Perrine, l'ayurvéda et vous

Perrine, l'ayurvéda et vous Je vous propose une palette de services que j'enrichis en fonction de mes formations, mes expériences et mes lectures !

Je partage avec vous les belles idées de l'ayurvéda pour vivre plus sainement et en accord avec soi-même

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21/01/2025

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Selon l’Āyurvéda, l’hiver est divisé en deux parties :

- Hemantha : de début novembre à début janvier
- Śiśira : début janvier jusqu’à mi-février, début mars

Cette deuxième partie est une période plus favorable à la manifestation de la maladie.
Ceci pour quatre raisons :

1 - L’obstruction par Kapha

Le début de l’hiver, par ses qualités humides et froides, contribue à une accumulation de Kapha qui mène à des obstructions privant Vāta de son mouvement et l’aggravant.

2 - Le froid sec

En dessous de zéro degré, le froid a une qualité plus sèche qui affaiblit l’individu.
De plus, les jours s’allongeant à nouveau, l’influence de la lune nourrissante est moins présente.

3 – Aggravation de Vāta

Śiśira correspond aussi à la période de reprise du travail après les fêtes, générant une augmentation de Vāta alors que l’hiver doit être consacré au repos.

Cette aggravation de Vāta impacte le fonctionnement du feu digestif Agni et ainsi, une mauvaise digestion augmente le risque de toxémie.

4 – Faiblesse des émonctoires

La faiblesse naturelle des émonctoires en hiver fait que le corps stocke les toxines dans la périphérie du corps, loin du système d’élimination central.

En hiver, la chaleur étant concentrée au centre du corps, les agni(s) tissulaires sont faibles et les tissus périphériques sont démunis de métabolisme.

Ojas, l’immunité, est aussi obstruée dans sa circulation par l’accumulation de Kapha.

En conséquence :

Touché par cet excès de toxines, le tissu périphérique n’aura d’autre solution que déclencher une infection locale comme la fièvre.

Ceci pour dilater les vaisseaux afin qu’ils deviennent perméables et facilitent le circulation et l’action d’Ojas.

Ainsi, comme de nombreux symptômes compris comme étant une maladie à éliminer, alors qu’ils sont en réalité le témoignage d’une simple régulation, la fièvre est un processus normal.

Vouloir la stopper avec un médicament sans changer son rythme de vie pour continuer à travailler n’est pas la solution.

Bien entendu, lorsque celle-ci dépasse 39°C et qu’elle dure plus de 72 heures, cela montre que le système de régulation est dépassé. Il est alors nécessaire de consulter un médecin

11/10/2024

Quelle quantité de protéines faut-il manger ?

L’Āyurvéda ne parle pas de protéines.

Un aliment est classé en fonction de :

- sa saveur (une des 6 saveurs)
- ses qualités (les 20 guṇa(s) : légère, lourde, etc…)
- son potentiel (chaud ou froid)
- et son effet après sa digestion, Vipāka.

Ces différents critères sont l’expression des 5 éléments à travers un aliment.

Ainsi, la qualité nutritive est déterminée non pas par l’aliment ingéré mais par sa digestion.

Une protéine ne sera pas assimilée de la même manière si elle est animale ou végétale.

La viande rouge est très lourde à digérer et chauffante.

Une grande quantité de viande rouge pourra être contre-productive en été et chez un individu de nature Pitta.

Le lait, bien qu’étant d’origine animal, est refroidissant.

Les légumineuses de l’alimentation végétarienne, telles que les lentilles, sont de nature astringente et sèche et augmentent Vāta.

L’aspect digeste d’un aliment s’apprécie aussi par son association avec un autre aliment.

Certaines associations rendent un produit « sain » indigeste, comme par exemple le fait de mélanger les produits laitiers avec des protéines animales.

Inversement, une légumineuse, de nature sèche, associée à du riz, qui onctueux sera plus assimilables et aggravera moins Vāta.
La consommation de protéine est différente selon les individus

1 - La quantité de protéines doit être adapté à l’activité physique.

La protéine restaure les fibres musculaires détruites pendant l’effort.

Un sédentaire ne doit pas consommer trop de protéines, étant donné qu’en excès les protéines favorisent Ama, la toxémie, chauffent l’organisme et fatiguent les reins.

Une personne âgée, dont la musculature fond, doit consommer plus de protéines, toujours à hauteur du feu digestif.

2 - La consommation doit être adaptée à la saison.

L’hiver, période où le feu digestif est fort, est la bonne saison pour consommer des protéines, notamment animale.

A l’inverse, l’été, saison chaude dans laquelle le feu digestif est faible et l’effort physique réduit, les protéines devront être réduites.

3 - Moment de la journée : la protéine sera plus assimilable à midi, moment où le feu digestif est le plus fort, que le soiri.

01/10/2024

La chaleur de l’été a engendré une dilatation qui a dirigé les dosha(s) viciés vers les extrémités du corps.

Puis pendant l’automne, les premiers froids engendrent une constriction des canaux qui renvoie cette chaleur au centre.

En fait, cette dynamique fait tout migrer de la périphérie vers le centre : les doshas viciés, les mala(s) (déchets physiologiques) et les toxines.

Une fois au centre, si l’intestin contient déjà des toxines ou dosha viciés, l’arrivée du foyer infectieux depuis les extrémités crée des inflammations telles qu’une gastrite, une bronchite, une sinusite, ou une rhino-pharyngite.

Ces inflammations, résultat du retour des résidus toxémiques dans un milieu déjà viciés, a aussi pour cause une évacuation incomplète de l’intestin.

Pour favoriser l’évacuation et limiter le risque d’infection les textes énoncent qu’« En automne, l’utilisation de purgatifs est indiquée. » Ca.Su 6/44

Ces mesures purgatives doivent être adaptées à la nature de l’intestin de l’individu et à sa vitalité.

Pour éliminer cette chaleur du centre, on utilise des laxatifs doux et de nature froide comme le fenouil, le jus de raisin et les pruneaux.

Une monodiète de raisin permet un nettoyage spontané avec une action sur Pitta sans trop tirer sur la vitalité.

Le milieu intestinal doit rester sain et il est important de s’assurer d’une bonne digestion pour éviter l’accumulation de matière indigeste et la fermentation :

- alléger son alimentation en quantité et en produits animaux,
- éviter le salé, l’acide et le piquant en excès,
- consommer des saveurs pacifiantes de Pitta comme le doux, l’amer,
- le Triphala, dosé avec une plus grosse proportion d’Amalaki que d’Haritaki et de Vibhitaki, maintient un système digestif sain.

La pratique des massages, suivis d’une sudation, permet de :

- ramollir les obstructions dans les canaux,
- cadrer les mouvements de Vāta afin de faciliter le retour vers le centre, puis l’élimination.

Ces soins sont pratiqués :

- soit en préparation d’une purge pour conduire les toxines vers l’intestin
- soit en récupération de cette purge pour limiter l’aggravation de Vāta.

Certains devraient lire cet article très attentivement 🤫🫣🤗😜🤣
17/09/2024

Certains devraient lire cet article très attentivement 🤫🫣🤗😜🤣

Deux facteurs corrompent l’équilibre des dosha(s) :

- Āhāra, l’alimentation
- Vihara, le comportement

Vāk, la parole, est une composante de Vihara.

La parole fonctionne au travers de Vāta dans sa forme Udāna.

Notre façon de nous exprimer va impacter la structure des Vāyu(s).

La parole est soit, une ressource pour équilibrer, soit une cause de déséquilibre.

1 - Déséquilibres :

Les déséquilibres liés à la voix sont souvent dus à Vāta dosha.

Deux cas oposés :

- L’excès de parole avec une incohérence dans les propos est la manifestation d’un déséquilibre de Vāta appelé « pralāpa ».

Ce symptôme est souvent le reflet d’une insécurité profonde poussant la personne à meubler l’inconfort par le son.

C’est aussi une confusion mentale liée à un excès de pensées.
De plus, l’excès de parole sollicite Udāna Vayu de manière trop importante et dérègle les autres Vayu(s) dans leurs fonctionnements.

Concernant la cause physique, pralāpa est du à un assèchement ou un appauvrissement de l’onctuosité des liquides du corps et notamment de Rasa Dhātu.

- Par contre, la perte de la voix, appelée « alpavāk », est une manifestation d’un empêchement de la circulation de Vāta.


2 – Equilibrer et guérir par la parole

- La récitation de textes sacrés dans leur langue originelle, même si l’on ne comprend pas celle-ci, permettant d’harmoniser la circulation du Prāṇa et de désobstruer les nadi(s).

La compréhension intellectuelle des mots récités n’a pas d’importance. C’est l’expérience du trajet du son et de sa vibration dans le corps qui guérit, chaque son portant une vibration impactant la structure physique des cinq éléments ainsi que le corps subtil.

3 - Dans la vie de tous les jours

Selon les textes : « Il convient de prononcer au moment juste des paroles utiles, mesurées, douces et significatives. »

La parole est donc un acte qui doit être réalisé avec le plus de conscience possible.

Cet exercice est périlleux entre la discipline de cette conscience et la spontanéité de notre identité.

Un piège classique : la volonté d’être absolument conscient conduit au contrôle, à langue de bois et à la perte d’identité.

16/07/2024

Combien de temps un traitement met-il à être efficace ?

Selon l’Ayurvéda, ce temps dépend très logiquement :

- de la pathologie elle-même,
- de l’ancienneté de son étiologie, c’est-à-dire les causes de la maladie,
- de la partie de l’organisme concernée par cette pathologie.

1 – Partie de l’organisme

Suśruta, un des auteurs des textes classiques, explique que les tissus du corps (dhātu), leurs sous-produits (upadhātu) et les déchets métaboliques (mala) sont formés continuellement à travers un processus digestif qui peut prendre jusqu’à 35 jours. Notamment, le sang se forme 10 jours après la digestion intestinale. De même, les cheveux sont le mala de Asthi, le tissu osseux, et un upadhātu de Majja, la moelle, deux tissus qui mettent respectivement 25 à 30 jours avant d’être nourris par notre alimentation.

Ainsi, pour une pathologie où il ne s’agit pas seulement de nourrir le tissu, mais de rétablir un déséquilibre, la durée est bien plus longue.

Cette durée dépend aussi des ressources du tissu en question. Malgré qu’il soit nourrit correctement, Asthi peut complètement s’épuiser du fait d’un excès de Vāta lié à un mode de vie agité, avec une carence minérale liée à un épuisement et non à un manque d’apport en calcium. Nourrir le tissu ne suffit pas. L’hygiène de vie doit aussi redonner la force vitale aux dhātu.

2 – Durée de l’étiologie - Nidāna

Lorsqu’un symptôme perdure depuis longtemps, le risque est qu’il y ait déjà une destruction des tissus. Exemple : si un excès de Pitta dans sa forme acide dans l’estomac n’est pas traité pendant plusieurs années, il risque de provoquer Annadravaśūla : l’ulcère gastrique.

Bien que l’estomac soit une zone facile d’accès, rétablir sa cohésion prendra de nombreux mois avant de pouvoir régénérer la paroi endommagée.

Souvent, les patients ont « trop attendu » avant d’accepter de consulter et le traitement est un véritable marathon de deux ou trois ans pour reconstruire un terrain.

Conclusion : être constamment conscient de son l’hygiène de vie et réagir dès les premiers symptômes permettra au premier traitement d’être efficace tout de suite.

12/07/2024

L’évacuation des toxines est indispensable pour rester en bonne santé.

La mise en pratique tous les jours des recommandations de base de l’Āyurveda permet que toutes les évacuations s’opèrent.
Cependant cette routine quotidienne n’est pas suffisante.

Il faut aussi avoir des tissus détendus, relâchés, pour qu’ils libèrent les toxines qu’ils contiennent.

Lorsqu’une raideur physique comme une contracture musculaire se manifeste, les tissus environnants se raidissent et ces tensions perturbent les voies d’évacuation.

La raideur, « stambha », est une des manifestations de Vāta, alors que paradoxalement, Vāta, au travers d’Apāna Vayu devrait permettre l’évacuation.

Une tension dans la loge de Vāta comme une inflammation du psoas peut empêcher Apāna Vayu d’opérer et engendrer de la constipation. De même, à l’inverse, la constipation peut aussi générer ou empirer une tension au du bas du dos.

PREMIERE RECOMMANDATION : les massages

Les massages permettent le relâchement des tensions dans les tissus et ainsi faciliter l’évacuations des toxines. De plus, la détente procurée par un massage permet de stabiliser Vāta.

Un exemple concret : lorsque Kapha se lie à Ama, il est fréquent d’observer un excès de mucus collé dans la gorge. Pour évacuer cet excès de Kapha, le traitement Nasya est préconisé, c’est-à-dire l’instillation d’huile dans le nez.

Cependant, s’il y a une tension dans le cou, avec une vertèbre cervicale bloquée, l’évacuation sera incomplète. Donc, préalablement à l’administration de Nasya, il faudra effectuer un massage du cou type « fasciathérapie ».

Les massages sont une pratique centrale des cures type Panchakarma, le relâchement étant LA condition pour permettre à la détox « Shodhana » d'être efficace.

DEUXIEME RECOMMANDATION : les respirations profondes

De la même manière, un état chronique de stress mental aggrave Vāta et perturbe sa dynamique d’évacuation.

Ainsi, une personne stressée n’arrivera pas évacuer les toxines.

La respiration profonde, avec déploiement complet du diaphragme, permet de masser les organes, notamment le foie, pour faciliter leurs vidanges.

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