Jean-Pierre Willem

Jean-Pierre Willem Docteur en Médecine, Anthropologue, Ecrivain, Conférencier, Enseignant, Spécialiste des Médecines Naturelles.
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Edgar Morin, la mort d’une légendeIl a rendu son dernier souffle à Montpellier le 29 mai 2026 à l'âge de 104 ans. Ce gra...
05/06/2026

Edgar Morin, la mort d’une légende

Il a rendu son dernier souffle à Montpellier le 29 mai 2026 à l'âge de 104 ans. Ce grand baroudeur humaniste a vécu plus d’un siècle et n’en a pas gâché une minute. Éternel optimiste, Edgar Morin ? Passionnément curieux de l’aventure de la vie, assurément. « Bien qu’à mon âge beaucoup de choses se soient rétrécies, mes amis, mon audition, ma capacité de gambader, je ressens toujours la poésie de vivre, de marcher au soleil », confiait-il à l’occasion de ses 101 ans. Le vieux sage partageait alors sa vie entre Marrakech, au Maroc, et Montpellier (Hérault). C’était là, dans le Sud, que ce fils de Levantin avait choisi de se fixer.

Je connaissais bien ce baroudeur humaniste, j’étais même devenu son ami. Pour connaître un homme il faut tenir compte des premières années de sa vie. Lorsque naît Edgar Nahoum, le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique, ses premières minutes sont en suspens entre la vie et la mort. Sa mère, Luna, avait caché à son mari, Vidal, que l’enfantement lui était proscrit par la médecine en raison d’une lésion au cœur causée par la grippe espagnole, contractée en 1917. Mais l’enfant et la mère survécurent, dans une indéfectible adoration mutuelle. Jusqu’à cette déflagration que subit le jeune Edgar : alors qu’il va sur ses 10 ans, Luna meurt d’une crise cardiaque le 26 juin 1931. Un « Hiroshima intérieur », confiera-t-il. Dès lors, il devra, selon une phrase d’Héraclite qu’il fera sienne, « vivre de mort, mourir de vie ».
De ce trauma, des non-dits qui l’ont entouré, Edgar Morin ne se remettra jamais, comme il l’a confié dans son livre « L’Île de Luna » (Acte Sud, 2017), un écrit de jeunesse gardé sous le coude.
Ce drame sera fondateur : pour combler l’absence maternelle, le jeune orphelin puise dans la force de ses rêveries. « J’ai pris très tôt conscience du tragique de l’existence, tout en étant tenaillé par un besoin d’amour inassouvi, de fraternité aussi. J’ai été un enfant très solitaire et, dans cette solitude totale, je me suis cultivé. J’ai lu, je suis allé au cinéma, j’ai écouté de la musique, visité le Louvre. Bref, je me suis formé ».

Jusqu’au bout, il a croqué la vie à pleines dents ; il était à la fois un grand humaniste et un éternel adolescent qui aimait la fête, la danse, l’amour. Un petit juif du Sentier devenu l’un des grands penseurs de son temps, c’est cela l’histoire d’Edgar Morin. Je me suis rendu à tous ses exposés, je m’asseyais au premier rang.
Tous ces aspects, les nombreuses personnes qui assistaient à ses conférences l’ignoraient. J’étais devenu son fan : je l’écoutais bouche bée. Tous les concepts philosophiques devenaient compréhensibles à la fin de l’exposé. Lors des séances de questions il m’arrivait de le taquiner : « Comment un inculte peut saisir votre philosophie ? » C’était un stratagème pour l’approcher de plus près.
Je me suis rapproché de sa fille qui avait deviné mon manège : « Pas de problème, monsieur ! Il est disponible. » Nous nous sommes rencontrés maint fois, faisant défiler nos vies.

Commençons par la 2ème guerre mondiale : il est résistant et prend alors le pseudonyme de Morin. Je lui signale que je fus à 5 ans un enfant de la Résistance. Il me fixe et veut en savoir plus.
J’habitais un petit village non loin de Sedan où s’était installé la kommandantur du 3ème Reich. Lors de son passage, le commandant allemand me remarque et m’embarque dans son Dodge. Le village s’affole, le responsable local de la résistance est sur le qui-vive, ma mère est épouvantée. Il s’empresse de venir la retrouver pour expliquer son geste.
« Madame, je viens de perdre mon fils d’une méningite et je suis au désespoir, il m’arrive de pleurer. J’aimerais que votre fils vienne régulièrement dans mon bureau. » Le responsable local de la résistance est aux anges. Il contacte son chef. Contraint forcé, je me rends au siège de la kommandantur. Ma mission sera de récupérer les précieux documents que l’officier allemand recevait de sa hiérarchie. Je les ramenais dans mon cartable, ils étaient ronéotypés puis je prenais bien soin de les remettre dans la pile.
35 ans plus t**d, le maire du 10ème arrondissement de la capitale retrouve ma trace et organise un repas avec tous mes amis. Il me décore de la Médaille de Paris (à l’époque des faits, j’étais trop jeune pour la Légion d’Honneur). Surprise : le maire et ancien général des pompiers était un ancien chef de la Résistance. Edgar Morin en reste pantois.

Edgar était particulièrement intéressé par mes rencontres avec Che Guevara qui guerroyait dans la région des Grands Lacs en Afrique à l’époque où je m’y trouvais. C’est un autre personnage que je lui révèle : le docteur Ernesto Che Guevara voulait être un biologiste aussi célèbre que Pasteur mais les circonstances l’ont amené à Cuba en pleine révolution. Edgar est stupéfait d’apprendre que le Che voulait créer une association humanitaire avec moi et parcourir la planète. Mais cette aventure s’arrête là : il sera blessé et fusillé en Bolivie par un sergent qui mourut d’un cancer à Cuba.
Les échanges avec Edgar deviennent une partie de ping-pong. Je suis un nain face à ce géant bardé de connaissances. J’aime lui parler de la mort que je crains. « Mais tu es chrétien, pourquoi la redouter ? » me demande-t-il alors. « Vous, les chrétiens, vous espérez retrouver votre famille, vos proches, vos amis. Que veux-tu de plus ? »

J’ai beaucoup parlé de la mort dans « L’Homme et la Mort ». En connectant science, philosophie et littérature, j’ai mis en place une anthropologie qui liait l’aspect biologique de l’être humain, mortel comme tout vivant, et ses dimensions mythiques ou imaginaires qui le conduisent « au-delà » de la mort.
Edgar s’intéressait aussi aux personnalités bienfaitrices que j’ai côtoyées. Je lui narre mes rencontres avec 3 des plus grands personnages du 20ème siècle : le docteur Albert Schweitzer en 1965, Che Guevara en 1966 et Mère Teresa à Calcutta qui voulut prendre contact avec moi après avoir visité une mission humanitaire des Médecins aux pieds nus. Elle aurait voulu que je forme ses 3 000 religieuses à cette approche inédite de la médecine traditionnelle - ô combien adaptée pour traiter les plus démunis.

Edgar s’enthousiasme quand je lui signale qu’il aurait été le 4ème plus personnage du 20ème siècle : « Tu vois, Jean-Pierre, j’aurais tant aimé me rendre à Lambaréné au Gabon pour rencontrer le Dr. Schweitzer !»
L’appellation de mon association l’interpelle aussi. Il me rappelle que les « Médecins aux pieds nus » ont été créés par Mao Zedong, qui voulait renvoyer les intellectuels et autres bourgeois traiter les plus pauvres.
Edgar était aussi très intéressé par la médecine et l’anthropologie, c’était un homme de la nouvelle Renaissance. Il me félicité pour avoir introduit les médecines naturelles et les huiles essentielles y compris en Chine. A chacun de mes passages je le traitais et il me remerciait pour les bons résultats sur son organisme.
D’ailleurs, Edgar était tout sauf un homme d’argent : refaire le monde avec ses amis lui suffisait. Il pouvait citer de tête certains passages de ses textes : « Chaque être humain, pour le meilleur ou pour le pire, dans l’abondance ou dans le dénuement, “porte en lui la planète tout entière”. Ainsi l’Européen aisé se lève en écoutant une radio de fabrication japonaise, boit son thé de Ceylan, enfile son jean made in USA, au moment où le miséreux du tiers-monde subit les coups du marché mondial, quitte son village à cause de la monoculture imposée par l’industrie agroalimentaire, danse sur des musiques syncrétiques en buvant du Coca-Cola. Tous les fragments d’humanité se sont déposés en eux. »

« Je peux t’avouer que ma vie ne fut pas un fleuve tranquille », me confie-t-il. « J’ai connu des réprobations, des commentaires désobligeants. Philosophes, sociologues, scientifiques grognent et grommellent dès qu’on prononce mon nom et l’allergie que je leur inspire fait qu’ils ne peuvent souffrir de m’entendre [...]. J’ai été pendant trente ans solitaire, marginal, hors mode, pendant que régnaient sartrisme, althussérisme, lacanisme, foucaldisme, deleuzisme, sociologisme, marxisme, structuralisme ».
Quand on songe à la notoriété internationale d’Edgar Morin, à sa présence imposante dans quasiment tous les débats intellectuels et politiques de notre temps, aux hommages qui partout lui sont adressés – une foule d’universités dans le monde l’ont fait docteur honoris causa –, on a du mal à croire qu’il y a une trentaine d’années il ait pu se définir comme un marginal mal-aimé. Lui qui s’est si souvent senti exclu a fini sa vie en vieux sage éclairé et admiré par le plus grand nombre.
Ce penseur de la complexité, coquet et mutin, n’aimait au fond rien tant que les plaisirs simples : la chaleur d’un rayon de soleil, la douceur d’un moment partagé avec la femme qu’il aimait, la beauté des jonquilles, la magie toujours renouvelée de la lecture et de l’écriture.
Depuis une quarantaine d’années, il est traduit, invité et honoré dans le monde entier. Ses idées ont inspiré des réformes scolaires, comme celle du second degré au Brésil et l’introduction de la « pensée complexe » dans des universités du Mexique, de Colombie, de Bolivie, du Pérou ou de Saint-Domingue. La Multiversidad Mundo Real, une université privée située à Hermosillo, au Mexique, a même été baptisée de son nom. Car Edgar Morin est une star en Amérique latine. Sans doute parce que « les métissages culturels y favorisent l’ouverture d’esprit », m’expliquait-il.

Notre dernière rencontre

Il me reçoit aux côtés sa femme, la sociologue Sabah Abouessalam qui ne le quitte pas d’un pouce. « C’est mon « rocher », elle m’est indispensable » me dit-il. Sa voix est devenue plus douce. Je remarque qu’il est appareillé et lui signale que moi aussi j’ai des problèmes auditifs - je n’entends plus que d’une oreille car l’autre n’a pas résisté aux blasts des B52 qui survolaient la piste Hô Chi Minh. Et c’est parti pour le récit de certains épisodes de la guerre du Viêtnam. Edgar reste un affamé d’événements ou de gens qui frappent l’imagination. Au crépuscule de sa vie il continuait à créer des oasis de fraternité.
Avant de partir en Chine pour promouvoir les médecins alternatives, je lui fais parvenir des extraits de mon dernier livre « La biologie de la fonction religieuse ». Pour qu’un fait soit jugé scientifique, il faut 5 preuves scientifiques : je les ai trouvées ! Après lecture de mon manuscrit, l’athée qu’était Edgar reconnaît l’évidence. Il me conseille d’appeler Régis Debray qui a écrit nombre de livres sur la religion. « Jean-Pierre, où en es-tu ? Que fais-tu ? » « Je termine mon 65ème livre. Ce fut laborieux, le bénéfice est destiné à payer mes missions humanitaires. » « Chapeau, Jean-Pierre ! »
Après avoir revu ma biographie sous le titre « Les affres d’un chirurgien de guerre », j’essaie de trouver un éditeur. Partout c’est le refus : « l’état profond » (trusts pharmaceutiques) est passé par là. Edgar se propose de faire le nécessaire pour m’en trouver un.
Malheureusement il s’est éteint à Montpellier, alors qu’il s’attelait à de nouvelles rêveries d’un promeneur solitaire. Il restera comme l’énergie incarnée, léguant aux générations à venir quelques clés et une méthode pour mieux appréhender un monde lancé dans une course sans retour en arrière. Il a retrouvé l’éternité et il est heureux.

Repose en paix mon ami

Un dérèglement climatiqueL’épisode historique de chaleur précoce met la santé à rude épreuve sans oublier la Nature. Pas...
29/05/2026

Un dérèglement climatique

L’épisode historique de chaleur précoce met la santé à rude épreuve sans oublier la Nature.
Passer d’un temps d’automne à une météo estivale est un grand classique au printemps. Mais, avec le changement climatique, les amplitudes sont largement augmentées. La preuve avec cette vague de chaleur, après dix jours sous les températures « de saison ». Cet épisode met à l’épreuve les organismes des personnes fragiles. Quels en sont les risques et comment s’en protéger ?
Cet épisode bien particulier. Nous ne sommes que fin mai, dès lors on ne s’y attend pas, ainsi on oublie les dates en raison du dérèglement climatique ! Comme toujours, tout va dépendre de la durée de cet épisode, de son intensité et des températures nocturnes, car le système cardiovasculaire a besoin de récupérer grâce à des valeurs plus basses qu’en journée. La chaleur provoque une vasodilatation, ce qui peut réduire la tension artérielle.

Les populations les plus exposées :
Les tout-petits, car leur organisme n’a pas encore la capacité à bien réguler sa température ; les enfants, qui ne prennent pas la mesure de la chaleur et des façons de s’en protéger ; les femmes enceintes, les personnes âgées, celles ayant des maladies chroniques comme les diabétiques chez qui la transpiration se fait souvent moins bien, etc. Certains médicaments peuvent perturber la thermorégulation, c’est ainsi que les médecins ont un rôle important à jouer pour informer leurs patients, prévoir les adaptations de traitement, etc. N’oublions pas les travailleurs en plein cagnard toute la journée, aux personnes isolées socialement, etc. Le rôle des médecins est de repérer les gens à risque.

Les bons gestes à adopter :
Pour les enfants à l’école, il faut éviter de les faire sortir dans des cours sans arbres pendant la récréation. À la maison, il faut fermer les fenêtres et aérer la nuit. Mais aussi éviter l’alcool, qui impacte notre lucidité pour bien se protéger ainsi que la thermorégulation du corps, tout comme les drogues, telle la cocaïne, qui peuvent aggraver la sensibilité à la chaleur. Pour les personnes âgées, il faut boire de l’eau peu minéralisée (pour éviter l’encombrement rénal), se rafraîchir le plus souvent possible avec des ventilateurs, etc. Et bien sûr, pour tout le monde, ne pas sortir en plein cagnard !
Une activité physique lorsqu’il fait très chaud peut entraîner des effets cardiaques mais aussi respiratoires, car la chaleur est souvent associée à une quantité d’ozone assez importante dans l’atmosphère. Si l’on veut absolument sortir et pratiquer du sport, il faut choisir des zones ombragées comme des parcs, y aller tôt le matin ou t**d le soir, réduire l’intensité de l’effort, etc.
Cette forte augmentation du mercure tombe au pire moment.
Chez les animaux et les végétaux, cela survient au pire moment, lorsqu’ils sont en pleine période de reproduction.
Les oiseaux nichant sous les toits sont exposés à des températures extrêmes, alors qu’ils sont en pleine période de reproduction.
Le remplissage des épis est au ralenti. Ces températures élevées surviennent alors que les céréales d’hiver, comme l’orge ou le blé, remplissent leur épi. Mais si le mercure excède le seuil de 25 °C, le flux de matières se réduit. « Une durée de remplissage plus courte signifie que la graine est plus petite. Si la situation s’aggrave, il ne pourra pas reprendre plus t**d. C’est 2 % de rendement perdu du fait de la chaleur pour chaque jour à plus de 35 °C, confirme mon ami Thibaut Lhermey qui gère « biologiquement » une ferme de 300 hectares dans la Meuse.

Pratiquer du sport, est-ce bien raisonnable ?
L’activité physique et la chaleur ne font pas bon ménage tout simplement, parce que l’effort physique génère une production de chaleur, comme les pistons d’un moteur. Lorsque l’atmosphère est déjà elle-même très chaude, le corps aura de plus en plus de mal à bien réguler sa température et il risque un « coup de chaleur », une urgence médicale qui peut entraîner des malaises, des hospitalisations voire des décès.
Les signes qui doivent alerter ? Quand vous commencez à avoir mal à la tête, des petits vertiges, des frissons, ou encore paradoxalement une sensation de froid car l’organisme ne régule plus rien du tout. Dans ce cas, il faut s’arrêter aussitôt et se réfugier à l’ombre.
Par ailleurs une personne de plus de 50 ans devrait être beaucoup plus vigilante qu’un ado de 15 ans, le surpoids est un facteur très limitant car la dépense énergétique sera beaucoup plus forte, et les personnes qui ont des facteurs de risque déjà connus, des pathologies chroniques ou encore certains traitements sont plus à risques.

Les activités à éviter :
De façon générale, les sports intenses en continu, comme le jogging, sont plus risqués que ceux durant lesquels on peut faire des pauses, comme le football. Il faut aussi éviter de s’exposer au bitume et aux rochers qui peuvent renvoyer la chaleur par irradiation, donc de courir ou rouler sur des routes ou dans certains paysages en pleine journée. Et bien sûr, la piscine (idéalement en intérieur) est une bonne option !
Si on tient à pratiquer du sport en extérieur, quels sont les conseils à suivre ?
Sortir le matin ou le soir, idéalement quand le thermomètre n’est pas encore monté au-dessus de 25 °C ou qu’il est redescendu sous ce seuil dit de « chaleur ». La couleur de votre tenue va aussi beaucoup compter : il faut privilégier les vêtements blancs, respirants et bien aérés au niveau des aisselles, avec aussi un bob ou une casquette blanche. Il est aussi important de s’arroser avec de l’eau les avant-bras, le visage et la nuque autant que possible. Certains mettent des glaçons sur les jugulaires avant de dormir.
Emportez également à boire, potentiellement des boissons dites « super-hydratantes ». Evitez de boire des eaux hyperminéralisées qui bloquent les reins. Les médecins révèlent des insuffisances rénales. Prendre par voie o des électrolytes comportant des sels minéraux comme le sodium, le potassium, et le magnésium si l’effort s’annonce très intense. Car un coup de chaleur est dû à la hausse de la température du corps, mais aussi à la perte d’eau et de minéraux dus à la transpiration (ce qui survient chez les footballeurs).

Baignades : Chaque année on assiste à des drames en série :
Tous les enfants devraient savoir nager. En cas de noyade, les parents en sont responsables.
L’envie de se rafraîchir fait parfois oublier le risque. Chaque année à l’été on recense un millier de morts par an. Les adolescents de plus en plus exposés, aucune classe d’âge n’est épargnée par ces risques.
Pour les adultes, en revanche, surestimer ses capacités, surtout en milieu naturel, est plus commun qu’on ne le pense. Sauts spectaculaires dans la Seine, trempettes et plongeons dans des cours d’eau inadaptés... Les pratiques à risque ne manquent pas. Il ne faut jamais présumer de ses forces, même si on est un bon nageur.
Rappelons la nécessité de se baigner en étant toujours accompagné. Autres réflexes à garder en tête : éviter les zones de baignade interdites, privilégier les espaces surveillés, longer la mer plutôt que prendre le large ou encore ne pas consommer d’alcool, au risque d’altérer ses capacités de réaction.

La nature souffre aussi :

■ Les réserves d’eau entamées avant l’été
Avec des vents entre 20 et 40 km/h et de l’air sec, la végétation encore en croissance, avec des journées longues, va subir une évapotranspiration énorme. Si les sols vont se dessécher à une vitesse inédite. Il faudra des pluies pour reconstituer les réserves d’eau nécessaires pour l’été, qui ne débute que dans plusieurs semaines. S’il ne pleut pas le maïs ou le soja vont dépérir.

■ Les tomates et les melons en danger
Tomates, melons, courgettes et autres fruits et légumes d’été viennent tout juste d’être plantés. Les racines sont encore petites. Or, c’est dans les dix premiers centimètres de terre que l’eau s’évapore le plus vite. En quelques heures, certaines cultures peuvent littéralement brûler sous le rayonnement et l’évapotranspiration. Les plants vont devoir être arrosés tous les jours, ce que n’avaient pas prévu ni budgétisé les maraîchers.

■ Sous les toits, c’est la fournaise pour les oisillons
Les espèces d’oiseaux qui nichent sous les toits, comme le martinet, vont particulièrement souffrir. Sous les tuiles la température peut monter jusqu’à 40 voire 50 °C. Nous sommes en période de reproduction. Les oisillons qui viennent de naître risquent la déshydratation. On a observé, les années passées, de nombreux sauts de nid de ces petits qui tentaient d’échapper à la fournaise.
Leurs parents vont aussi devoir arbitrer entre risquer leur vie pour aller chercher de quoi nourrir leurs petits sous de fortes chaleurs ou les laisser tomber de leur nid. Car les besoins sont immenses. Chez la mésange par exemple, un poussin réclame entre trois à quatre chenilles par heure. Pour une nichée, cela peut alors représenter jusqu’à 300 larves de papillons quotidiennes.

■ Des vaches laitières plus stressées
Comme les humains, les animaux n’ont pas eu le temps de s’habituer. Les vaches laitières notamment vont souffrir de cette soudaineté. Fin mai, les organismes vivants ne sont pas censés affronter durablement des températures dignes d’un cœur d’été caniculaire. Là aussi, les rendements risquent d’être réduits.

■ Des arbres plus solides mais fragilisés
On assiste déjà à la floraison la plus précoce jamais observée. Pour autant, les arbres suscitent moins d’inquiétudes que le reste des végétaux car ils bénéficient de racines assez profondes. Ils peuvent ainsi puiser dans les pluies du début du mois de mai.

■ Des cycles biologiques désynchronisés
Cette grande variabilité des phénomènes, faite de successions de chaleurs soudaines, d’épisodes de froid marqué, de pluies intenses, risque de déboussoler les cycles des espèces. Certains spécialistes craignent qu’à la faveur d’une hausse précoce des températures, les animaux se réveillent et se reproduisent, alors que leur nourriture, feuilles ou insectes, n’est pas encore arrivée.

■ Des petits gestes qui comptent
Ceux qui ont un jardin peuvent faire un peu d’ombre en installant un parasol ou une toile entre les arbres. Eviter de tondre et garder les feuilles pour que les petits animaux y trouvent refuge, et mettre à disposition de l’eau dans des coupelles en hauteur, à changer chaque jour pour éviter les pontes de moustiques-tigres.

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Pour ceux qui partent en vacances
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La trousse aromatique familiale et du voyage p 676
La trousse du voyage p 681
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HÉPATITES VIRALES : Inflammation du foie caractérisée par la nécrose diffuse des hépatocytes, provoquée par une série de...
22/05/2026

HÉPATITES VIRALES :

Inflammation du foie caractérisée par la nécrose diffuse des hépatocytes, provoquée par une série de virus hépatotropes.

I. HÉPATITE VIRALE A
Infection du foie par le virus de l’hépatite A transmis par l’alimentation (notamment coquillages, crudités) ou l’eau de boisson contaminée par des matières fécales contenant le virus. Le délai entre la contamination et la déclaration de la maladie (période d’incubation) est de 15 à 45 jours.
En France, 45 000 cas par an. Elle survient en général dans l’enfance ou chez l’adulte jeune. De petites épidémies existent dans les collectivités (crèches, écoles…) et la transmission est de plus en plus fréquente au cours des voyages.

L’infection aiguë passe la plupart du temps inaperçue chez l’enfant et ne se manifeste que chez 2 adultes sur 3. L’évolution se fait en trois phases :

1. Phase précédant l’apparition de la jaunisse, appelée pré-ictérique, durant une semaine avec une sorte de grippe.

2. Phase de jaunisse (ictérique) durant 2 semaines avec une fatigue intense.

3. Phase de convalescence durant 2 à 6 semaines, voire plus, avec la disparition progressive des symptômes, mais avec la persistance prolongée d’un état de fatigue important.
Les examens sanguins permettent d’évaluer l’état de fonctionnement du foie (augmentation des enzymes hépatiques reflétant la souffrance des cellules du foie) et de mettre en évidence des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite A (sérodiagnostic).

Il s’agit de l’ancienne « jaunisse » banale, connue avant que l’amélioration des conditions d’hygiène l’ait fait fortement reculer dans les pays développés. Elle guérit spontanément dans la quasi-totalité des cas. La seule complication, heureusement exceptionnelle (1/10000 cas), est la forme appelée fulminante qui détruit complètement le foie et où le seul espoir de traitement est la greffe de foie en urgence.

Le traitement officiel se limite au repos.
La prévention comporte les mesures d’hygiène (lavage des mains, précautions avec les crudités et les coquillages) et la vaccination (pour les voyageurs et certaines professions à risque).

II. HÉPATITE VIRALE B
Infection du foie par le virus de l’hépatite B qui se transmet par voie sexuelle, par le sang (entre toxicomanes par échange de seringue ; le risque lié aux transfusions est quasi nul aujourd’hui) et plus rarement par la salive.

Souvent, on assiste à l’évolution vers une infection chronique avec le risque de transformation en cirrhose, puis en cancer.
Le délai entre la contamination et la déclaration de la maladie (période d’incubation) est de 30 à 180 jours.
Trois cents millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus, sans être forcément malades ; on parle alors de porteurs chroniques.

En France, on estime ce chiffre à environ 100000 à 200000 personnes.
Le nombre de décès annuels liés à l’hépatite B est d’environ 1000.
La plupart des infections passent inaperçues. Seules 10 à 25 % des formes aiguës se manifestent par des signes qui évoluent en trois phases :

1. Phase précédant l’apparition de la jaunisse, appelée pré-ictérique, durant une semaine avec une sorte de grippe.

2. Phase de jaunisse (ictérique) durant 2 semaines avec une fatigue intense.

3. Phase de convalescence durant 2 à 6 semaines, voire plus, avec la disparition progressive des symptômes, mais avec la persistance prolongée d’un état de fatigue important.
Dans l’infection aiguë, la guérison survient dans 90 % des cas, mais dans 10 % des cas, il y a passage à la forme chronique dont on distingue deux formes : l’hépatite chronique persistante et l’hépatite chronique active. Dans la forme persistante, une simple surveillance est nécessaire et parfois une guérison survient.
La forme chronique se manifeste soit comme une prolongation d’une forme aiguë, soit est découverte devant une fatigue persistante, une légère jaunisse (subictère), un amaigrissement, des douleurs articulaires ou l’apparition de petites boules sous la peau (périartérite noueuse).

Les examens sanguins permettent d’évaluer l’état de fonctionnement du foie (augmentation des enzymes hépatiques reflétant la souffrance des cellules du foie) et de mettre en évidence des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite B (sérodiagnostic). Dans la forme chronique, le prélèvement d’un petit morceau de foie pour un examen au microscope (biopsie) est indiqué pour évaluer la gravité de la maladie.

Traitement officiel :
Dans la forme simple, seul du repos est nécessaire. Dans la forme chronique persistante, les seules mesures utiles sont l’interdiction de l’alcool et des médicaments qui sont transformés dans le foie.
Dans l’hépatite chronique active, l’interféron alpha permet souvent de stabiliser la maladie et d’éviter son évolution vers des formes plus graves. Dans certains cas, des antiviraux comme la lamivudine (Zefix®) ou l’adéfovir (Hepsera) sont utilisés. En cas d’hépatite fulminante et d’hépatite chronique au stade terminal, la greffe du foie est indiquée et donne de bons résultats.

La vaccination, mesure de protection la plus efficace, est obligatoire pour toutes les professions à risque, notamment dans le monde de la santé. Pour la population non vaccinée, les mesures utiles sont les contrôles des produits sanguins transfusés, l’usage des préservatifs, l’abandon du partage de seringues pour les toxicomanes et la vaccination précoce des enfants nés de mères infectées par le virus (le dépistage de l’hépatite B est obligatoire à six mois chez les femmes enceintes).

III. HÉPATITE VIRALE C
Infection par le virus de l’hépatite C, transmise essentiellement par voie sanguine (transfusion, hémophilie, toxicomanie, hémodialyse). Une transmission sexuelle, ou de la mère au foetus, est possible, mais rare. On redoute le passage à la forme chronique, avec le risque de transformation en cirrhose et en cancer. Le délai entre la contamination et l’apparition de la maladie (délai d’incubation) est de 30 à 100 jours.

600 000 personnes seraient infectées en France. 80 % développent une hépatite chronique. La plupart ont été infectées par l’administration de produits sanguins avant 1992, date de mise en place du dépistage systématique du virus. On estime qu’un tiers des personnes infectées ignorent qu’elles sont atteintes.
Sur 1000 patients atteints, 200 guérissent tandis que 800 ont une hépatite chronique. Parmi ces derniers, 160 évolueront dans un délai de 10 à 30 ans vers une cirrhose qui pourra elle-même se transformer pour 30 d’entre eux en cancer dans les 10 ans qui suivent. Une forme appelée fulminante avec destruction rapide du foie se déclare dans un cas sur mille.

Concernant la prise en charge de l’hépatite C, le traitement de choix recommandé est le traitement antiviral à action directe (AAD) sur tous les génotypes (Epclusa® ou Maviret®). Il permet d’obtenir une guérison virologique chez 98 % des patients. L’efficacité de ce traitement associée à une augmentation du nombre de patients dépistés, permet d’envisager un contrôle de l’hépatite C en France, avec l’espoir de son élimination.

IV. HÉPATITE VIRALE D
Infection du foie par le virus de l’hépatite D, transmise par voie sanguine ou sexuelle, qui ne peut se développer qu’en présence du virus de l’hépatite B. Il peut s’agir d’une infection aiguë concomitante avec les deux virus ou chez une personne déjà atteinte d’une forme chronique d’hépatite B. Dans ce dernier cas, l’évolution vers la cirrhose est souvent rapide.

L’infection par le virus de l’hépatite Delta (VHD) ne survient que chez les patients infectés par le VHB. Un dépistage est indispensable chez tout patient ayant une hépatite B car la co-infection par le VHD entraîne une maladie hépatique plus sévère. L’enjeu est alors de diminuer les complications sévères telles que cirrhose, décompensation hépatique et cancer du foie. L’hépatite D est l’hépatite virale chronique ayant connu le moins d’évolutions thérapeutiques.

Seule la moitié des patients est éligible au traitement par interféron alpha pégylé, et la réponse après un traitement d’au moins un an par interféron ne dépasse pas 30 % (soit à peine plus qu’un placebo !). Un nouveau traitement, le bulévirtide (BLV) a récemment reçu une Autorisation de mise sur le marché (AMM), mais son efficacité à long terme est pour le moment mal connue.

V. HÉPATITE VIRALE E
Le virus de cette hépatite a été découvert en 1990. La transmission se fait par l’eau contaminée ou par les matières fécales de personnes infectées. En Afrique et en Asie, on la rencontre surtout lors d’épidémies.
Cette hépatite aiguë est bénigne, sans forme chronique, en revanche la mortalité peut atteindre 20 % chez la femme enceinte. Il n’existe ni possibilité de diagnostic sanguin, ni vaccin, ni traitement officiel.

Les examens de labo :
– Les examens sanguins permettent d’évaluer l’état de fonctionnement du foie (augmentation des enzymes hépatiques reflétant la souffrance des cellules du foie) et de mettre en évidence des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite (sérodiagnostic).
– D’autres examens sont la traduction :
• De la cytolyse hépatique que l’on peut suivre par l’évolution du taux de transaminases SGOT et SGPT (supérieur à 40 unités).
• Du syndrome de cholostase qui se manifeste par une augmentation de la bilirubinémie (50 à 200 mg/litre).
• Du syndrome inflammatoire : VS accélérée, perturbation des tests de floculation (Mac Lagan), augmentation des gamma-globulines, transformation hépatique de la bilirubinémie.
Enzyme gamma-glutamyl transpeptidase (G.G.T.).

1 – Huiles essentielles :
HECT Basilic exotique 2 ml
HECT Lédon du Groenland 2 ml
HECT Carotte cultivée 1 ml
HECT Matricaire 1 ml
HECT Ravintsara 2 ml
HV Noyaux d’abricot 2 ml
4 à 6 gouttes dans un peu de miel, en bouche, 4 fois par jour pendant 3 à 12 semaines selon le type d’hépatite virale.

Hépatite C :
HECT Thym CT thujanol 1 ml
HECT Romarin CT verbénone 1 ml
HECT Carotte cultivée 1 ml
HECT Verveine citronnée 1 ml
HECT Lédon du Groenland 1 ml
4 gouttes dans un peu de miel, huile végétale ou yaourt, en bouche matin et soir, 3 semaines sur 4, pendant 6 mois. Effectuer une biologie sanguine pour évaluer la performance et reprendre le traitement en cas de succès.

2 – Homéopathie :
– Chelidonium 4 CH : 2 tubes, 5 granules, 2 fois par jour.
– China 5 CH : 5 granules, 2 fois par jour.
– Phosphorus 15 CH : 3 tubes, 5 granules, 2 fois par jour, 1 mois.
– Lycopodium clavatum 7 CH : hépatite chronique avec foie atrophique et dyspepsie flatulente. 3 granules dans l’après-midi.
– Mercurius solubilis 5 CH : hépatite avec ictère, fièvre à prédominance nocturne, transpiration de mauvaise odeur ; langue gardant l’empreinte des dents, hypersialorrhée, mauvaise odeur de l’haleine ; douleurs de l’hypocondre droit avec difficultés pour le décubitus latéral droit. 3 granules, 2 fois par jour.
- Natrum muriaticum 5 CH : hépatite chronique ; langue en carte de géographie ; douleurs dans l’hypocondre droit aggravées quand le patient est couché sur le côté douloureux. 3 granules, 2 fois par jour.
- Podophyllum peltatum 5 CH : gros foie congestif avec sensation de plénitude de l’hypocondre droit, amélioré par la friction ; le patient se masse l’hypocondre droit ; diarrhée profuse le matin de bonne heure. 3 granules, 2 fois par jour.

3 – Compléments alimentaires :
– Lysovir (4 huiles essentielles antivirales) : 2 gélules aux 3 repas, 7 jours puis 2 gélules, 2 fois par jour, 2 mois (Phyt-Inov).
– Orthoflore (probiotiques) : 1 gélule le matin à jeun, 15 mn avant le petit déjeuner / 1 mois.
– Pipercumine (curcuma + poivre) : 2 gélules aux 2 repas, 1 mois.
Puis, 2 fois, 1 gélule.
– Radicolyse : anti oxydant ; 1 gélule avant les 3 repas, 3 semaines par mois.
– EPA-Krill (oméga 3, 500 mg) : 2 gélules aux 2 repas, 2 mois.
– Silydium : 2 gélules avant les 2 repas, 3 à 4 mois.
À continuer selon les tests hépatiques (transaminases, G.G.T.).
C’est le remède le plus efficace.

Tous ces produits au labo Phyt-Inov, tel : 00 41 32 466 89 14.
ou Han-Hepa (hépatites, stéatose, cirrhose) : 3 gélules le matin au lever et 3 gélules le soir au coucher, 3 mois (au labo Han Biotech, tel 03 88 23 58 31).

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Voir mon livre « 100 ordonnances naturelles pour 100 maladies courantes » Ed. Trédaniel
Hépatites virales p 253 / 3 Herpès p 261 / RGO p 498 / Migraine p 409

Adresse

9, Rue Du Général Beuret
Paris
75015

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