Liberessence

Liberessence Mélanie Escande
Au coeur du touché
Pôle bien être Mimizan

23/06/2026

LA MÈRE CASTRATRICE.
En psychogénéalogie, le rôle de la mère est d’une grande importance, elle construit ou détruit, elle aime ou ignore, elle donne ou prend et la mère castratrice, par l’emprise exercée, est celle dont il est le plus difficile de se séparer.
La mère castratrice mène ses enfants à la baguette : elle va constamment leur rappeler que c’est elle qui dirige « ici c’est moi qui commande ». C’est elle qui dirige tout, elle exige de donner son accord pour toutes les décisions à prendre.
Elle va être très sévère et se comporte comme un tyran, elle ne donne pas la parole, reste fermée au dialogue et/ou à la discussion. Elle est réfractaire aux changements et aux idées qui viennent de l’enfant. Si celui-ci n’obéit pas, elle menace verbalement et/ou physiquement, fait du chantage affectif.
La mère castratrice va vouloir contrôler la vie d’adulte de son enfant. Qu’il vienne habiter près de chez elle, qu’il donne le double des clés de son appartement, donne son avis sur les femmes, les hommes et ses fréquentations.
La mère castratrice dénigre ses enfants, elle ridiculise, culpabilise, elle est possessive et intrusive, n’a pas de limites pour envahir leur vie privée.
La mère castratrice rentre dans de grandes colères, elle est narcissique et égocentrique. Elle choisit même les vêtements, disant que l’enfant n’a pas « bon goût ». Elle est toxique, menteuse et manipulatrice. Elle se sent obligée de les protéger en permanence, allant tout faire à leur place car ils « sont incapables ».
La phrase qui résume la domination et la castration morale : « Tais-toi et fais ce que je te dis de faire ».
La mère castratrice, qui voit ses enfants lui échapper, va se sentir très démunie et peut devenir dépressive. Mais de leur côté, les enfants victimes vont avoir de grosses difficultés à sortir de cette forte emprise maternelle, car ils sont « dépendants ».
L’omniprésence de cette mère fait que les enfants souffriront de peurs, d’angoisses, d’anxiété dès lors qu’ils n’auront plus la « protection » de leur mère qui n’a eu de cesse de les dévaloriser pour les empêcher d’être libres d’elle.
Le travail de reconstruction de l’ex-enfant d’une mère castratrice est difficile et compliqué car la culpabilité de juger sa propre mère n’est pas dans l’ordre des choses. Cependant, être clair avec le fait que notre mère n’est pas la toute-puissance et que si la relation est toxique, la distance doit être mise et nous avons ce droit.
Monique Damel. La Voie de l'Etoile.

19/06/2026

« J’ai besoin de quelqu’un avec du caractère, sinon je le bouffe. »

Combien de fois entend-on cette phrase comme une évidence, presque comme une preuve de lucidité sur soi-même ?
Cette affirmation mérite parfois d’être entendue à rebours.

Car ce qui est nommé « caractère » ne désigne pas toujours une personnalité affirmée ou une solidité psychique. Il peut s’agir d’autre chose : la nécessité inconsciente de retrouver une résistance familière.
Lorsque le sujet s’est construit dans un environnement où le lien affectif était traversé par des enjeux de domination, de contrôle ou d’emprise, l’amour cesse d’être simplement une rencontre. Il devient un rapport de force.

L’autre n’est alors reconnu comme désirable qu’à condition d’opposer une résistance. Comme si son existence psychique devait être éprouvée dans le conflit.
Derrière le fantasme de « dévorer » quelqu’un de trop conciliant se cache souvent une angoisse plus profonde : celle de rencontrer un objet qui ne reproduit pas les coordonnées habituelles du désir.
Car ce qui est recherché sous le nom de « caractère » est parfois la réactivation d’une scène ancienne. Une scène où aimer impliquait de lutter, attendre, subir ou conquérir.

L’inconscient ne recherche pas le bonheur. Il recherche la répétition.
Ainsi, ce qui fait souffrir possède paradoxalement une valeur rassurante. La domination est reconnue. La dureté est familière. L’indisponibilité émotionnelle a déjà un visage.

À l’inverse, un partenaire capable d’écoute, de réciprocité et de sécurité affective peut provoquer un sentiment d’étrangeté. Non parce qu’il manque de relief, mais parce qu’il ne permet pas la remise en scène du scénario fondateur.
Ce que l’on appelle parfois « attirance » n’est alors que la fidélité à une blessure ancienne.

Le travail psychique consiste progressivement à différencier la force de la domination, le désir de la répétition, l’intensité de la violence.
Et peut-être à découvrir qu’un sujet n’a pas besoin d’écraser ni d’être écrasé pour exister dans le regard de l’autre.

Car la rencontre amoureuse commence souvent là où le scénario inconscient cesse de s’écrire toujours de la même manière. La véritable force n’est peut-être pas dans le rapport de force.
Elle est peut-être dans la capacité à rester soi-même sans avoir besoin de dominer l’autre.

28/04/2026
30/03/2026

Une nouvelle date pour ce moment suspendu que nous vivrons ensemble ❤️🙏🏻✨

Réservation au 06/22/53/40/85

Affectueusement

Annabelle
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