiance à la vie lorsqu’elle me traversait avec puissance.
Lorsqu’elle ouvrait des portes, faisait naître des projets, m’emportait dans un élan créateur.
Aujourd’hui, je sens comme je suis invitée à lui faire confiance lorsqu’elle ralentit.
Lorsqu’elle se tait.
Lorsqu’elle ne me demande rien.
Je ne sais pas encore si quelque chose s’achève
ou si quelque chose commence.
Ici, dans cet entre deux, je me parle à moi même…
“Tu peux rester là un moment.
Tu peux ne pas savoir.
Tu peux laisser le monde continuer de tourner
sans chercher à suivre son rythme.
Tu peux aimer profondément ce que tu fais sans avoir envie de te plier à toutes les règles qui semblent nécessaires pour le faire exister.
Tu peux désirer partager sans avoir toujours envie
de te montrer.
Tu peux continuer à créer sans chercher à produire.
Tu peux offrir sans chercher à convaincre.
Tu peux choisir la simplicité, même dans un monde
qui semble toujours demander davantage.
Tu peux ne pas savoir quelle sera la suite.
Rien de tout cela n’a besoin d’être résolu aujourd’hui.”
Me laisser habiter par cette lenteur, cette présence, ce vide.
Continuer à aimer ce que j’aime.
Continuer à marcher sur cette voie qui m’est si précieuse.
La marcher à mon rythme.
Sans me perdre dans le mouvement du monde.
Sans confondre la visibilité avec la lumière.
Sans oublier que ce qui est profondément vivant
n’a pas toujours besoin de faire du bruit pour exister.
Et prendre soin de la vie qui est en moi
avec autant d’amour que celui
que j’ai toujours désiré offrir au monde.
Parce que je rentre d’un lieu qui ramène à l’essentiel.
Parce que le bruit du monde m’effraie parfois.
Parce ce que j’aime et je crois, profondément.
Parce que je suis humaine.
Une lettre à moi-même.
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Frédérique
La Voie du Cœur