08/08/2026
6 jours de marche et environ 120 km sur le chemin de Compostelle, partagés avec mon père (76 ans)
Je vous partage les mots qui me sont venus le matin de mon 3ème jour de marche.
Le chemin est une métaphore de la vie.
Tu peux regarder au loin, tu ne sais pas ce qu'il y a après le virage.
Certaines parties du chemin sont plates et ligne droite. Et parfois c'est sinueux, parfois tu veux prendre la tangente, une déviation, un chemin de traverse. Parfois tu veux t'arrêter et rester là, d'autres fois, tu traces ta route.
Tu fais des rencontres sans savoir combien de temps elles vont t'accompagner sur le chemin.
Il y a parfois des obstacles, des cailloux sur lesquels tu glisses.
À certains moments, c'est ton corps qui demande à ralentir. D'autres fois, c'est ta tête. Parce que c'est beau ou parce que c'est dur.
Mais on avance ! Inéluctablement...
On peut se retourner pour voir le chemin parcouru. On ne voit pas tout, on ne se souvient pas de tout. Des difficultés qu'on a traversées. On sélectionne. (Quels sont les critères de sélection ? )
Et sur le chemin, comme dans la vie...
De quelle manière et avec quelles intentions prends-tu le chemin ?
De quelle manière et avec quelles intentions prends-tu ta vie ?
Avec joie ? Impatience ? Courage ? Peur ? Appréhensions ? Avec un objectif ?
Vers quoi crois-tu que le chemin et la vie vont te mener ?
As tu envie d'abandonner ?
Pourquoi choisis tu de prendre le chemin ? Par conviction pour qqch ? Pour accompagner qqn ? Pour trouver qqch ?
Tu peux avancer avec confiance sur le chemin. Un pas après l'autre...
Que mets tu dans ton sac à dos ? Quels fardeaux portes-tu ? Y-a-t-il des choses superflues ou te contentes tu de l'essentiel ?
Certaines personnes te montrent le chemin. D'autres te ralentissent.
Parfois Les difficultés dépendent de toi, de tes choix. D'autres fois, ce sont des conditions extérieures, sur lesquelles tu ne pourras rien y faire. Tu ne peux que lâcher prise et accepter...
Les plus jeunes soutiennent et encouragent les plus âgés. Les plus âgés offrent leur expérience.
On a besoin de pauses et de temps d'intégration.
Après quoi tu cours ?
Pourquoi tu te fatigues ?
Sais tu ce qui t'attend ?
Prends tu le temps de te délester ?
Est ce que tu te respectes ?
Quelle est la place du plaisir, de la joie ?
Est ce que tu te sers de ce que tu as traversé, de ton expérience ?
As tu besoin de savoir ce qu'il y a devant ?
Alternes tu assez entre les moments d'action et de repos ?
Comment prends tu des forces pour que ton corps et ton esprit te mènent à la prochaine étape ?
Prends tu le temps de regarder les cadeaux qui te sont offerts sur le bord du chemin ?
Quand qqn va plus vite, te dépasse, qu'est ce que ça te fait ?
Suis tu le chemin balisé ou as-tu envie de bifurquer ?
Est ce que tu te concentres sur l'organisation ? L'expérience ? La joie ? La beauté ? Les difficultés ?
Si tu as un caillou dans la chaussure, tu fais quoi ? Tu t'arrêtes tout de suite pour l'enlever ou tu te dis que ça peut attendre et que tu l'enlèveras plus t**d ?