09/11/2025
" Notre hémisphère droit traite les informations corporelles, non verbales, les sensations, les émotions, les images. Le cerveau gauche traite le langage, la logique analytique, il interprète les informations de manière littérale. C’est évidemment plus complexe, mais le schéma reste utile pour mieux comprendre les enjeux d’une crise de rage, par exemple. Si une tempête émotionnelle sévit dans le cerveau droit, inutile d’appeler l’enfant à la raison ! Nous avons beau le savoir, avouons-le, il nous arrive pourtant de tenter de le raisonner… Les images suscitées par Dan et Tina vont nous aider. En visualisant la tempête dans le cerveau droit et le désert dans le cerveau gauche, je vois tout de suite ce que j’ai à faire en tant que parent ! Ce n’est pas du tout le moment de lui enseigner quoi que ce soit (sous peine de parler dans le désert). Il nous faut tout d’abord aider l’enfant à calmer son cerveau et le rendre réceptif. Comment ? En se connectant avec tendresse à ses émotions. Très pratiques, les auteurs nous rappellent que dans ces moments d’intense réactivité, les expressions non verbales, regard tendre et gestes enveloppants, sont bien plus efficaces que les mots. Comme je le souligne souvent, « l’amour n’est pas une récompense, c’est du carburant » ! Cela semble tellement contre-intuitif de donner un câlin à un enfant qui « se conduit mal ». Mais Dan Siegel et Tina Payne Bryson avancent l’évidence scientifique : ce n’est qu’une fois les émotions entendues et reconnues que nous pourrons rediriger son attention vers son cerveau gauche."
"[...] le cerveau est en réalité « plastique », ou malléable. À savoir qu’il se modifie physiquement au cours de notre existence, et pas seulement durant l’enfance, comme nous le pensions avant. Qu’est-ce qui modèle notre cerveau ? L’expérience. Même à un âge avancé, nos expériences modifient la structure physique de notre cerveau. Lorsque nous vivons un événement, nos cellules neuronales, appelées neurones, s’« activent ». Le cerveau possède cent milliards de neurones, avec une moyenne de dix mille connexions chacun à d’autres neurones. La manière dont certains circuits neuronaux sont activés détermine la nature de notre activité mentale – de la perception des images et des sons aux domaines plus abstraits de la pensée et du raisonnement. Quand les neurones s’activent, ils créent de nouvelles connexions entre eux. Avec le temps, les connexions qui résultent de ces activations conduisent à un nouveau câblage cérébral."
(Source: Le cerveau de votre enfant, Daniel J. Siegel)