12/07/2026
« Vous pourriez éviter les rendez-vous sur vos heures de travail ? »
L’orthophonie est lundi à 14h30.
L’école appelle à 10h15 parce que votre enfant ne va pas bien.
L’ESS est vendredi à 9h00.
Le CMP propose une seule place disponible… un mardi à 11h.
Pendant ce temps-là, au travail, on vous demande d’être disponible, flexible, investie et organisée.
Et parfois, derrière votre dos, vous entendez :
💬 « Ça va, elle a tous ses mercredis… »
💬 « Encore absente ? »
💬 « Elle travaille à temps partiel, elle doit avoir du temps pour elle. »
Ce qu’on ne voit pas, c’est le deuxième agenda.
Celui des rendez-vous.
Des dossiers.
Des appels de l’école.
Des nuits trop courtes.
Des crises.
Des démarches administratives.
Des inquiétudes qu’on ne laisse jamais à la porte du bureau.
Alors non.
Je ne demande pas un traitement de faveur.
Je ne demande pas des privilèges.
Je demande simplement la possibilité de faire les deux :
- être un salarié compétent et investi
et
- être le parent dont mon enfant a besoin.
Il s’agit souvent simplement de rendre le monde du travail compatible avec le handicap d’un enfant.
Et malheureusement, certains parents finissent par entendre :
* qu’ils ne sont pas assez disponibles ;
* qu’ils sont trop souvent absents ;
* qu’ils ne sont plus assez investis ;
* qu’ils créent des contraintes pour l’équipe.
Jusqu’au moment où ils craquent.
Et là apparaissent :
➡️ le temps partiel subi,
➡️ le CPP,
➡️ l’arrêt maladie,
➡️ parfois la démission.
Non parce qu’ils ne voulaient plus travailler.
Mais parce que le système leur a finalement présenté un choix impossible :
Votre emploi ou votre enfant.
Et ce n’est pas un choix qu’une société inclusive devrait demander à des familles de faire.
Chroniques atypiques 💛