12/07/2026
UTMB Restonica Corse – 69 km | 4 000 D+
La montre et le téléphone ont abandonné avant la fin... mais pas moi 😅
Cette Restonica restera certainement comme l'une des courses les plus difficiles que j'ai terminées.
Dès le départ, je suis malade : mal de ventre, maux de tête... Je comprends rapidement que la journée va être très longue. Et au km 12, je prends une belle chute... directement dans une énorme bouse de vache ! Finalement, elle a peut-être amorti le choc.
À partir de là, il n'y avait plus qu'une seule solution : avancer au mental.
Mon seul objectif était de rester dans les barrières horaires. Je relançais juste ce qu'il fallait, puis je m'arrêtais régulièrement pour faire des micro-siestes à l'ombre.
À chaque fois, 100 à 200 coureurs me dépassaient... avant que je les redouble quelques kilomètres plus loin. Puis une nouvelle sieste... et on recommençait ! 😄
Contre toute attente, c'est seulement au km 50 que je commence enfin à retrouver un peu d'énergie et mes jambes.
Un parcours exceptionnel !
Le terrain est cassant, technique, exigeant et la chaleur rend l'effort encore plus difficile. Mais la beauté des paysages fait vite oublier la souffrance. Les montagnes corses sont grandioses, les lacs et les rivières donnent envie de s'arrêter à chaque instant. Les paysages changent sans cesse, l'île est sauvage... il y a des animaux partout.
J'ai partagé une partie de l'aventure avec des coureurs vraiment sympas, que je retrouvais... entre deux siestes ! Et j'ai terminé les derniers kilomètres avec David, un ancien handballeur installé en Corse, devenu passionné de trail.
Petite anecdote ? Une grande famille de vaches avec leurs petits avait décidé de monopoliser le sentier. Impossible de passer sans risquer de se faire charger ! Nous avons donc improvisé un détour dans le maquis corse, avec un peu de dénivelé supplémentaire. Comme disent les Corses, ici, elles sont chez elles !
Après 19 heures d'effort, je franchis enfin la ligne d'arrivée de cette mythique UTMB Restonica Corse.
Une de plus. Dans la douleur... mais finisher.
Un immense merci à Bebert, venu me suivre sur place. Sa présence, ses encouragements et son aide ont été précieux tout au long de cette aventure.
Et merci à vous tous pour vos messages avant, pendant et après la course. J'ai essayé de vous la faire vivre comme je sais que vous aimez la suivre. C'était parfois un peu à l'arrache, entre deux ravitaillements, quelques siestes et beaucoup de mental... mais finalement, ça me ressemble assez bien !
La Corse est une terre de trail incroyable et les Corses sont vraiment accueillants.
Maintenant récupération !