26/06/2026
Ce texte est une invitation à prendre un instant pour réfléchir à ce que nous transmettons à nos enfants, non pas seulement par nos paroles, mais surtout par notre façon de vivre, d'aimer, de respecter et d'agir.
Si ces quelques lignes peuvent ouvrir le dialogue, semer une graine de réflexion ou nous encourager à devenir chaque jour un peu meilleurs pour les générations qui nous suivent, alors elles auront atteint leur objectif.
Bonne lecture.
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À l'homme que tu es devenu.
Au papa que tu es peut-être.
À l'enfant que tu as été.
À l'être humain que tu as toujours été.
Depuis que je suis enfant, je rêvais d'avoir des enfants. Pour moi, c'était le plus beau des accomplissements. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être le papa de deux merveilleux garçons. Ce sont mes deux plus belles victoires.
Être parent est certainement ce qu'il y a de plus beau... mais aussi de plus exigeant.
Cela demande du temps, de l'attention, de l'amour, de la patience, de la bienveillance. Cela demande aussi de se remettre en question, de reconnaître ses erreurs, d'accepter ses doutes et surtout de prendre conscience d'une immense responsabilité : celle de transmettre.
Nos enfants nous regardent.
Ils nous écoutent.
Ils nous observent bien plus qu'ils ne nous entendent.
Ils apprennent moins de nos discours que de notre manière de vivre.
Alors je voudrais te poser quelques questions.
Quelle image de l'homme donnes-tu à ton fils ?
Quelle image de l'homme donnes-tu à ta fille ?
Quelle image de l'amour leur montres-tu ?
Quelle image du couple ?
Nos enfants construisent une partie de leur vision du monde à travers nous.
Bien sûr, chacun est libre de ses choix en grandissant. Chacun possède son propre caractère, son histoire et son chemin. Il existe également des influences familiales et transgénérationnelles qui nous dépassent parfois. Mais cela ne retire rien à notre responsabilité dans ce que nous transmettons au quotidien.
Si tu véhicules l'image d'un homme en colère, violent envers sa femme ou sa conjointe, crois-tu que ton fils deviendra naturellement un homme doux et bienveillant ?
Crois-tu que ta fille gardera une image positive de l'homme, comme d'une personne aimante, respectueuse et protectrice ?
Que veux-tu transmettre à tes enfants ?
Je sais que ce n'est pas toujours facile.
Le travail, les difficultés du quotidien, les soucis financiers, les blessures de notre propre enfance... tout cela peut peser lourd.
Mais nos enfants n'ont pas choisi de porter nos blessures.
Ils méritent que nous essayions, chaque jour, d'être une meilleure version de nous-mêmes.
Pose-toi aussi ces questions :
Comment réagirais-tu si ton fils ou ta fille faisait partie d'un groupe qui s'en prend à une autre personne ?
Comment réagirais-tu si ton fils ou ta fille était celui ou celle qui subissait cette violence ?
Comment réagirais-tu si ta fille était suivie, insultée ou prise à partie simplement parce qu'elle porte une tenue dans laquelle elle se sent belle, libre et pleinement elle-même ?
Tout ce que tu transmettras à tes enfants se transmettra peut-être un jour à tes petits-enfants, puis aux générations suivantes.
Un jour, ce sera peut-être quelqu'un de ta descendance qui sera pris à partie par un groupe...
Ou peut-être sera-t-il cette personne qui tendra la main, qui prendra la défense d'un autre, qui fera preuve de courage quand les autres détourneront le regard.
Je crois profondément que l'on récolte ce que l'on sème.
Être un homme, ce n'est pas être dur.
Ce n'est pas cacher ses émotions.
Ce n'est pas croire qu'il faut toujours être fort.
Être un homme, c'est savoir aimer.
C'est protéger sans dominer.
C'est reconnaître ses erreurs.
C'est demander pardon.
C'est accepter de pleurer parfois.
C'est être capable d'écouter autant que de parler.
Être un homme, c'est être fort et parfois fragile.
C'est être heureux et parfois triste.
C'est être en paix, mais aussi ressentir de la colère sans qu'elle ne dirige nos actes.
Être un homme, c'est être pleinement humain.
Les enfants ne sont que la continuité des parents, ils sont comme on les éduque…
Et parce qu'il faut aussi savoir sourire…
Je suis le papa de deux garçons.
Je plaisante souvent en disant que si j'avais eu une fille, les prétendants auraient dû franchir 30 mines antipersonnel, 25 pièges à loups, deux miradors, me présenter un CV, une lettre de motivation, cinq justificatifs de domicile et même l'avis d'imposition de leurs parents avant d'avoir le droit de sonner à la porte !
Heureusement pour eux… je n'ai eu que des garçons !
Mesdemoiselles, je crois que je serai beaucoup plus indulgent avec vous... Je vous éviterai au moins l'avis d'imposition de vos parents !
Comme quoi, les futurs beaux-papas aussi ont parfois quelques blessures liées à leurs histoires de cœur...
Plus sérieusement…
À toi, l'homme que tu es devenu.
Au papa que tu es peut-être.
À l'enfant que tu as été.
À l'être humain que tu as toujours été.
J'espère que, comme moi, tu souhaites transmettre à tes enfants l'amour, la bienveillance, le respect, la solidarité, le partage, la tolérance, le vivre-ensemble et le sens des responsabilités.
Parce qu'au fond, le monde de demain commence dans notre manière d'éduquer aujourd'hui.
À mes fils, je le dis souvent :
« À la vie, à la muerte… la famiglia. »
Prenez soin de vous.