Collectif francophone de lutte contre l'obésité

Collectif francophone de lutte contre l'obésité Erick Mattei, nutritionniste, vous présente le CFLCO.FR pour dire non à l'obésité.

L'obésité n'est pas un manque de volonté. C'est une maladie biologique.Pendant des décennies, le dogme du « il suffit de...
28/07/2026

L'obésité n'est pas un manque de volonté. C'est une maladie biologique.

Pendant des décennies, le dogme du « il suffit de vouloir » a fait des ravages. La réalité scientifique est tout autre : l'obésité est une maladie chronique et récidivante.

Lorsqu'elle s'installe, elle modifie en profondeur et durablement la physiologie du corps :
- Dérèglements hormonaux (altération des signaux de satiété et de faim),
- Modification de la motilité digestive,
- Perturbations du circuit de la récompense cérébral (le fameux « bruit mental » autour de la nourriture),
- Adaptation métabolique défensive dès qu'on essaie de perdre du poids.

Face à des mécanismes biologiques aussi puissants, croire que la seule « volonté » suffit sur plusieurs mois ou plusieurs années est scientifiquement inexact et psychologiquement épuisant.

C'est ici qu'interviennent les nouvelles thérapies par analogues d'incrétines (comme Wegovy ou Mounjaro).

Ces traitements ne sont pas des « pilules magiques » ni des solutions de facilité. Comme le montre l'infographie ci-dessous, ils viennent corriger biologiquement des leviers physiologiques grippés :
1️⃣ Action centrale (Cerveau) : Ils éteignent l'hyperactivation des zones de la faim et restaurent un signal clair de satiété.
2️⃣ Action digestive (Estomac) : Ils ralentissent la vidange gastrique, ce qui prolonge la sensation de rassasiement après le repas.
3️⃣ Action métabolique (Pancréas) : Ils optimisent la réponse insulinique uniquement en présence de glucose, stabilisant ainsi la glycémie et évitant les fringales.

En conclusion :
Non, ces médicaments ne dispensent pas de rééquilibrer son alimentation ni de bouger au quotidien. Mais pour une grande majorité de personnes souffrant d'obésité installée, ils représentent la clé biologique qui rend enfin ces efforts soutenables sur la durée, sans s'épuiser moralement.

La médecine avance, les préjugés doivent régresser.

Idée de p'tit dej' compatible avec votre traitement Wegovy ou Mounjaro 👇🥣 1 portion de yaourt grec 0 % (125 à 150 g max)...
23/07/2026

Idée de p'tit dej' compatible avec votre traitement Wegovy ou Mounjaro 👇

🥣 1 portion de yaourt grec 0 % (125 à 150 g max)
🍎 De la compote ou des fruits mixés (80 à 100 g) — de préférence sans sucres ajoutés
☕ Un café ou un thé

❓ Si vous ne comprenez pas exactement POURQUOI cette association précise est l'une des meilleures sous Sémaglutide ou Tirzépatide…
… c'est probablement qu'il vous manque des clés physiologiques essentielles pour gérer vos repas, éviter les effets secondaires et surtout sécuriser vos résultats sur le long terme sans rechute.

📩 Contactez-nous pour un bilan-conseil : faisons le point sur votre accompagnement et l'optimisation de votre traitement !

⚠️ Parents, un Rotella Haribo, c'est déjà trop ! ⚠️La réglisse contient de la glycyrrhizine, un principe actif puissant ...
19/07/2026

⚠️ Parents, un Rotella Haribo, c'est déjà trop ! ⚠️

La réglisse contient de la glycyrrhizine, un principe actif puissant qui peut être dangereux pour les enfants.
❌ Déconseillé aux moins de 6 ans.
⚖️ Pour les 6-12 ans, pas plus d'un rouleau par jour pour éviter l'hypertension et les problèmes cardiaques.

P.S. : Pour un adulte, la limite est de 2 par jour. Protégez votre cœur !

Pour vérifier ces informations, consultez les sources officielles :
🔹 ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation...) : https://www.anses.fr/fr/content/consommation-de-reglisse-quels-sont-les-risques
🔹 Ameli : https://www.ameli.fr/assure/sante/medicaments/effets-indesirables-et-interactions-lies-aux-medicaments/sante-reglisse-interaction-medicament

Le changement de nom : passage du SOPK au SMOP Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a été officiellement rebapti...
18/07/2026

Le changement de nom : passage du SOPK au SMOP

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a été officiellement rebaptisé SMOP : Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien.

Ce changement de terminologie n'est pas qu'administratif ; il vise à corriger une perception trompeuse qui limitait le syndrome à une pathologie purement ovarienne. Le nouveau nom souligne la réalité clinique du syndrome :
• Dimension systémique : Il reconnaît officiellement l'implication des axes hormonaux (hypothalamo-hypophysaire), métaboliques (insulino-résistance) et polyendocriniens.
• Objectif de santé publique : Cette dénomination a pour but de réduire l'errance diagnostique, de favoriser un dépistage plus précoce (dès l'adolescence) et d'encourager un suivi global intégrant les risques cardiovasculaires et métaboliques sur le long terme.
• Continuité : Les critères diagnostiques, les examens paracliniques et les protocoles de prise en charge restent inchangés. Une période de transition de trois ans est prévue pour permettre l'adoption progressive du terme SMOP dans les dossiers médicaux.

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Le rôle central de l'alimentation
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Compte tenu de la composante métabolique (notamment l'insulino-résistance fréquente), l'alimentation est un levier thérapeutique de première intention.
Les recommandations actuelles, basées sur des preuves, convergent vers plusieurs axes :
1. Gestion de la charge glycémique : La priorité est d'améliorer la sensibilité à l'insuline via une alimentation à index glycémique (IG) bas. Cela implique de limiter les sucres ajoutés et les farines raffinées (pain blanc, pâtes classiques, produits transformés) au profit de céréales complètes et légumineuses.
2. Approche anti-inflammatoire : Le SMOP s'accompagnant souvent d'un état inflammatoire chronique, une alimentation riche en fibres et en antioxydants (légumes variés, fruits à faible IG) est préconisée.
3. Répartition des macronutriments : Une répartition équilibrée privilégiant les protéines maigres et les bonnes graisses (oméga-3, huile d'olive) est essentielle pour la satiété et la régulation hormonale.
4. Suppléments d'intérêt : L'usage de l'inositol est régulièrement documenté pour ses effets positifs sur la sensibilité à l'insuline et la régularité du cycle, tout comme la correction des carences en vitamine D, souvent observées dans ce syndrome.

La recherche actuelle continue d'explorer des pistes comme les antagonistes des récepteurs à la GnRH, mais à ce jour, les mesures hygiéno-diététiques demeurent le pilier de la prise en charge pour atténuer les symptômes métaboliques.

[🥛 LE LAIT & LE CANCER DE LA PROSTATE : ENTRE MYTHES MAGAZINE ET RÉALITÉ SCIENTIFIQUE 🥦]Vous avez peut-être déjà lu dans...
16/07/2026

[🥛 LE LAIT & LE CANCER DE LA PROSTATE : ENTRE MYTHES MAGAZINE ET RÉALITÉ SCIENTIFIQUE 🥦]
Vous avez peut-être déjà lu dans certains magazines de santé ou sur des blogs bien-pensants une affirmation surprenante : « Attention aux choux ! Leur richesse en calcium pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate. » 🤦‍♂️

Lorsqu'on décortique l'origine de cette approximation, on comprend vite le mécanisme du raccourci : la recherche a effectivement pointé du doigt les excès de calcium (toutes sources confondues) dans l'évolution de ce cancer, et comme le chou contient du calcium... certains en ont conclu qu'il fallait diaboliser le brocoli ou le chou vert !
En tant que professionnel de la nutrition, remettons un peu de méthode et de science au milieu du bruit médiatique. 🔬

🔍 LE DÉBUNK SCIENTIFIQUE
1️⃣ Le chou n'est pas votre ennemi (bien au contraire !) Classer les crucifères (choux, brocolis, choux de Bruxelles) comme des facteurs de risque est un contre-sens biologique total. Les choux contiennent des composés soufrés ultra-étudiés (les glucosinolates, qui se transmettent en sulforaphane et indole-3-carbinol). Les méta-analyses des 10 dernières années confirment que la consommation régulière de crucifères est en réalité associée à une réduction du risque de cancer de la prostate et de sa progression. La matrice de l'aliment entier protège.
2️⃣ Le vrai sujet : L'excès de produits laitiers Qu'en dit la science moderne ? Les données épidémiologiques montrent une corrélation, mais uniquement en cas de consommation excessive (au-delà de 3 à 4 portions de produits laitiers par jour, soit un apport en calcium supérieur à 1,5 g/jour).
3️⃣ Quel est le mécanisme biologique ? Ce n'est pas le lait en soi qui est un "poison", c'est une question de cascade hormonale :
👉 Une absorption massive et chronique de calcium entraîne une baisse de la production de la forme active de la vitamine D par notre organisme.
👉 Or, cette vitamine D active est un régulateur crucial qui inhibe normalement la prolifération des cellules prostatiques. Moins de vitamine D active = un terrain moins régulé.
👉 De plus, certains produits laitiers très riches en graisses saturées augmentent les facteurs de croissance de type IGF-1, impliqués dans la mitogenèse (division cellulaire).

💡 QUE RETENIR POUR VOTRE ASSIETTE ?
Le bayésianisme et la zététique nous apprennent à fuir les extrêmes. Il ne s'agit pas de diaboliser le lait, mais de viser la modération :
✅ Ne supprimez pas les choux : leur calcium est hautement biodisponible et leurs antioxydants sont de précieux alliés santé. ✅ Modérez les produits laitiers : 1 à 2 portions par jour (un yaourt, un morceau de fromage) s'intègrent parfaitement dans une alimentation équilibrée sans saturer vos récepteurs de calcium. ✅ Variez vos sources de protéines et de minéraux en faisant la part belle aux végétaux, aux poissons gras (pour la vitamine D) et aux tomates cuites (riches en lycopène, le protecteur de la prostate).
La nutrition n'est pas une affaire de croyances ou de gros titres racoleurs, c'est une affaire de doses et de bon sens scientifique. 🍏

⚖️ PRÉCISION DE TAILLE : Tous les produits laitiers ne se valent pas !
Il est crucial de comprendre que la teneur en calcium varie drastiquement d'un produit à l'autre.
1- Les yaourts grecs, les fromages blancs, la faisselle, le skyr ou le lait fluide (entier ou demi-écrémé) contiennent des doses modérées de calcium (environ 100 à 120 mg pour 100 g). Ils n'entrent pas dans la catégorie des produits "saturants" et ne sont donc absolument pas à modérer !
2- À l'inverse, ce sont les fromages à pâte dure et pressée cuite (Emmental, Comté, Parmesan) qui trônent au sommet avec plus de 900 à 1200 mg de calcium pour 100 g en raison de leur processus d'égouttage et de concentration. Ce sont uniquement ces derniers qu'il convient de surveiller en cas de consommation excessive.

Et vous, quelle est votre consommation quotidienne de produits laitiers ? Discutons-en en commentaires !👇

Le curcuma (De l'aliment miracle à la nuance mécanistique) :Beaucoup de publications présente la curcumine comme une mol...
16/07/2026

Le curcuma (De l'aliment miracle à la nuance mécanistique) :

Beaucoup de publications présente la curcumine comme une molécule validée par le National Cancer Institute, bloquant le développement des tumeurs.
Mais cette information prématurée s'est avérée FAUSSE.

Ce que dit la science moderne : Des études de chimie médicinale approfondies ont tempéré cet enthousiasme.
La curcumine est classée aujourd'hui parmi les PAINS (Pan-Assay Interference Compounds), c'est-à-dire des molécules qui donnent des résultats FAUX POSITIFS lors des tests in vitro.

De plus, sa biodisponibilité par voie orale est extrêmement faible (elle est très mal absorbée par l'intestin humain).

S'il reste un excellent antioxydant culinaire, on ne peut plus le qualifier « d'aliment anticancer par excellence » sans commettre un biais méthodologique.

Tout est dit ;)
01/07/2026

Tout est dit ;)

Essentiels au bon fonctionnement de l'organisme, les antioxydants aident à protéger nos cellules du vieillissement, à co...
01/07/2026

Essentiels au bon fonctionnement de l'organisme, les antioxydants aident à protéger nos cellules du vieillissement, à condition d'être consommés dans le cadre d'une alimentation variée et équilibrée .

🍏 BIO & SANTÉ : Que dit vraiment la science... et qui profite de votre portefeuille ? 💸On entend souvent que manger bio ...
28/06/2026

🍏 BIO & SANTÉ : Que dit vraiment la science... et qui profite de votre portefeuille ? 💸
On entend souvent que manger bio est indispensable pour la santé. Mais si on laissait un instant le marketing de côté pour regarder les faits scientifiques et économiques ?
En me basant sur deux constats clairs (voir graphiques en illustration), voici un état des lieux objectif.
🔬 1. Le consensus scientifique : Favorable mais très nuancé
Le verdict de la recherche (synthèse de plusieurs revues systématiques comme Jiang 2023, Poulia 2024) montre que les bénéfices cliniques directs restent incertains :
✅ Preuve FORTE : Les aliments bio réduisent de manière significative notre exposition aux résidus de pesticides. C'est un fait établi.
🔶 Preuve MODÉRÉE : Une consommation plus élevée de bio est associée à un risque plus faible d'obésité et à de meilleurs profils cardiométaboliques. Attention toutefois au biais d'observation : les consommateurs de bio ont souvent, par ailleurs, un mode de vie plus sain globalement (activité physique, moins de tabac, alimentation plus végétale).
❌ Preuve FAIBLE : Les preuves que le bio améliore globalement la santé ou prévient des maladies spécifiques (cancers, etc.) restent à ce jour insuffisantes ou non conclusives chez l'humain.
🛒 2. Le coût du bio : Qui y gagne le plus ?
Si l'impact clinique sur la santé reste à démontrer, l'impact sur votre budget, lui, est bien réel. D'après une analyse fine des marges (données Que Choisir Ensemble) :
• Un panier annuel de fruits et légumes frais passe de 460 € en conventionnel à 732 € en bio. Soit près de 300 € de surcoût par an !
Où va cet argent ?
• Il y a certes un surcoût de production légitime pour les agriculteurs (+57 % lié aux contraintes techniques du bio).
• MAIS la grande distribution se sucre au passage : on constate une surmarge moyenne de +81 % de la grande distribution sur le bio par rapport au conventionnel.
• Sur les 272 € de différence pour ce panier, 170 € proviennent uniquement des marges gonflées par les distributeurs et du surplus de TVA !
💡 En conclusion :
Manger bio permet indéniablement de réduire son exposition aux pesticides. Cependant, les preuves d'une amélioration directe de la santé restent fragiles. En revanche, il est mathématiquement prouvé que ce sont les intermédiaires de la grande distribution qui tirent le plus grand bénéfice financier de votre démarche, bien plus que votre propre organisme ou que les producteurs.
Avant de culpabiliser si vous n'avez pas le budget pour du 100 % bio : rappelez-vous que le plus important pour la santé reste de consommer suffisamment de fruits et légumes, qu'ils soient bio ou conventionnels !

Sources :
- L'IA spécialisée dans les études scientifique consensus.app
- Magazine Que Choisir Juillet 2026

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