Médecin du sport Paris

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Médecin du sport Paris Docteur Stéphane Cascua Médecin du sport sportif depuis 30 ans. Passions : endurance Fitness équitation. Et 20 ans au PSG. Il y fut souvent major de promotion.

Le docteur Stéphane CASCUA est médecin du sport. Il est diplômé d’université en traumatologie du sport, entraînement du sportif, nutrition du sport, podologie du sport, Aptitude médicale au sport et maladies de la colonne vertébrale . Il est chargé de cours à la faculté de médecine de la Pitié Salpêtrière. Il enseigne sa discipline aux praticiens se spécialisant en médecine du sport. Il a été attaché des hôpitaux de Paris au sein des services de référence en physiologie de l’effort, manipulations vertébrales, rééducation et traumatologie du sport. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le sport et la santé. Il a écrit sur ce thème plusieurs centaines d’articles notamment pour les revues Santésportmagazine et Docdusport.com. Il a été chroniqueur télé au journal de la santé sur France 5 et sa pédagogie est appréciée par de nombreux média. Il anime régulièrement des conférences au sein des entreprises. Pendant 20 ans, il a été médecin au PSG. Dans ces structures de haut niveau, on apprend à poser des diagnostics précis, à mettre en place des stratégies thérapeutiques efficaces optimisant les délais de reprise et programmer un entretien pointu de la condition physique des joueurs. Désormais, il exerce dans son cabinet à Paris, au sein l'Institut Médical Sport et Santé (IMSS). Il a opté pour des consultations longues afin de chouchouter chacun de ses sportifs blessés. Il aime expliquer et illustrer les lésions. Dans son bureau, l'expression "repos sportif" est considéré comme incongrue. Il trouve toujours des activités de substitution pendant le temps de la cicatrisation. Souvent la poursuite du sport de prédilection est possible avec quelques adaptations, elle constitue alors la meilleure des rééducations progressives et spécifiques. Ses patients et lui adorent quand la prise en charge se limite à des conseils d'entraînement associés à quelques compléments nutritionnels. Le Docteur Stéphane CASCUA est un médecin du sport sportif. Il s’entraîne quotidiennement de façon diversifiée pour rester en forme et éviter les blessures. Il pratique le jogging, le vélo, le cardiotraining, la natation, la musculation et l’équitation. Il participe chaque année à des compétitions de course de fond, de trail, de cyclisme, de triathlon et d’endurance équestre. Il instaure ainsi une véritable complicité avec ses patients sportifs. Et, une part non négligeable de ces conseils provient de son expérience de terrain.

LES PRP POUR SOIGNER VOS MENISQUESPar le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport Rédacteur en chef de www.docdusport.c...
30/03/2024

LES PRP POUR SOIGNER VOS MENISQUES
Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport
Rédacteur en chef de www.docdusport.com

Vous avez abîmé un ménisque dans votre genou. On vous parle de chirurgie suivie d’usure articulaire. Heureusement, dans de nombreux cas, il existe une solution plus confortable, plus rapide et plus protectrice : les PRP.

L’acronyme PRP signifie Plasma Riche en Plaquettes. Le médecin vous fait une simple prise de sang, centrifuge le prélèvement et récupère la zone la plus riche en plaquettes. Ces dernières sont les petites cellules qui s’agglutinent sur les plaies, bouchent le trou, libèrent des facteurs de croissance et attirent vos cellules souches qui savent reconstituer tous les tissus du corps. On sait désormais vous les réinjecter de façon ciblée, dans une zone lésée afin de la faire cicatriser.

Votre blessure méniscale est-elle une bonne indication ?

Les ménisques sont de petites cales caoutchouteuses situées dans le genou, entre le tibia et le fémur. Le premier est plutôt plat, le second plutôt rond. Les deux ménisques, placés de chaque côté de l’articulation, ont une forme de croissant et favorisent l’emboîtement. La nature a réalisé ce montage complexe pour faciliter le mouvement. En effet, quand le genou se plie, les ménisque reculent. Lorsque le genou tourne, les ménisques pivotent. Inévitablement, avec le sport … et la vie qui passe, ils sont régulièrement pincés voire coincés. Parfois, à l’occasion d’un geste rapide et puissant, un ménisque jeune et ferme peut être impacté et se casser verticalement ! Plus insidieusement, même en l’absence de douleur, ils se dégradent. Ils se ramollissent et se fendillent. Du fait de contraintes en rotation, les fissures de cisaillement sont plus volontiers horizontales.

INDICATION DU PRP : UN MENISQUE USE AVEC UNE FISSURE HORIZONALE

Pour cause d’écrasement lors des flexions répétées, les lésions se localisent préférentiellement à l’arrière de l’articulation. En raison d’appui sur une seule jambe lors de la course, c’est le compartiment interne qui est le plus souvent écrasé et abîmé. Vous tolérez cette érosion progressive jusqu’au jour où, à l’occasion d’un surmenage ponctuel, vous aggravez les lésions. Il peut s’agit d’un petit refend vertical ou de la libération de micro fragments. Parfois, pour cause de nouveaux accrochages dans le mouvement articulaire, le genou sécrète en urgence du lubrifiant de mauvaise qualité … et il gonfle. Le liquide peut s’accumuler à l’arrière du genou et former un kyste poplité douloureux. Plus souvent, les globules blancs arrivent pour nettoyer les copeaux décrochés. Ils enclenchent alors un processus inflammatoire douloureux. La fissure verticale nette et brutale du jeune footballeur ne constitue pas l’indication idéale du PRP. La lésion est trop profonde et la languette souvent très mobile. Une résection chirurgicale de la petite portion instable constitue souvent une solution efficace, rapide et peu péjorative à long terme. En revanche, la blessure d’usure décompensée chez le quadra et plus répond parfaitement à une injection experte de plaquettes.

Comment reconnaître la lésion du ménisque ?

Classiquement, vous approchez ou vous dépassez la quarantaine. Vous faites de la course à pied, du trail ou du tennis. Voilà quelques mois que vous ressentez une petite gène à la face interne de votre genou. Classiquement, l’inflammation descend sur le haut du tibia. Depuis quelques jours la douleur est devenue invalidante et vous ne parvenez plus à vous entraîner. Dans votre programme récent, le doc du sport retrouve une charge de travail plus importante : la préparation d’une course avec plus de kilomètres et de vitesse, un trail engagé avec des pierres et des ornières, un tournoi de tennis avec des adversaires difficiles … ou une initiation au yoga avec de nombreux agenouillements. En vous regardant, il constate que vous avez des jambes arquées favorisant la compression des ménisques … mais souvent votre morphologie est normale.

SURCHARGE D’ENTRAINEMENT, DOULEUR A LA FACE INTERNE DU GENOU.

A l’examen, le sautillement et l’accroupissement sont très désagréables. En position couchée, le doc du sport retrouve un gonflement articulaire discret. La flexion forcée avec rotation, l’appui sur le ménisque sont très sensibles. Parfois, la douleur est plus vive en dessous, sur la partie haute du tibia. Il s’agit de l’inflammation et du décollement membranaire qui s’étend classiquement vers le bas. C’est pour cette raison qu’on vous a parlé de tendinite de la patte d’oie … alors qu’il s’agit d’une authentique lésion méniscale ! Une IRM est indiquée … inutile de passer par la radio et l’échographie recommandée dans un premier temps par la sécurité sociale 😊 La collectivité va économiser deux examens inutiles … et vous allez gagner un temps précieux. Les images réalisées montrent bien la corne postérieure du ménisque blanchie et inflammatoire, une fissure horizontale plus ou moins marquée et parfois quelques refends plus verticaux. On va vous soigner !

Le PRP, un super traitement !

Le temps que tout s’organise vous pouvez continuer le sport ! Vous l’avez compris le ménisque interne est comprimé par la bascule du genou inhérente l’appui sur une seule jambe. Bref, si vous êtes en charge sur les deux membres inférieurs, les douleurs disparaissent souvent totalement. C’est encore mieux si votre bassin est en posé. De fait, allez pédaler à la salle ou même dans la campagne ! Testez l’elliptique ou le rameur sans trop fléchir. Les demi squats légers, la musculation des jambes en position assise ou couchée, typiquement pour isoler les quadriceps, ischiojambiers, adducteurs ou fessiers sera possible. Vous entretenez votre cardio et votre force. C’est essentiel pour votre forme … et pour protéger votre genou !

GARDEZ LA FORME : VELO, ELLIPTIQUE, MUSCU !

Si vous êtes en fin de préparation à une compétition qui vous tient à cœur, des anti-inflammatoires voire une infiltration peuvent se négocier ! Si les lésions mécaniques ne sont pas majeures, si l’emballement inflammatoire agressif et douloureux prédomine, il est envisageable de conserver votre dossard ! Attention, pour le plaisir ! Pas pour le chrono ! Et sur distance raisonnable ! On décale alors le PRP pour traiter la cause à l’occasion d’une période plus calme de votre planning.

ANTIINFLAMMATOIRES OU INFILTRATION PARFOIS POUR COMMENCER

Le PRP est également réalisable en urgence mais les résultats sont moins rapides. Ce geste enclenche une cicatrisation qui nécessite 3 à 6 semaines. Le plus souvent, il est préférable d’effectuer ce traitement lorsque votre agenda sportif vous permet d’adapter votre entraînement. En pratique, le radiologue vous fait une prise de sang. Il centrifuge le prélèvement et récupère la hauteur correspondant aux plaquettes. Sous échographie, il réinjecte ce PRP précisément dans les fissures. Parfois, il étend la zone traitée à la membrane articulaire décollée et irritée.

SOUS ECHOGRAPHIE, LE MEDECIN INJECTE VOS PLAQUETTES DANS LA FISSURE DE VOTRE MENISQUE

Enfin, le volume restant est classiquement poussée dans la cavité articulaire afin de soigner les refends verticaux voire l’usure du cartilage en regard. Dans les suites, les consignes d’usage sont les suivantes : 15 minutes assis en salle d’attente pour laisser coller les plaquettes, 2 heures sans activité pour profiter du relargage et de la fixation des facteurs de croissance (retour accompagné ou taxi, petit café ou restaurant au voisinage). Pendant, les 5 jours d’après, réduisez la marche au maximum. Evitez les trajets en vélotaf, en transport en commun ou les embouteillages. Si possible, négociez un peu de télétravail. Cependant, la « vraie vie » peut vous imposer moins de rigueur … pas de prise de tête ! Faites au mieux ! En cas de métier très physique, un arrêt de travail est envisageable. En tout cas, pas de natation … même avec pull boy. La piscine municipale est trop sale et vous avez un petit trou dans le genou qui cicatrise.

J0 J5 MARCHE MINIMUM
J5J10 VELO OU ELLIPTIQUE COOL
J10J21 TROTTINEMENT
J21J45 COURSE … PUIS TEST TERRAIN IRREGULIER ET RELIEF

En revanche, la musculation du haut du corps est autorisée et encouragée ! De J5 à J10, vous renouer avec les trajets sereinement mais aussi avec le pédalage puis l’elliptique. A partir de J10, reprenez tranquillement la course à pied. Idéalement en salle. Ainsi vous intensifiez le vélo et l’elliptique puis vous enchaînez avec un peu de trottinement sur tapis. Vous augmentez progressivement la durée et la vitesse. Vers J21, vous courrez sur macadam pendant 30 minutes à 1 heure. Vous pouvez allonger jusqu’au seuil de l’essoufflement aux alentours de 80% de votre VMA. Faites des détours sur des chemins plus irréguliers et reprenez un peu le relief. Si vous êtes tennisman, renouez avec les éducatifs techniques sur le petit carré puis échanger quelques balles bienveillantes avec un prof ou un copain de bon niveau. Entre 4 et 6 semaines, lorsque la cicatrisation a bien avancé, il est d’usage de faire un débriefing en consultation avec votre médecin du sport.

Des résultats souvent excellents !

Rarement, la gêne persiste. Dans ce cas de figure, un deuxième PRP est envisageable. Si ce traitement ne vous donne toujours pas satisfaction, une IRM refait le point sur l’extension des fissures et la mobilités des fragments. Et, une intervention chirurgicale s’inscrit comme une solution de bon sens. La technique consiste à enlever un minimum de ménisque notamment la portion molle et usée ainsi qu’une éventuelle languette instable à l’origine du dérangement mécanique. Même dans ces conditions, pas de drame ! La portion méniscale éliminée est souvent petite. La structure restée en place préserve au mieux sa fonction d’amortissement, de stabilisation et répartition des pressions. L’arthrose n’est pas inéluctable en quelques années ! Parfois même, elle sera moins précoce que si votre cartilage continuait à rouler et à glisser sur un ménisque trop fragmenté.

EN CAS DE RESULTAT PARTIEL, UN DEUXIEME PRP EST POSSIBLE
EN CAS D’ECHEC, LA CHIRURGIE N’EST PAS UN DRAME 😊

Heureusement, le plus souvent les douleurs sont absentes à l’entraînement et les tests réalisés au cabinet sont rassurants. Dans ces circonstances, une IRM de contrôle est inutile. Le ménisque a retrouvé une bonne cohésion mécanique grâce à du tissu fibreux de jonction dans les fissures. Cependant, son aspect reste comparable à celui retrouvé sur les premières images. Bref, les voyants sont au vert et vous pouvez reprendre votre activité. Votre médecin du sport vous invite néanmoins à faire quelques réglages. Il vous suggère de croiser un peu plus votre entraînement. Alors, que vous avez découvert le confort locomoteur propre à l’elliptique et le vélo, il vous recommande de continuer le premier notamment pour les séances intenses et le second pour les sorties longues dans la nature. Idem pour la musculation ! Presse, squat et renforcement sans appui permettent de travailler la force de freinage qui réduit d’autant le choc articulaire de la réception. Il vous autorise bien-sûr le tennis et la course mais vous conseille de ne pas pratiquer des sports d’impact deux jours de suite. Un contrôle est envisageable dans 3 à 6 mois … où à l’occasion d’une réapparition de douleur. Pas de stress, un nouveau PRP sera possible ! C’est un geste naturel sans effet délétère sur l’articulation. Le but de cette stratégie thérapeutique : vous accompagner dans la poursuite du sport !

LA PUBALGIE DU TRAILEURPar le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sportRédacteur en chef de www.docdusport.comLa douleur...
14/01/2024

LA PUBALGIE DU TRAILEUR
Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport
Rédacteur en chef de www.docdusport.com

La douleur en bas du ventre est une blessure classique du terrain de foot. Cependant, l’engouement pour la course a largement contaminé la route et la montagne ! Explications, solutions et prévention !

Je me souviens d’une vidéoconsultation atypique 😊. Richard prend contact avec moi, il est inquiet ! Sur mon écran, je le découvre au volant de sa voiture. Il roule au pas dans le tunnel du Mont Blanc embouteillé. Il revient d’un week-end choc dans les Alpes, 3 semaines avant l’UTMB. Il a très mal au p***s. Même si les tests sont impossibles, l’entretien rigoureux et exhaustif mène au diagnostic. Il souffre d’une pubalgie du traileur … Après un traitement médical ciblé, une rééducation experte et des conseils sportifs, il sera au départ de son ultra mythique où il fera un bon chrono !

Pourquoi une pubalgie chez le coureur ?

Le p***s est l’articulation qui fait la jonction antérieure entre les deux pièces osseuses du bassin. A sa face supérieure s’accrochent les muscles abdominaux. On y trouve les grand-droits, la fameuse plaque de chocolat, qui s’insèrent bien au milieu grâce à un gros tendon épais. Un plus sur le côté, s’amarrent une plaque tendineuse plus fine provenant des abdominaux transverses et obliques. Elle est plus fragile, d’autant qu’elle est percée d’un or***ce naturel permettant le passage des vaisseaux sanguins et des canaux de l’abdomen vers les testicules. En dessous du p***s, s’amarrent les adducteurs qui descendent à la face interne des cuisses et assurent les changements de direction.

CARREFOUR DU P***S : UNE ARTICULATION, LES ABDOS, LES ADDUCTEURS

A la description des forces en présence, vous imaginez bien les contraintes mécaniques en étoile qui s’exerce suer cette zone anatomique appelée aussi carrefour pubien. Chez le simple coureur, chaque appui sur une seule jambe cisaille le cartilage du p***s. Et, ce microtraumatisme survient 150 à 200 fois par minute ! Chez le traileur, le stress articulaire augmentent considérablement à l’occasion des réceptions plus rapides et plus instables en descente. Les adducteurs travaillent beaucoup pour vous freiner et vous équilibrer ; surtout si vous écartez un peu les jambes et si vous ouvrez les pieds. De surcroit, pour ralentir vous rejetez vos épaules en arrière et vous suspendez votre buste à vos abdominaux. Ces mécanismes sont responsables de multiples blessures aux niveaux du p***s. Parfois votre médecin du sport détecte une seule lésion tissulaire. Souvent, elles s’associent et s’aggravent mutuellement en disloquant le p***s

Plusieurs types de pubalgies

Sur le route, c’est principalement l’impact alterné sur une seule jambe qui agresse votre p***s. Il peut se produire une érosion de la plaque de cartilage qui fait la jonction entre les deux os du bassin. Des petits copeaux se décrochent, les globules arrivent massivement pour nettoyer et finissent par attaquer le tissu sain. C’est l’emballement inflammatoire ! L’os sous-jacent est irrité à son tour alors qu’il est, lui aussi, contorsionné par les réceptions successives. Il peut se fissurer ! C’est la fracture de fatigue du p***s ! Elle est devenue trop fréquente depuis la banalisation du marathon, vendu comme accessible après 6 voire 3 mois d’entraînement ! Elle survient même chez le pratiquant de longue date victime de la surenchère des distances en trail ! Le point d’accrochage des adducteurs est parfois victime de microdéchirures. On parle d’enthésopathie. Plus souvent, les tendons plats et fragiles des abdos se distendent er se dilacèrent. De temps à autre, ces derniers se déchirent et laissent une portion du sac contenant le tube digestif descendre dans l’or***ce ouvert. C’est la hernie inguinale. Vous comprenez désormais pourquoi, le mauvais fonctionnement d’un muscle ou d’un tendon altèrent la stabilisation de l’articulation et aggrave son surmenage. A l’inverse, vous saisissez qu’un p***s manquant de fixité réclame une surutilisation des tissus musculotendineux qui l’entourent. C’est ainsi que s’enclenche le cercle vicieux de la pubalgie !

Des signes très évocateurs

Votre médecin vous pose de nombreuses questions et recueille vos symptômes. Il retrouve souvent une période de surcharge d’entraînement. Comme Richard, vous avez peut-être programmé un week-end choc trop choc, avec trop de relief technique pour un parisien qui travaille les bosses sur la butte Montmartre ! Parfois, vous avez enchaîné plusieurs compétitions trop rapprochées, en tentant de faire un chrono à chaque fois. Le plus souvent, vous avez tout simplement manqué de progressivité et d’humilité dans l’accroissement des kilomètres et des dénivelés.

SURCHARGE D’ENTRAINEMENT : LA CAUSE LA PLUS FREQUENTE !

Au cours de votre footing, vous souffrez de plus en plus précocement. Vous ne t**dez pas à être gêné à l’impact de chaque foulée. La douleur augmente lorsque vous dévalez un descente, quand vos appuis sont plus instables et que vous vous penchez en arrière pour ralentir. Au fil des jours, vous avez mal dans la vie quotidienne, en vous retournant la nuit, en éternuant ou en toussant. Lors de l’examen clinique, les sautillements, la sollicitation des abdominaux ou des adducteurs, la palpation du p***s et des or***ces herniaires vous font mal. Bien sûr, tous ces tests ne sont pas forcément positifs. Leur association dépend de la nature de vos lésions : articulations, paroi abdominales ou adducteurs.

DES TESTS SPECIFIQUES DU P***S, DES ABDOS ET DES ADDUCTEURS

Les examens complémentaires permettent de confirmer, de quantifier et surtout de déterminer les tissus concernés. La radio montre bien le surmenage chronique du p***s qui présente des berges grignotées, parfois pourvues de petits becs osseux. L’échographie experte décrit l’inflammation, la distension des tendons abdominaux fins et plats.

RADIO, ECHO ET IRM EN SYNERGIE

Bien sûr, elle peut observer la hernie qui descend à cet endroit notamment quand vous toussez. L’IRM met en évidence un œdème de l’os sous l’articulation et au point d’accrochage des adducteurs. Elle visualise parfois une véritable fissure.

Le traitement est d’abord sportif !

Bien évidemment, le repos complet n’est pas justifié. Vous pouvez garder la forme mais il faut stabiliser votre bassin, détendre vos abdos et rester dans l’axe ! Facile, vous avez reconnu le cyclisme. Les fesses posées dur la selle, le buste penché en avant, vous n’aurez pas mal ! Attention, la blessure est souvent le premier fusible du surentraînement. Il est souvent opportun de programmer des séances cool. Même Richard a pédalé en douceur ! Il était temps qu’il enclenche son affûtage pour avoir la pêche lors de son UTMB prévu 3 semaines plus t**d. Beaucoup d’entre vous peuvent néanmoins décliner toutes les intensités et toutes les durées tant qu’ils sont posés sur leur machine. Les deux jambes en appui et le bassin libre constitue la deuxième étape biomécanique sur le chemin du trottinement. Cette fois vous avez identifié le vélo en danseuse et l’elliptique. Avant la reprise de la course, validez encore une étape ! Un vrai passage obligé pour le traileur : la marche nordique ! L’appui diagonal bras jambe stabilise votre bassin et réduit nettement les contraintes sur votre p***s. A l’occasion de votre grande balade active, vous greffez progressivement des passages en trottinant et vous renouez avec la rando course ! C’est finalement ultra spécifique de l’ultra ! C’est à l’issue de cette dynamique de régénération active locomotrice et physiologique que Richard a performé à l’UTMB.

Le traitement peut devenir médical !

La poursuite de l’activité dans des conditions biomécaniques choisies évite le déconditionnement. Elle permet également de faire cicatriser puis de réadapter progressivement les tissus lésés. Bien-sûr, il est opportun de l’accompagner compléments alimentaires qui apportent les constituants des tendons, des os et des articulations. On peut citer le collagène, le silicium, la chondroïtine et la glucosamine. En cas de souffrance osseuse et de fissure de fatigue, il est bon d’adjoindre du calcium, de la vitamine D et K.

COMPLEMENTS ALIMENTAIRES POUR RECONSTITUER LES TISSUS

PLANTES POUR REDUIRE L’EMBALLEMENT INFLAMMATOIRE

Dans un premier temps, il est possible d’ajouter des plantes qui luttent contre l’emballement inflammatoire autodestructeur. L’association curcumine, boswellia et harpagophytum se révèle très efficace en inhibant différentes réactions propres à l’inflammation. De la kinésithérapie douce est parfois la bienvenue. La physiothérapie réduit l’irritation des tissus abîmés.

KINE : PHYSIOTHERAPIE ET ABDOS HYPOPRESSIFS

L’apprentissage des abdos dits hypopressifs permet de stabiliser le bassin sans malmener les tendons. Des massages énergiques de l’insertion des adducteurs peut stimuler leur cicatrisation. Si cette stratégie n’enclenche pas une dynamique de soulagement progressif, il est possible d’être un peu invasif ! Après plusieurs semaines d’évolution infructueuse, une infiltration se montre bénéfique pour apaiser l’inflammation désormais installée dans l’articulation.

UNE INFILTRATION PARFOIS
UNE OPERATION RAREMENT

Si la paroi abdominale ne cicatrice pas, il est possible de la réparer chirurgicalement. L’opération consiste à suturer et retendre les tissus. Elle est incontournable en cas de hernie inguinale. La reprise de la course peut se faire progressivement à partir de 6 semaines et le trail plus engagé est envisagé vers 3 mois.

La prévention, comme une leçon du traitement !

De notre thérapeutique sportive, vous déduisez les concepts de prévention ! L’entraînement croisé est indispensable, surtout pour encaisser la préparation aux grosses distances. Il est vivement conseillé de réaliser les séances intenses sans malmener l’appareil locomoteurs. En pratique, au-dessus de 80% de VO2max, n’hésitez pas à faire du vélo, de l’elliptique, du stepper ou de l’escalier.

SEANCES DURES SUR VELO OU ELLIPTIQUE

Ce choix est d’autant plus pertinent que ces gestuelles ne sont presque jamais utilisées en compétition. En revanche, cultivez le rendement et la technique à la vitesse de vos épreuves. Cherchez les bosses de votre région, mangez du relief ! Faites la part belle à la rando-course avec bâtons pour entraîner les bras et ménager les jambes … et pour travailler la rentabilité de ce geste omniprésent en compétition ! Bien évidemment, de temps à autres, une longue sortie vélo sollicite le métabolisme de l’épreuve et repose les articulations. Vous pouvez même entraîner votre force musculaire spécifique en vous mettant en danseuse dans les bosses, avec un mouvement proche de celui de la grimpette en trail.

LONG ET LENT POUR L’ADAPTATION TISSULAIRE ET LE RENDEMENT

Faites du tapis en pente dans votre salle de sport ou à la maison. Le Nordic Track propose jusqu’à 40% en montée et jusqu’à 6% en descente. Le dénivelé négatif modérée, lent et progressivement long constitue une bonne thématique pour adapter peu à peu votre p***s aux impacts et vos muscles au freinage … Vos week-end choc seront moins choc ! Vous éviterez la blessure en période de charge, quelques semaines avant votre épreuve. Votre appareil locomoteur encaissera sans souci votre gros trail ! Vous optimiserez le chrono … et surtout maximiserez le plaisir !

13/02/2022
TRAIL D’ARMENTIERES 10 KM : KILLIAN CONTRE LILIANESoyez prudent dans vos pronostics ! Au trail d’Armentières en Brie du ...
31/01/2022

TRAIL D’ARMENTIERES 10 KM : KILLIAN CONTRE LILIANE

Soyez prudent dans vos pronostics ! Au trail d’Armentières en Brie du 10 AVRIL 2022, Liliane DURAND et ses bâtons de marche nordique pourront devancer Killian JORNET ou tout autre surdoué qui adhère au club des TRIPOTES.

Le concept de cette épreuve a été imaginé par votre médecin du sport ! Il s’inspire des grandes courses hippiques à handicap ! Chaque concurrent communiquera à l’organisation un chrono récent sur route ou une VMA ainsi que son poids … SMS possible pour les coquets et les discrets 😊. Formules et tableaux en déduiront leur VO2max par kilo. Il sera alors aisé de calculer une surcharge aux plus talentueux afin que chacun parte avec la même puissance aérobie.

Le compétiteur devra placer dans son propre sac à dos le surpoids nécessaire sous forme de bouquins, d’haltères, de cailloux ou de Menhir pour certains … qui vont enfin payer pour leur insolence ! 😊. La pesée au départ permettra un contrôle rigoureux ! Chacun vivra alors une expérience originale et exceptionnelle. Les champions s’imprègneront de la pénibilité ressentie par les plus humbles alors ces derniers verront de près leurs mentors en baver !

Et cette fois, loin de la loterie de la génétique …
Que le meilleur gagne !

PREPA SEMI PARIS : 15 KM DU CANAL Le 20 février, votre médecin du sport propose à ses TRI POTES une belle compet de 15 K...
02/01/2022

PREPA SEMI PARIS : 15 KM DU CANAL

Le 20 février, votre médecin du sport propose à ses TRI POTES une belle compet de 15 Km judicieusement placée à 3 semaines de la date fatidique. Le décor champêtre permettra de faire le plein de « greenness », ce bien-être apporté par la nature, et désormais scientifiquement validé. Pourtant, le tracé plat et le revêtement régulier du chemin de halage donneront une spécificité quasi urbaine à ce parcours. L’épreuve ne négligera pas la « préparation mentale ». Le paysage superbement répétitif et le tracé sous forme d’aller-retour prendront soin de muscler la volonté des participants !

😊 Les ultra-traileurs Parisiens pourront rejoindre le départ directement en empruntant le canal de L’Ourcq depuis le bassin de la Villette ! Une catégorie BIKE AND RUN est ouverte aux fusionnels et aux bavards privilégiant l’aisance respiratoire. Une option MARCHE NORDIQUE est disponible pour les méditants souhaitant savourer en pleine conscience les mouvements de leurs corps et le bruit du vent dans les branches. Seules les MOTOS TRIAL de JB et David seront jetées dans le canal et rejoindront les QUAD déjà éliminés !

LA COMMOTION CEREBRALE : UNE AMNESIE A NE PAS OUBLIER !  Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport Rédacteur en c...
27/12/2021

LA COMMOTION CEREBRALE : UNE AMNESIE A NE PAS OUBLIER !
Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport Rédacteur en chef de www.docdusport.com
Rendez-vous et vidéoconsultations : https://www.doctolib.fr/medecin-du-sport/paris/stephane-cascua

En pleine action ou lors d’une chute, vous prenez un choc sur la tête. Vous êtes « sonné » quelques secondes. Vous pensez pouvoir continuer puisque vous n’avez pas perdu connaissance. Erreur !

En mars 2005, Christophe DOMINICI, le célèbre rugbyman, joue contre l’Italie dans le tournoi de Six Nations. A la 37èmeminutes, il est cravaté par un adversaire et sa tête bascule violemment : commotion cérébrale et perte de connaissance. La docteur CHERMANN assure le suivi neurologique du joueur. Malgré la pression, il annoncera en conférence de presse son inaptitude à jouer le prochain match de l’équipe de France prévu deux semaines plus t**d. Souvenez-vous aussi de Chris WADDLE, un autre traumatisé crânien célèbre. En 1991, lors d’une rencontre OM contre MILAN AC, il est victime d’un méchant coup de coude sur la tête. Il ne s’évanouit pas mais finit la compétition complètement dans le brouillard … et marque le but de la victoire ! De retour dans le vestiaire, il vomit et somnole. Il doit être hospitalisé et ne se souviendra jamais de son match !

Il faut reconnaître la commotion !

Les commotions sont fréquentes en sport collectif. On les retrouve aussi au ski, en équitation et à vélo. En cas de commotion, un sportif doit impérativement stopper la séance ! Classiquement le blessé reçoit un choc sur le crâne. Ce peut-être aussi un traumatisme cervical responsable d’une violente oscillation de la tête. Dans ces circonstances, le cerveau est emporté par l’inertie et vient taper l’intérieur de la boîte crânienne. Ce mécanisme indirect vous explique pourquoi le casque ne protège pas complètement de la commotion cérébrale.

COMMOTION POSSIBLE, MEME AVEC UN CASQUE

En revanche, cet équipement se révèle indispensable pour éviter les hématomes intracrâniens source de compression du système nerveux central, d’handicap gravissime et de décès. Dans 10% de ces accidents, la victime perd connaissance mais dans l’immense majorité des cas, il garde toute sa conscience. En revanche, il est « sonné » ! Il titube et son équilibre est précaire. Abordez-le et posez-lui des questions. En sport collectif, il faut lui demander : « Qui est notre adversaire ? Quel est le score ? » ; En équitation : « Quel est le nom du cheval que tu montes ? », à vélo : « Où sommes-nous ? Quel parcours avons-nous prévu ?».

PERTE DES SOUVENIRS RECENTS !
I
l ne parvient pas répondre ! Il a oublié les informations apportées avant le traumatisme, on parle « d’amnésie pré-traumatique ». Souvent, c’est lui qui pose ces questions … toutes les 3 minutes … car il est incapable de mémoriser les réponses : il souffre aussi « d’amnésie post-traumatique » ! Si vous n’y prenez pas garde, son comportement est trompeur : il a gardé ses réflexes de joueur, de cavalier ou de cycliste. Les gestes automatiques sont normalement programmés, on dit qu’il a conservé sa « mémoire procédurale » dont les réseaux de connections semblent protégées au centre du cerveau.

TROUBLES EMOTIONNELS FREQUENTS

A y regarder de plus près, sa personnalité semble modifiée. De temps à autre, il est agressif et ordurier ! Parfois, il est étonnamment triste et fond en larmes ! Surtout, son jeu voire sa technique manquent de pertinence ! Logique, il n’enclenche que des stratégies motrices rabâchées sans les adapter aux informations recueillies sur le terrain … puisqu’il les a déjà oubliées !

AUTOMATISMES TECHNIQUES PRESERVES

Si WADLE a marqué de façon réflexe, nombreux sont les joueurs commotionnés qui rejoignent le banc de touche … car, selon l’entraîneur : « Aujourd’hui, il manque de lucidité ! ». Le cavalier termine souvent sa reprise sans intégrer les conseils de son moniteur et cycliste ne se souvient plus du chemin à prendre.

Que s’est-il passé dans le cerveau ?

A l’œil nu : rien à signaler ! On est loin de l’hématome tant redouté après perte de connaissance, celui qui écrase le cerveau et provoque le décès de la victime. Même à l’IRM (imagerie par résonnance magnétique), on ne décèle rien ! Plus qu’une lésion du tissu nerveux, il s’agit plus d’une altération de son fonctionnement. A l’occasion de la commotion, la transmission des informations entre les neurones est dérèglée par perturbations de sécrétion des messagers chimiques.

SIDERATION DE LA TRANSMISSION ENTRE LES NEURONES

Des substances inflammatoires se sont déversées et le cerveau gonfle légèrement. La pression dans la boîte crânienne augmente un peu, voilà qui suffit pour provoquer maux de tête, nausée et somnolence. Les « IRM fonctionnelles » utilisées exclusivement en recherche montrent que, pour résoudre un problème, le cerveau utilise plus les zones « automatiques » que les secteurs de « réflexion ».

INFLAMMATION ET GONFLEMENT DU CERVEAU

Les enregistrements de l’activité électrique de l’encéphale montrent la diminution de certains types de courants qui réapparaissent quand les symptômes s’estompent.

Quels sont les risques ?

Le jour du traumatisme et tant que les symptômes n’ont pas disparu, il faut redouter le « syndrome du second impact ». Pour cause d’altération de la psychomotricité, ce deuxième choc a de grande chance de survenir si l’activité sportive n’est pas suspendue ! Il se révèle plus grave, il provoque une flambée des processus inflammatoires et un gonflement majeur du cerveau. Chez le jeune de moins de 20 ans, il engendre parfois une compression et un engagement du cerveau dans la colonne vertébrale.

UN « SECOND IMPACT » PROVOQUE DES LESIONS BIEN PLUS SERIEUSES

Comme un hématome, ce gros œdème est parfois responsable du décès du blessé ! Plus t**d, l’accumulation des chocs peut engendrer des « démences ». On parle « d’encéphalopathie post traumatique ». Typiquement, il s’agit d’un mélange de maladie d’Alzheimer et de Parkinson. Le très beau film « Concussion », sorti en France avec le titre « Seul contre tous » raconte l’histoire vraie d’un médecin légiste américain qui constate les lésions cérébrales microscopiques chez d’anciens footballeurs américains suicidés ou décédés violemment. Ces morts surviennent le plus souvent après un long chemin de désocialisation, de démence, d’angoisse et de dépression. Le médecin doit affronter les lobbys de la très puissante la fédération sportive états-unienne. De haute lutte, il parvient à initier la mise en place des stratégies préventives.

TROUBLES SOCIAUX, DEMENCES, COMPORTEMENTS VIOLENTS, ANGOISSE, DEPRESSION, SU***DE

Le Docteur Jean François CHERMANN sensibilisa aussi le sport français au danger des commotions notamment grâce à son ouvrage : « Le KO qui dérange ». En dehors du football américain, la victime la plus célèbre est Mohamed Ali mais on trouve un grand nombre de malades chroniques parmi les boxeurs, les hockeyeurs et parfois chez les rugbymen. Tout se passe, comme si la répétition des inflammations était à l’origine de cicatrices fibreuses dans le cerveau.

CICATRICES FIBREUSES ECRASANT LES NEURONES

Ces amas de protéines s’accumulent et écrasent les filaments rejoignant les neurones. Les symptômes apparaissent souvent précocement, à partir de 45 ans. Ce sont des troubles de la mémoire, de l’humeur et du comportement. Beaucoup de faits divers relatent l’érosion de la vie professionnelle, sociale et familiale d’anciens commotionnés devenus agressifs, violents, angoissés ou dépressifs.

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IL FAUT CONSULTER UN MEDECIN !

Allez aux urgences, en cas de perte de connaissance ! Appelez les pompiers, si après son réveil, la victime vomit ou somnole. C’est peut-être un hématome intracrânien qui grossit ! Il peut écraser le cerveau !

En cas de commotion sans perte de connaissance, faites surveiller le blessé par son médecin traitant. Si les maux de tête, les nausées, la fatigue, les troubles de concentration, de l’humeur, de la coordination ou du sommeil s’apaisent en 3 à 4 jours et disparaissent en moins d’une semaine, il s’agit d’une commotion simple.

Si les souvenirs ne se fixent toujours pas après 24 heures, si les symptômes sont inchangés après 3 jours ou persistent plus de 7 jours, s’ils s’intensifient à chaque tentative d’activité physique légère, on est face à une commotion sévère. Un neurologue doit réaliser des tests spécifiques pour contrôler l’évolution.

Après une commotion, chez les sportifs de haut-niveau, les tests très fins de psychomotricité comme le « neuro tracker » sont parfois faussement rassurants. En effet, ces athlètes sont des surdoués de la coordination. De fait, il est recommandé d’avoir un score de référence en réalisant ces évaluations en début de saison, à distance de tout traumatisme. Ainsi, ils seront autorisés à reprendre lorsque leurs cerveaux auront totalement récupéré, non pas à l’issue de résultats « normaux » !

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Comment soigner ? Quand reprendre le sport ?

Après une commotion le repos sportif et intellectuel est obligatoire ! Le blessé doit quitter le terrain et un suivi médical s’impose. Classiquement, la reprise de l’entraînement se fait par étape, chacune d’elle dure au moins 24 heures. Dès que les symptômes ont disparu dans la vie quotidienne, on essaye le vélo de salle en aisance respiratoire puis un footing, un travail technique léger sans contact ni risque de chute.

REPRISE PAR ETAPES ET SANS SYMPTOME : VELO, COURSE, TECHNIQUE ET COLLECTIF

Enfin la reprise de l’entraînement spécifique ou collectif est programmée. Si une gêne réapparait à l’un des stades, il faut retourner au précédent. Classiquement, cette évaluation se fait en l’absence de médicament. Parfois, le neurologue prescrit des anti-inflammatoires efficaces sur les maux de tête et l’irritation du cerveau. On peut ajouter de la vitamine D, de la curcumine et des omégas 3. Les antidouleurs traditionnels et les somnifères sont déconseillés. Le plus souvent, progressivement, les souvenirs qui précèdent le traumatisme reviennent à l’esprit du blessé.

GUERISON HABITUELLE EN 3 SEMAINES

En revanche, les informations qui n’ont pas été enregistrées dans les suites du choc sont effacées à jamais ! En cas de commotion sévère, cette évolution naturelle dure environ 3 semaines. C’est le délai que vous consacrez à la guérison d’une banale entorse de cheville ! C’est finalement assez peu pour conserver un cerveau en bon état !

Adresse

Institut Médical Sport Et Santé 34 Avenue Du General Sarrail
Paris
75016

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