29/06/2026
𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗮 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝘂𝗯𝗶𝘁 𝗲𝘁 𝘂𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱
Dans mon travail avec les familles, j'observe une différence constante entre les parents qui se sentent dépassés et ceux qui trouvent des ressources même dans les situations difficiles.
Ce n'est pas le niveau d'études. 🛑
Ce n'est pas l'histoire familiale. 🛑
Ce n'est pas le nombre de livres de parentalité lus. 🛑
C'est quelque chose que les chercheurs appellent la 𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲́𝗳𝗹𝗲𝘅𝗶𝘃𝗲.
✔️ 𝗖'𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
La capacité à voir son enfant comme un être ayant une vie intérieure propre, des émotions, des désirs, des intentions,distincte des siennes. Et à laisser cette compréhension guider ses réponses.
Un parent qui "mentalise" bien son enfant ne dit pas "il fait des caprices". Il dit "il est débordé par quelque chose qu'il n'arrive pas encore à mettre en mots."
Ce glissement de lecture change tout.
✔️ 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁 ?
Peter Fonagy a montré que la fonction réflexive parentale est le meilleur prédicteur individuel de la sécurité d'attachement de l'enfant, devant l'histoire d'enfance du parent lui-même.
Autrement dit : un parent qui a eu une enfance difficile mais qui peut y réfléchir de façon intégrée peut transmettre une sécurité d'attachement à son enfant.
L'histoire n'est pas un destin.
La réflexivité est un levier.
✔️ 𝗖𝗼𝗻𝗰𝗿𝗲̀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘀 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀
Si vous travaillez avec des familles, en PMI, en école, en protection de l'enfance, en libéral, la question la plus puissante que vous puissiez poser à un parent n'est pas "qu'est-ce qu'il a fait ?"
C'est : "𝗮̀ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗮𝘃𝗶𝘀, 𝗾𝘂'𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁-𝗹𝗮̀ ?"
Cette question, posée avec bienveillance et régularité, développe quelque chose qui protège l'enfant pour longtemps.